mercredi 29 décembre 2010

Snoopy : Joyeux Noël


Résumé : 
Retrouvez dans cet album événement, une sélection des meilleurs gags de Snoopy ayant pour cadre les fêtes de fin d'année. Une bonne raison de continuer à croire au Père Noël.

Mon avis :
Qui ne connaît pas Snoopy ? Ses aventures avec les Peanuts nous amusent depuis maintenant plus de soixante ans. Ce tome regroupe à l’occasion des fêtes des histoires en rapport avec Noël. Malgré des gags plus ou moins drôles, j’ai passé un très bon moment en compagnie de Charlie Brown, Linus et les autres. Très vite, mes préférences pour certains personnages se sont faites ressentir : Sally, que j’ai trouvée mignonne avec ses lettres à « Samantha Claus » et « Marry Christmas » (au lieu de Santa Claus et Merry Christmas, signifiant en anglais respectivement le Père Noël et Joyeux Noël), et surtout Snoopy, le beagle un poil philosophique. En lisant ce livre, j’ai ressenti l’influence qu’a dû avoir Charles Schulz sur Bill Watterson, l’auteur de Calvin et Hobbes (une autre série américaine que j’adore). Il ne me reste plus à présent qu’à découvrir le reste des aventures des Peanuts !

lundi 13 décembre 2010

C'est lundi !

Sur une idée de Mallou

Livres lus la semaine dernière :
J'ai avancé dans Harry Potter and the Goblet of fire, que je relis pour la énième fois (et j'aime toujours autant) et dans Les Voyageurs de Marie-Lé Camille. J'ai aussi lu en VO le tome 2 de la Communauté du Sud, Living dead in Dallas.

Ce que je lis cette semaine :
Je continue donc Harry Potter et les voyageurs !

Ce que je lirai la semaine prochaine :
Pour l'instant, je ne sais pas encore, mais j'ai une sélection pour les fêtes : Letters from Father Christmas de JRR Tolkien, La détective de Noel d'Anne Perry, ou Agatha Raisin and kissing Christmas goodbye.

La communauté du Sud, tome 2 : Living dead in Dallas


Résumé : La petite ville de Bon Temps a retrouvé un semblant de calme. La jeune télépathe Sookie Stackhouse partage son temps entre le bar où elle travaille et son bien-aimé vampire, Bill Compton. Mais lorsqu'on s'en prend à elle, elle n'a d'autre choix que de pactiser avec la communauté vampire, et part mener l'enquête à Dallas sur la disparition d'un des leurs, au péril de sa vie ! 
 
Après un avis plutôt mitigé sur le tome 1 de la Communauté du Sud, j’ai tout de même tenté l’aventure du tome 2, pour deux raisons : d’abord on m’a dit que ça s’améliorait après le tome 1, et en plus j’ai eu l’opportunité de les lire en VO, ce qui était bien car je trouvais le livre assez mal traduit (quand on « sent » l’anglais traduit mot à mot en français, ce n’est pas bon signe).
Et dès le début du livre, c’est une très bonne surprise : déjà, pas de doutes, le style est plus fluide, moins ridicule en VO. Sookie m’a moins agacée : ses commentaires, que je trouvais eux aussi ridicules dans le tome 1, sont moins niais. Maintenant que le décor est planté et que l’on a découvert Bill, Eric et Sam, entre autres, Charlaine Harris se concentre sur l’intrigue, sans oublier de développer un peu les questions autour de la citoyenneté des vampires, l’aspect qui rend la série intéressante pour moi : un vampire a-t-il le droit de propriété comme les humains ? Si c’est le cas, est-ce qu’il devrait aussi avoir le droit de vote ? Le gouvernement serait-il intéressé d’octroyer des droits civiques aux vampires si ça lui permettrait de leur demander de payer des impôts ? J’ai aussi apprécié de mieux connaitre Eric, dont l’humour et la personnalité m’ont plutôt plu… d’ailleurs, Bill parait d’autant plus fade à côté de lui.
Des choses m’ont quand même dérangée : Sookie n’a pas l’air d’être trop dérangée par les morts autour d’elle, même si elle le dit, son attitude ne suit pas… (j’avais déjà remarqué ça avec sa grand-mère dans le tome 1). En plus, je n’en pouvais plus à la fin que l’auteure prenne toutes les opportunités qu’elle avait pour dire et redire et reredire à quel point Sookie est belle et sexy. J’en suis même arrivée à me demander si ce n’était pas une façon pour elle de « compenser ».
Malgré tout cela, ce livre m’a fait passer un très bon moment, et j’ai dévoré les pages grâce à l’action, qui rend le livre très efficace. Pas un coup de coeur, ça reste ce que c'est, c'est-à-dire du divertissement, mais je pense me plonger rapidement dans le tome 3 !
Ce livre a fait l'objet d'une lecture commune sur Livraddict. 

