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mercredi 26 novembre 2014

News in the fandom!


Pour ceux à qui cela aurait échappé, la saga Harry Potter continue de faire parler d'elle.
Alors qu'une seconde série de films est en préparation, JK Rowling a récemment publié le premier texte dans le monde d'HP depuis qu'on a fermé à grands regrets et en pleurant toutes les larmes de notre corps la dernière page des reliques de la mort
(remember:


Voilà donc une nouvelle qui a provoqué des remous dans la communauté de fans !
Ce texte met en scène nos héros, devenus trentenaires, à l'occasion de la coupe du monde de Quidditch sous forme d'un papier délicieusement acerbe de la fameuse Rita Skeeter...
Si j'ai trouvé l'écriture un peu mécanique (JKR nous a habitués à mieux), c'est toujours agréable de replonger dans cet univers... Et cela relance les espoirs les plus fous des fans qui voudraient une suite !

mercredi 8 décembre 2010

Les messages cachés d'Harry Potter

Présentation de l'éditeur :
Ces " messages cachés " nous entraînent au cœur de l'univers magique du jeune Harry Potter, celui qui fascine encore et toujours des millions de lecteurs puis de spectateurs partout dans le monde. Comme un photographe passionné change d'objectif, de cadrage, d'éclairage pour mieux révéler ce qu'il aime, l'auteur braque ici son regard curieux sur les aventures du magicien rebelle... Outre la biographie de J.K. Rowling, l'ouvrage aborde et développe tous les thèmes de la saga et en dévoile les mystères. Derrière les créatures féeriques, les elfes, les trolls, les centaures, les sorts et les magiciens se " cache " une œuvre d'une grande portée politique, révoltée et émancipatrice, où religion, sexualité, racisme et différences sociales sont subtilement évoqués. Rien n'échappe à l'analyse minutieuse de l'auteur qui fait de ce livre l'ouvrage le plus complet sur le sujet. Tous les fans trouveront dans ces pages tout ce qu'ils ont toujours voulu savoir sur Harry, Ron, Hermione, Hagrid, Dumbledore, Severus et les autres ! 

Mon avis 
En tant que fan d’Harry Potter, je suis la cible privilégiée des livres comme les Messages cachés d’Harry Potter. J’ai donc lu avec plus ou moins d’intérêt les différentes parties du livre.
La bio de JK Rowling est intéressante : je connaissais certains éléments, mais j’en ai découvert bien d’autres. Les diverses influences littéraires de l’auteur, autant en littérature jeunesse qu’adulte, sont également passionnantes, bien que cette partie ne soit souvent pas assez développée. Hammadi consacre ensuite plusieurs chapitres à des réflexions autour de certains thèmes centraux dans la série du petit sorcier : l’éloge de la différence et de l’égalité, la lutte entre le bien et le mal, entre la facilité et le combat, la vision de l’amitié, de l’amour ou de la mort. Ca avait l’air passionnant en perspective ; et c’est là que le bât blesse, car la réalité ne suit pas.
 L’argumentation est très brouillone, et certains chapitres se répètent. Certains arguments sont balancés comme ça, sans développement, parfois la thèse n’est même annoncée qu’à la fin du chapitre ! A un moment, l’auteur, en évoquant la banalité du mal contre laquelle Harry lutte, indique en note de bas de page : « Lire à ce sujet L’origine du totalitarisme d’Hannah Arendt ». Il aurait certainement été plus intéressant d’expliquer la thèse d’Arendt et en quoi elle pouvait aider à mieux comprendre l’œuvre de Rowling car je doute que beaucoup de gens lisant Les messages cachés d’Harry Potter vont du tac au tac se jeter sur le livre en question (ça n’a en tout cas pas été mon cas).
Des détails font aussi que le livre ne fait pas vraiment professionnel. L’auteur ne manque pas de déclarations dithyrambiques concernant JK Rowling. Il ne cache pas son côté fan et son adoration pour elle, ce qui choque un peu dans un tel livre. Il va même jusqu’à faire un commentaire que je trouve déplacé sur un professeur qu’a eu Rowling :
« Son institutrice, Mrs Sylvia Morgan, place les bons élèves à gauche et les mauvais à droite (Jo étant placée par cette folle dans la « rangée stupide »). »
L’auteur résume également les livres et films sortis au moment de sa publication, et en fait une véritable critique. J’ai trouvé cela également déplacé, vu que ce n’était pas l’objectif du livre (du moins pas celui qui était présenté sur la quatrième de couverture). Un recensement des différents personnages m’a également légèrement ennuyée. Pas besoin de lire des essais sur le thème pour apprendre les éléments indiqués ; lire les livres de Rowling suffit amplement.
Enfin, plusieurs fautes d’orthographe donnent l’impression que le livre a à peine été relu avant d’être publié. Peut-être s’agissait-il de le publier le plus vite possible, pour surfer sur la vague après la sortie du dernier livre ? (Le livre a été publié en 2008)
Le livre se termine cependant sur une note plus positive : toute une série d’anecdotes sur les livres et leur création, très plaisante à lire. J’en connaissais certaines (elles ont notamment été racontées sur le site officiel de Rowling), mais c’est exactement le genre d’éléments qui comblent les fans.
Quelques exemples :
·         Elle a imaginé Hagrid comme un Big Hell’s angel (ahah je l’imagine totalement comme ça !) mais sans moto
·         Les mangemorts se nommaient d’abord Cavaliers de Walpurgis
·         Les reliques de la mort est le premier tome à comporter des insultes
·         Sa sœur Dianne lui a dit « Si tu tues Hagrid, je ne te pardonnerai jamais »
·         La dernière phrase du dernier tome a longtemps été « Seuls ceux qu’il aimait pouvaient voir sa cicatrice » (phrase que je trouve par ailleurs bien plus jolie que celle qu’elle a fini par choisir).