mercredi 8 décembre 2010

Les messages cachés d'Harry Potter

Présentation de l'éditeur :
Ces " messages cachés " nous entraînent au cœur de l'univers magique du jeune Harry Potter, celui qui fascine encore et toujours des millions de lecteurs puis de spectateurs partout dans le monde. Comme un photographe passionné change d'objectif, de cadrage, d'éclairage pour mieux révéler ce qu'il aime, l'auteur braque ici son regard curieux sur les aventures du magicien rebelle... Outre la biographie de J.K. Rowling, l'ouvrage aborde et développe tous les thèmes de la saga et en dévoile les mystères. Derrière les créatures féeriques, les elfes, les trolls, les centaures, les sorts et les magiciens se " cache " une œuvre d'une grande portée politique, révoltée et émancipatrice, où religion, sexualité, racisme et différences sociales sont subtilement évoqués. Rien n'échappe à l'analyse minutieuse de l'auteur qui fait de ce livre l'ouvrage le plus complet sur le sujet. Tous les fans trouveront dans ces pages tout ce qu'ils ont toujours voulu savoir sur Harry, Ron, Hermione, Hagrid, Dumbledore, Severus et les autres ! 

Mon avis 
En tant que fan d’Harry Potter, je suis la cible privilégiée des livres comme les Messages cachés d’Harry Potter. J’ai donc lu avec plus ou moins d’intérêt les différentes parties du livre.
La bio de JK Rowling est intéressante : je connaissais certains éléments, mais j’en ai découvert bien d’autres. Les diverses influences littéraires de l’auteur, autant en littérature jeunesse qu’adulte, sont également passionnantes, bien que cette partie ne soit souvent pas assez développée. Hammadi consacre ensuite plusieurs chapitres à des réflexions autour de certains thèmes centraux dans la série du petit sorcier : l’éloge de la différence et de l’égalité, la lutte entre le bien et le mal, entre la facilité et le combat, la vision de l’amitié, de l’amour ou de la mort. Ca avait l’air passionnant en perspective ; et c’est là que le bât blesse, car la réalité ne suit pas.
 L’argumentation est très brouillone, et certains chapitres se répètent. Certains arguments sont balancés comme ça, sans développement, parfois la thèse n’est même annoncée qu’à la fin du chapitre ! A un moment, l’auteur, en évoquant la banalité du mal contre laquelle Harry lutte, indique en note de bas de page : « Lire à ce sujet L’origine du totalitarisme d’Hannah Arendt ». Il aurait certainement été plus intéressant d’expliquer la thèse d’Arendt et en quoi elle pouvait aider à mieux comprendre l’œuvre de Rowling car je doute que beaucoup de gens lisant Les messages cachés d’Harry Potter vont du tac au tac se jeter sur le livre en question (ça n’a en tout cas pas été mon cas).
Des détails font aussi que le livre ne fait pas vraiment professionnel. L’auteur ne manque pas de déclarations dithyrambiques concernant JK Rowling. Il ne cache pas son côté fan et son adoration pour elle, ce qui choque un peu dans un tel livre. Il va même jusqu’à faire un commentaire que je trouve déplacé sur un professeur qu’a eu Rowling :
« Son institutrice, Mrs Sylvia Morgan, place les bons élèves à gauche et les mauvais à droite (Jo étant placée par cette folle dans la « rangée stupide »). »
L’auteur résume également les livres et films sortis au moment de sa publication, et en fait une véritable critique. J’ai trouvé cela également déplacé, vu que ce n’était pas l’objectif du livre (du moins pas celui qui était présenté sur la quatrième de couverture). Un recensement des différents personnages m’a également légèrement ennuyée. Pas besoin de lire des essais sur le thème pour apprendre les éléments indiqués ; lire les livres de Rowling suffit amplement.
Enfin, plusieurs fautes d’orthographe donnent l’impression que le livre a à peine été relu avant d’être publié. Peut-être s’agissait-il de le publier le plus vite possible, pour surfer sur la vague après la sortie du dernier livre ? (Le livre a été publié en 2008)
Le livre se termine cependant sur une note plus positive : toute une série d’anecdotes sur les livres et leur création, très plaisante à lire. J’en connaissais certaines (elles ont notamment été racontées sur le site officiel de Rowling), mais c’est exactement le genre d’éléments qui comblent les fans.
Quelques exemples :
·         Elle a imaginé Hagrid comme un Big Hell’s angel (ahah je l’imagine totalement comme ça !) mais sans moto
·         Les mangemorts se nommaient d’abord Cavaliers de Walpurgis
·         Les reliques de la mort est le premier tome à comporter des insultes
·         Sa sœur Dianne lui a dit « Si tu tues Hagrid, je ne te pardonnerai jamais »
·         La dernière phrase du dernier tome a longtemps été « Seuls ceux qu’il aimait pouvaient voir sa cicatrice » (phrase que je trouve par ailleurs bien plus jolie que celle qu’elle a fini par choisir).

J’ai donc été plutôt déçue par ce livre, car j’attendais plus de ses réflexions sur les grand thèmes que traite Rowling et qui font en partie le succès d’Harry Potter. Le livre réussit mieux dans la partie anecdotique, et nous apporte surtout une excellente nouvelle : Rowling a gardé toutes les notes qu’elle faisait quand elle écrivait les différents tomes, et envisage de rédiger une encyclopédie de l’univers potterien.

En bref 
Assez décevant par rapport aux promesses qu’il offrait en ce qui concerne la réflexion sur les thèmes d’Harry Potter et à cause du côté peu professionnel, ce livre est quand même intéressant quand il est plus anecdotique. Cependant, on peut peut-être trouver d’autres livres plus complets, ce qui fait que je doute que sa lecture soit indispensable pour les fans. Je vais tenter de trouver des livres du même genre en anglais, en espérant mieux tomber.

dimanche 5 décembre 2010

Pour les anglophones : Massive Emily the Strange Giveaway for Christmas


"Looking for a great gift to give your tween/teen for Christmas? We've got the perfect thing, and we're giving it away for FREE to one of our followers !!"

Donc si vous aimez lire en anglais ou que vous voulez essayer, n'hésitez pas à postuler pour gagner ce livre : le concours est ouvert à l'international.
C'est ici que ça se passe : Reading Tween Emily the Strange Giveaway

samedi 4 décembre 2010

Le Journal d'Aurore, t1, de Marie Desplechin

Résumé :
12 février. 
On peut ruiner sa vie en moins de dix secondes. Je le sais. Je viens de le faire. Là, juste à l'instant. J'arrive à la porte de l'immeuble, une modeste baguette dans la main et la modeste monnaie dans l'autre, quand Merveille-Sans-Nom surgit devant moi. Inopinément. A moins de cinq centimètres (il est en train de sortir et je m'apprête à entrer, pour un peu on s'explose le crâne, front contre front). Il pose sereinement sur moi ses yeux sublimes. Je baisse les miens illico, autant dire que je les jette quasiment sous terre, bien profond, entre la conduite d'égout et le tuyau du gaz. Sa voix amicale résonne dans l'air du soir :
- Tiens ! Aurore ! Tu vas bien ?
Je reste la bouche ouverte pendant environ deux
millions de secondes, avant de me décider et de lui hurler à la figure :
- Voua ! Merdi ! 

J'ai décidé de lire ce livre à l'occasion d'une rencontre avec son auteure, Marie Desplechin. Le journal d'Aurore est semblable à de nombreux journaux intimes destinés aux adolescentes. Aurore a quinze ans, tout l'emmerde. Même ses amies, qu'elle trouve égoïstes, même les garçons, dont les attentions, comme lui prendre la main, lui évoquent des oiseaux morts. 
Le style est concis, direct, composé de phrases courtes. Les aventures et l'humour d'Aurore sont distrayants (j'ai particulièrement aimé le passage sur Harry Potter, au début du livre), mais finissent un peu par lasser. J'ai trouvé qu'elle n'avait pas la fraicheur d'une Mia dans le Journal d'une princesse, ou l'humour désopilant d'une Georgia Nicolson (dont le journal m'avait passionnée quand j'étais ado). Peut-être que je me rends simplement compte qu'un ado, ça peut être sacrément casse-pieds. 
Mais ce livre, qui se lit très vite, reste tout de même un bon moment de détente, qui devrait d'avantage plaire aux lectrices de l'âge d'Aurore.