J’ai donc été plutôt déçue par ce livre, car j’attendais plus de ses réflexions sur les grand thèmes que traite Rowling et qui font en partie le succès d’Harry Potter. Le livre réussit mieux dans la partie anecdotique, et nous apporte surtout une excellente nouvelle : Rowling a gardé toutes les notes qu’elle faisait quand elle écrivait les différents tomes, et envisage de rédiger une encyclopédie de l’univers potterien.

En bref 
Assez décevant par rapport aux promesses qu’il offrait en ce qui concerne la réflexion sur les thèmes d’Harry Potter et à cause du côté peu professionnel, ce livre est quand même intéressant quand il est plus anecdotique. Cependant, on peut peut-être trouver d’autres livres plus complets, ce qui fait que je doute que sa lecture soit indispensable pour les fans. Je vais tenter de trouver des livres du même genre en anglais, en espérant mieux tomber.

mercredi 6 octobre 2010

Harry Potter and the prisoner of Azkaban

Résumé : Hum faut-il VRAIMENT que je résume ce livre ?? Bon, s'il le faut...
Harry rentre dans sa troisième année à Hogwarts (oui, j'ai lu le livre en anglais et depuis plusieurs années déjà je trouve bizarre de dire certains mots en français... mais vous comprendrez surement avec le contexte, donc je ne pense pas que ce soit un souci) et comme si les cours , les entrainements de quidditch et les querelles avec Malfoy ne suffisaient pas, il doit en plus subir un tueur en série qui rode dans le coin et des tas de gardiens de prison à sa recherche qui ont des effets secondaires assez handicapants (malaises et hurlements de sa mère en option). Il n'a donc une fois de plus pas le temps de s'ennuyer.