Je vous laisse avec un extrait du livre :
"1er octobre
Tous les gnomes de la planète comptent leurs sous. Le plus grand magicien de tous les temps va passer pour sa quête annuelle. J'ai nommé Harry Potter, le type qui transforme le papier en or massif. Sophie-la-Parfaite, dite aussi Soeur-Cadette-Ingrate, se prépare activement à célébrer. Elle sera la première à acheter le bouquin. La première à le lire. La première à dire qu'il est encore mieux que celui de l'année dernière."

jeudi 2 décembre 2010

Christmas Challenge


Dans la catégorie "j'aime", numéro un : les challenges de lecture. Numéro deux : Noël. Pas besoin d'aller beaucoup plus loin pour comprendre que je n'ai pas beaucoup hésité quand j'ai vu qu'Evy organisait un challenge en rapport avec cette fête. Décembre est arrivé, le temps actuel (il neige sans s'arrêter depuis hier) s'y prête, moi je sors mes CDs de Frank Sinatra, mes bougies parfumées et je reste lire bien au chaud !
En plus, cette année, ce sera la première fois depuis cinq ans que je pourrai pleinement en profiter, sans mes partiels qui débarquent en janvier... je vais donc pouvoir m'en donner à coeur joie !
Je sais déjà que je lirai La détective de Noël d'Anne Perry, quant au reste, je sens que je vais bientôt faire une commande Amazon pour des livres en anglais. Les Anglo-saxons sont en effet bien plus branchés Noël que nous, et des tas de romans sont consacrés au sujet. Je vous conseille au passage si vous pouvez lire dans la langue de Shakespeare d'aller jeter un oeil au blog consacré au Christmas Challenge outre-Atlantique.
N'hésitez-pas à nous rejoindre !

Tag des 15 auteurs

J'ai été tagguée par Bambi Slaughter ! Le principe ? Citer 15 auteurs qui nous ont marqués et qu'on n'oubliera pas, puis donner la main à 15 autres personnes.

Sans trop réfléchir, voici les noms qui me viennent à l'esprit :
  • Enid Blyton : C'est l'un des premiers auteurs que j'ai lus quand j'ai appris à lire, avec Polly, Oui Oui et surtout le Club des Cinq. D'ailleurs, il m'arrive encore de me replonger dans cette série !
  • Marie-Aude Murail : elle a bercé la fin de mon enfance et mon adolescence avec ses histoires réalistes, touchantes et surtout très drôles. D'ailleurs, ça me ravit de voir qu'elle a du succès dans la blogosphère. J'espère qu'on continuera à la lire pendant encore longtemps !
  • Judy Blume : Il n'y a personne comme elle pour raconter ce qu'une ado peut ressentir. Ses livres comportent des multitudes de détails qui sont tellement réalistes que l'on ne peut que s'identifier à ses héroïnes. Si j'ai une fille, je lui mettrai certainement ses livres entre les mains
  • JK Rowling : Parce que j'ai grandi avec Harry Potter, du premier tome à l'époque où elle était inconnue jusqu'à aujourd'hui, alors que le dernier film va sortir. Elle a réussi à créer un monde incroyablement riche et profond, et des personnages attachants.
  • Boris Vian  : les mots sont trop faibles pour exprimer ce que je ressens pour ses livres. C'est certainement l'auteur qui m'a le plus marquée
  • Henning Mankell : J'aime beaucoup les polars, j'aime beaucoup la Suède : CQFD. Il réussit à traduire l'atmosphère de ce pays sans que je comprenne vraiment comment il fait. J'ai commencé à lire ses livres juste avant d'aller passer un an là-bas et c'est un peu comme si j'y retournais à chaque fois que j'entame un de ses livres.
  • Nick Hornby : ses personnages sont souvent réalistes, il a beaucoup d'humour et est un passionné de musique. Que faut-il de plus ?
  • Françoise Sagan : Son écriture m'avait éblouie quand j'ai commencé Bonjour Tristesse comme peu de livres l'ont fait
  • Haruki Murakami : Il m'a fait aimer la littérature japonaise et crée des univers particuliers, qui n'appartiennent qu'à lui
  • Ai Yazawa : ma mangaka préférée. Chacun de ses livres me fait rire, pleurer et réfléchir
  • Joann Sfar : il suffit d'ouvrir une de ses BDs pour rentrer dans un monde poétique
  • Milan Kundera
  • Vanyda
  • Jonathan Coe
  • Shakespeare
 Comme ce tag a pas mal tourné, je ne taggue personne en retour mais faites-le si vous en avez envie !

mercredi 1 décembre 2010

Rhum Express de Hunter S Thompson


Résumé : À la fin des années cinquante, Kemp, jeune journaliste et alter ego de l'auteur, atterrit sur l'île de Porto Rico. La capitale, San Juan, est alors prise entre les revendications nationalistes, la poussée castriste voisine et les affaires louches des promoteurs. Kemp travaille comme pigiste pour le San Juan Daily News, un quotidien local lancé par un ex-communiste, dont la majorité des journalistes passe son temps à boire ou à se battre. À force de petits rhums, Kemp ne tarde pas à avoir le cerveau aussi engourdi que ses collègues, seulement réveillé de temps à autre par un coup de folie dû à la chaleur suffocante. Dès lors, il assiste impuissant à la dérive d'un petit paradis miné par la corruption et les ambitions économiques américaines. 

J’avais beaucoup entendu parler de Hunter S Thompson, à cause de son livre le plus connu, Las Vegas Parano. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de livre un livre de ce journaliste américain. C’est pourquoi Rhum Express, son premier roman, m’intéressait grandement.
Je m’attendais à ce que l’intrigue se passe aux Etats-Unis, et là, première surprise, puisque c’est à Porto Rico. Dès les premières pages, on est happé par l’écriture rapide, nerveuse et en même temps entrainante, typiquement journalistique de Thompson. Ses descriptions retracent avec une grande justesse les lieux, au point que l’on s’imagine soi-même au bord de la plage en train de boire du rhum avec les personnages. Ces personnages, justement, m’ont plutôt déroutée. C’est difficile à décrire et expliquer, mais leurs réactions m’échappaient. Je me demandais ce qu’ils faisaient à Porto Rico, pourquoi ils se considéraient tous comme des minables- sans pour autant faire quelque chose pour changer ça. L’omniprésence de termes comme « pochtrons » ou « sacs à vin » semblait vouloir montrer qu’ils ne faisaient que picoler toute la journée (et vu le nombre de fois où Thompson dit « je me servis un verre de rhum » et autres dérivés, mon impression était sans doute juste). J’ai donc ressenti un immense fossé entre eux et moi. 
C’est en lisant ce genre de livres que l’on se rend compte que le monde a bien changé : difficile d’imaginer des gens aller dormir sur une plage parce qu’il n’y a plus de chambres libres à l’hôtel, ou s’acheter une voiture pour une bouchée de pain comme ils s’achèteraient un vélo. Leur liberté était extrême, comparée aux vies que l’on mène aujourd’hui. Cela n’est pas forcément une bonne chose, mais les faits sont là, et même si j’ai beaucoup aimé ce livre, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une distance entre les personnages et moi, qui générait de l’incompréhension de ma part.
Ce livre; qui était une très bonne découverte, m'a donné envie de lire d'autres romans de Thompson, notamment Las Vegas Parano, et d'autres auteurs-journalistes comme Lester Bangs.
Je remercie donc vivement Livraddict et les éditions Folio de m'avoir permis de découvrir ce livre !


L'info en plus : Un film sera bientôt adapté du livre, avec Johnny Depp dans le rôle principal. J'ai hâte de voir ça !

dimanche 7 novembre 2010

Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté

Présentation de l'éditeur :
Avant d’être une marque de cosmétiques, Helena Rubinstein eut un destin. Et quel destin, quelle incroyable aventure ! On connaissait la milliardaire couverte de bijoux peinte par Dali ou Picasso, l’impératrice de la beauté qui transforma l’image de la femme en lui tendant le miroir de la jeunesse éternelle, la travailleuse acharnée qui parcourait la planète au pas de charge, s’arrêtant à peine dans l’une de ses sublimes demeures, mais savait-on que cette "Hearst à l’échelle féminime" fut d’abord une petite polonaise ? Née en 1872 dans le quartier juif de Cracovie, aînée d’une famille de huit filles, Helena sut dire non aux conventions. Elle resta libre et sut imposer sa vision. De l’Australie où elle s’exila à l’âge de 24 ans, pionnière des soins de beauté, à New York où elle mourut princesse cosmopolite à 93 ans, la vie d’Helena Rubinstein fut un roman. Un roman où se croisent tous les talents de l’époque, de Poiret à Chanel en passant par Louise de Vilmorin, une saga éblouissante, faite de krachs boursiers et de chagrins d’amour, de drames conjugaux et de diamants croqués.