Mon avis : D'abord, je tiens à dire que cet avis sera bourré de spoilers, donc si vous n'avez pas lu le livre, je vous déconseille de lire plus loin (sauf si vous n'avez aucune intention de lire le livre, mais dans ce cas, je doute que vous liriez cette critique de toute manière).
Ensuite, il m'apparait important de préciser que je suis une fan puriste de Harry Potter depuis maintenant dix ans, que j'ai grandi avec cette série, que quand j'ai refermé le dernier tome, j'ai failli pleurer d'émotion et donc que tout commentaire négatif, ne serait-ce que sur la couleur douteuse des chaussettes de l'oncle Vernon sera censuré pas très bien vu (non mais de toute façon, il n'y en aura pas, qui pourrait ne pas aimer ce livre ?)
Qui plus est, ce tome est (de loin) mon préféré de la série. Je l'ai lu tellement de fois que je le connais presque par coeur et que c'est le seul que j'ai en deux exemplaires, vu que j'ai acheté la version anglaise quand j'ai eu l'âge de lire dans cette langue et l'occasion de rentrer dans une librairie britannique (je pourrais aussi vous donner la date exacte et vous dire le temps qu'il faisait ce jour-là... mais je doute que ça vous intéresse). Ce tome a sans doute été celui qui a déclenché ma fanmania pour HP. Après l'avoir lu, j'ai attendu impatiemment que le quatrième sorte et quand ça a été le cas, j'ai relu les quatres tomes en boucle jusqu'à plus soif. Je passais mes journées dans mon lit, en ne m'arrêtant de lire que pour manger et dormir. Mes parents ont du être effrayés à l'époque..
Tout ce blabla pour dire que ma critique ne dira pas tellement si j'ai aimé ou pas (je pense que vous avez compris la réponse à cette question), mais pourquoi ce tome est mon préféré, et en quoi j'ai l'impression que c'est le tome décisif dans l'heptalogie (eh oui, en plus Harry Potter rend intelligent en nous faisant apprendre de nouveaux mots).
Par où commencer ? Déjà, par l'ambiance qui existe dans ce livre. Difficile de la décrire, il faut lire le livre pour la ressentir. Harry, Ron et Hermione ne sont plus des enfants, et pourtant ce tome est aussi le cadre de leur dernière année d'innocence. Ils prennent confiance en eux, se baladent dans les passages secrets du château. Certes, ils n'ont jamais beaucoup respecté les règles, mais il me semble qu'avant, Rowling insistait beaucoup plus sur le danger qu'il y avait à enfreindre ces règles.
Les trois héros s'émancipent également les uns des autres. Dans les deux premiers tomes, ils faisaient tout ensemble, et semblaient la plupart du temps être du même avis. Ici, ils ne sont pas d'accord, se disputent même pour cela, et Hermione, surtout, vit sa propre vie, et va jusqu'à critiquer ouvertement un professeur. On voit qu'ils grandissent, et acquièrent leurs propres personnalités, et c'est très agréable.
Ce tome est également fondamental, car c'est dans celui-là qu'arrivent de nombreux éléments qui contribueront à l'intrigue et à la construction de l'univers d'Harry Potter. En relisant ce tome, je me suis rappelée qu'il a eu une époque où Harry ne possédait pas la carte du maraudeur. De même, j'avais presque oublié qu'il n'avait pas toujours connu Lupin et Sirius, ainsi que le passé de ses parents. Ce tome est un pivot, indispensable, avant que l'action ne commence réellement à partir de la Coupe de feu... (mais je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas encore lu les autres).
Le plus grand changement que cette année apporte à Harry est une des raisons qui, je pense, font que j'ai une affection particulière pour le Prisonnier. On découvre Harry seul, vivant dans une famille avec qui il ne partage rien, et sans amis. Lorsqu'il part à Hogwarts, il se fait des amis, mais reste tout de même très solitaire. Ni Ron ni Hermione, ne peuvent partager son besoin de connaitre ses parents et ce qu'il peut ressentir. En rencontrant les amis de son père, il peut enfin entendre des choses sur lui un peu plus précises que "vous avez les mêmes cheveux" ou "il était très très très courageux". Les détails sur la jeunesse des quatre amis sont peut-être ma partie préférée du livre. En tout cas, Harry découvre beaucoup de choses sur ses parents, et en rencontrant son parrain, c'est un peu comme s'il avait désormais un lien avec sa famille.Cela explique sans doute pourquoi je trouve ce tome aussi rassurant, un peu comme quand on regarde des photos de sa jeunesse en se souvenant de l'époque où l'on avait beaucoup moins de problèmes (car Harry n'est pas au bout de ses problèmes...).
Snape prend également de l'importance, et l'on comprend mieux ses réactions, qui le rendent beaucoup plus humain. Au fil des tomes, il est passé petit à petit d'un personnage qui me laissait plutôt indifférente à l'un de mes préférés. L'humour est également très présent, un humour pince-sans-rire typiquement britannique, dont je me suis régalée.
D'un point de vue moins affectif, on en apprend beaucoup sur les créatures magiques dans ce livre, grâce au premier bon professeur des forces du mal d'Hogwarts. Ne pas uniquement raconter les péripéties dans la vie d'Harry, mais prendre le temps de présenter l'univers qu'elle a créé, au point de le rendre comme réel est la plus grande force de JK Rowling. Ce troisième tome est rempli d'histoires du quotidien (plus que les autres, en tout cas), qui sont autant d'occasions de découvrir manticores et autres hippogriffes. On découvre également Hogsmeade, un village entièrement composé de sorciers qu'on rêverait de pouvoir visiter.
Enfin, la particularité de ce tome est que la scène finale traditionnelle est découpée en deux parties dont la construction est tout simplement brillante. J'ai toujours aimé les histoires de voyage dans le temps, et je dois dire que le soin qu'a apporté JK Rowling à construire son histoire pour que tout se recoupe fonctionne à merveille. Comme je l'ai déjà dit, je connais l'histoire par coeur, et pourtant, j'ai dévoré les pages, le coeur battant, comme s'il y avait encore du suspense et que je ne pouvais aller me coucher avant de savoir ce qui allait se passer. J'ai d'ailleurs eu du mal à refermer ce livre, et il m'a hantée pendant toute la matinée...
Le problème des meilleurs livres est aussi qu'ils ont une fin.Vous allez me dire, que là, il y a les autres tomes à lire, mais il y a dans celui-ci un petit quelque chose en plus que je n'ai jamais pu retrouver dans les autres. Il ne me reste plus qu'à le relire !
En bref : J'ai aimé (étonnant non ?)
(Félicitations à ceux qui ont tout lu jusqu'au bout).