Avant de recevoir ce livre, le nom d’Helena Rubinstein ne m’évoquait qu’un vague souvenir associé à une marque de cosmétiques. Ne connaissant pas du tout la personne, je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant sa biographie écrite par la journaliste Michèle Fitoussi. Et ce livre s’avère être une excellente découverte. La vie de ce petit bout de femme a été extrêmement remplie, ce qui rend la lecture de la biographie plus semblable à un roman d’aventures qu’à une énumération d’événements ennuyeuse, comme il m’est arrivé d’en lire dans les récits de vie. Les vies professionnelle, sociale et sentimentale d’Helena Rubinstein se croisent et se rencontrent avec un équilibre qui fait que l’on n’est jamais lassé par des longueurs, d'autant plus que le style est très fluide et agréable.

J’ai particulièrement aimé voir comment elle a construit son empire pas à pas, de ses galères en Australie à la réussite dans les grandes villes occidentales, Paris, Londres et New York. Sa force de caractère et sa détermination forcent le respect, et on lui souhaite la réussite, qu’elle mérite amplement, vu la quantité de travail qu’elle fournit. Cependant, sans être pour autant dure, Michèle Fitoussi n’est absolument pas complaisante avec Helena Rubinstein, laquelle avait pourtant une fâcheuse tendance à broder sur sa vie et à l’enjoliver, si bien qu’on ne savait plus où se trouvait la vérité. Il est par exemple difficile de connaitre son âge exact, puisqu’elle a continuellement menti, y compris sur ses papiers d’identité ! La journaliste n’hésite pas à rétablir la vérité sur certains points, et ne cache pas les défauts de la femme d’affaires, qu’elle avait d’ailleurs assez nombreux.

Mais au-delà de la vie de Rubinstein, le livre possède l’atout majeur de nous faire découvrir l’époque et le milieu artistique du début du XXème siècle. Il faut croire que cette femme a vécu au bon endroit au bon moment, vu le nombre incroyable de personnes célèbres qu’elle a côtoyées. Picasso et Dali, entre autres, ont peint son portrait. Michèle Fitoussi raconte de manière savoureuse l’anecdote d’une soirée mondaine où Helena Rubinstein envoie promener Marcel Proust, alors jeune. Elle dira plus tard : « Comment pouvais-je savoir que ce gringalet deviendrait célèbre ? ». On ressent l’effervescence et le bouillonnement de l’époque des années folles, la plus grande morosité  pendant la récession. C’est toujours réjouissant et passionnant. S’il n’y avait qu’un seul défaut que je reproche au livre, ce sont les descriptions de la décoration des différents salons de beauté Rubinstein. Il faut croire que ce n’est pas l’un de mes principaux centres d’intérêts car cela m’ennuyait à force.

A part ce petit détail, je recommande donc chaudement la lecture de cette biographie à celles qui s’intéressent au maquillage et à la mode, mais également à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire et à la culture du XXème siècle.

Je remercie vivement le site Livraddict et les éditions Grasset pour m'avoir permis de faire cette découverte !

jeudi 28 octobre 2010

Cadavre exquis


Résumé : 
Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d'accueil dans les salons - de l'automobile ou du fromage - et doit faire des sourires en restant debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin sourire à la jeune femme. Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son bel appartement parisien ? L'amour peut-il vivre en huit clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle trouble d'Agathe, l'éditrice de l'écrivain ? 

Je suis le blog de Pénélope Bagieu depuis maintenant plusieurs années et j'apprécie beaucoup ce qu'elle fait. Quand j'ai entendu qu'elle avait fait sa première "vraie" BD, avec une histoire complète, j'étais donc impatiente de pouvoir la lire !
On reconnait bien son trait, caractéristique, mais j'ai du mal à savoir si c'est un point positif ou négatif. Alors que je trouve qu'il convient très bien à ce qu'elle fait dans Ma vie est tout à fait fascinante ou dans Joséphine, il m'a semblé un peu pauvre pour une réelle bande dessinée, j'aurais aimé voir plus de détails dans le dessin.
L'histoire en elle-même commençait bien, mais après avoir refermé le livre, il m'a semblé qu'il ne se passait finalement pas grand chose. La fin était tirée par les cheveux et ne m'a pas convaincue. En ce qui concerne les personnages, Zoé était sympathique au début, mais elle m'a rapidement agacée. Les deux autres m'ont laissée complètement indifférente... Pour couronner le tout, l'humour que j'aime trouver chez Pénélope Bagieu était ici presque inexistant.
Bref, peut-être en attendais-je trop, mais cette BD m'a déçue.J'attends tout de même avec impatience les futures sorties de Pénélope Bagieu, en espérant qu'elles me convaincront plus.

mercredi 27 octobre 2010

Da Vinci Code

Résumé : Enfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n'a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour...

Après avoir entendu parler de ce livre pendant des années et étant donné qu’on me l’avait prêté, je me suis enfin décidée à lire le Da Vinci Code, pour comprendre pourquoi il avait eu un tel succès. Et autant dire dès le début que j’ai eu un peu de mal à comprendre…
L’histoire commence bien, le rythme est fluide et le livre se lit assez rapidement. Les deux personnages principaux, Robert Langdon et Sophie Neveu, sont plutôt sympathiques et j’avais envie de connaître la suite. Lire un roman qui avait pour cadre un des plus grands musées au monde était original et distrayant.
Les clichés égrenés ça et là m’ont tout de même dérangée, voire profondément agacée. Selon Dan Brown, la loi en France est toujours du côté de la police, ce qui explique qu’un homme puisse être inquiété pour un meurtre parce que son nom est écrit à côté du cadavre et que le policier chargé de l’enquête a besoin d’améliorer sa réputation. Et sa seule solution est de s'enfuir, quitte à manquer de mourir à multiples reprises. Mouais. Mais ce n’est pas tout, en plus d’avoir un système judiciaire défaillant, nous avons des mœurs qui n’existent pas aux Etats-Unis, comme le montre ce petit extrait :
« Langdon studied the beautiful young woman, well aware that aging men in France often took young mistresses ». 
Eh oui, au cas où vous ne le sauriez pas, le français qui vieillit développe une prédisposition à sortir avec des jeunettes. 

Mais jusque là, ces défauts restaient mineurs. C’est à la moitié du livre que les choses se sont véritablement gâtées. Il faut dire que je ne m’intéresse pas du tout à tout ce qui est mystique, sociétés secrètes ou autres théories du complot. Les révélations sur le Graal m’ont donc complètement laissée de marbre. Pourtant, ça allait encore à ce moment, parce que j’aimais bien le jeu de pistes pour déchiffrer les codes laissés par Jacques Saunière. En revanche, la fin m’a semblé complètement bidon. Je n’ai pas réussi à croire que l’assassin aurait pu faire tout ça pour ça, ça me semblait trop gros. Les symboles que Langdon voyait dans tout le livre m'ont aussi laissée dubitative : on peut voir des signes partout à partir du moment où on en cherche...
La capacité des personnages à toujours trouver une idée brillantissime au moment où tout semblait perdu finissait aussi par être un peu suspecte, surtout après avoir cavalé pendant un ou deux jours sans dormir (je devrais peut-être me mettre à la quête du Saint-Graal pour avoir autant d’énergie qu’eux…). Et je ne parle même pas de la révélation sur la famille de Sophie à la fin, je n’ai rien ressenti tellement je n’y croyais pas. Ou de l’histoire d’amour, à la fois ultra-prévisible (il semblerait que ce soit un fait : un homme qui sent les cheveux d’une femme dans un thriller ne peut qu’être troublé et tomber amoureux d’elle) et en même temps, très bâclée (s’embrasser à la dernière page sur 600 sans que le lecteur ne ressente à aucun moment dans le livre qu'il se passe quelque chose, je veux bien croire qu’une telle aventure rapproche, mais un peu plus de matière n’aurait pas fait de mal).

J’ai quand même fini le livre, parce que l’idée de départ de l’intrigue me plaisait beaucoup, mais je n'ai du tout réussi à croire les motivations des personnages et les révélations faites dans le livre. Une grosse déception, donc.
Ce livre a fait l'objet d'une lecture commune avec Voz, Audreyy, Setsuka, Galleane et Lolo. Vous pouvez voir leurs avis en cliquant sur leurs pseudos. 

lundi 11 octobre 2010

Challenges

Dur de s'arrêter quand on voit tous ces bons challenges fleurir aux quatre coins de la toile ! En voici deux auxquels je ne pouvais d'aucune façon résister, vu qu'ils font référence aux deux pays que j'affectionne le plus : la Suède (où j'ai passé un an en Erasmus) et le Japon (sur lequel j'ai fait mon mémoire l'an dernier, et où je rêve d'aller !)

Le Challenge Viking Lit ne comprend pourtant pas que la Suède, mais toute la Scandinavie (les pays scandinaves sont de toute manière très proches culturellement, et m'intéressent tout autant)
Il consiste à lire autant de livres d'auteurs scandinaves, ou bien sur la Scandinavie que l'on souhaite, jusqu'au 10 août 2015 (oula c'est loin tout de même !). Mais en attendant, chaque année, l'organisatrice du challenge, Bambi Slaughter aura une surprise pour la personne qui aura lu le plus d'ouvrages. 
Pour commencer, j'ai la série de l'inspecteur Wallender de Mankell à finir, ainsi que Millenium pour les polars. J'ai également un livre de Paasilinna, un roman et un essai sur les vikings qui doivent trainer dans ma bibliothèque (vestiges de mon Erasmus !).

Même si le Japon et sa culture m'intéressent beaucoup, je me rends compte que je lis plus de mangas que de romans japonais (ce qui est tout de même dommage !). L'inscription au challenge In the Mood for Japan va, je l'espère, m'apporter la motivation supplémentaire pour mieux découvrir la littérature nippone.

Le principe :
- Lire de la littérature japonaise
Les essais et récits de voyage évoquant le Japon, les recueils de poésie sont acceptés.
Sont exclus les romans d'auteurs autres que japonais
(mais je peux faire des exceptions, pour la canadienne d'origine japonaise Aki Shimazaki par exemple)
Sont exclus les mangas et bande dessinées.
Je serais ravie aussi de créer une section Cinéma japonais s'il y a des amateurs :)
 
Le mode d'emploi :
Le challenge se déroulera sur 1 an et s'arrêtera aux 2 ans du blog.
Comme vous n'êtes pas tous des fanatiques comme moi,je vous propose un peu de souplesse !
Il y a 3 niveaux de challenge :
  • Ronin : 3 titres
  • Samourai : 6 titres
  • Sensei : 12 titres, soit un par mois
Je me suis inscrite au niveau Samouraï, donc 6 livres à lire ! J'ai dans ma PAL un roman et deux essais sur le Japon, un bon début pour commencer !
N'hésitez pas à vous inscrire si ces deux challenges vous tentent !

dimanche 10 octobre 2010

Read a Thon, le bilan

Voilà mon premier Read-a-Thon terminé !
Au final, j'ai lu beaucoup moins que ce que j'espérais, c'est dommage ! J'ai perdu pas mal de temps sans trop savoir comment (hum peut-être en trainant sur Livraddict ?) et il me reste une grosse pile de bouquins non lus (moi qui espérais m'avancer pour les lectures communes et partenariats !)
Au final, je n'ai lu que deux livres en entier : Pour Toujours, de Judy Blume, et La maison des célibataires de Jorn Riel (qui faisait 75 pages !). J'ai continué ma lecture du quatrième Harry Potter en anglais (ça n'avançait pas très vite) et j'ai fini un livre pratiquement terminé. J'ai aussi lu deux mangas, Switch Girl et Hana Yori Dango, qui forcément étaient plus rapides.
Cela nous fait donc un total de 675 pages, dont 260 de mangas.  
Mes deux plus grands ennemis tout au long de la journée furent assurément le beau temps et... mon copain qui voulait me parler et m'a piqué des bonbons ! (le mufle)
Merci au soutien des livraddictiens en tout cas ! Et pour finir, voici un aperçu de ma place de lecture pendant le RAT (je vous rassure, j'ai rangé depuis) :

Merci infiniment à Chrestomanci d'avoir tout organisé. Si ça vous intéresse, voici son blog
 A la prochaine édition ! J'en serai, si je peux.

samedi 9 octobre 2010

Read-aThon


Le grand jour est arrivé !
Le Read-a-Thon, marathon consacré à la lecture a commencé ce matin à dix heures... Pour ma première participation, je me suis inscrite seulement pour le mini RAT de 10h à 22h. 
J'ai également l'intention de remplir les mini-défis VO, multi-genres et BD/Manga.
Ce post servira donc de compte-rendu au fur et à mesure de l'avancée du marathon...
Pour plus d'infos, le blog officiel du Read a Thon.

13h : J'ai commencé avec Harry Potter and the Goblet of Fire, déjà entamé. Pour l'instant, je n'en ai lu qu'environ 70 pages. Il faut dire que c'est le début de l'aventure du tournoi des trois sorciers, et que le rythme n'est pas des plus rapides. 

Pour me remotiver, j'ai pris un autre livre entamé, Absolument Débordée, livre-témoignage d'une fonctionnaire territoriale, qui se lit vraiment vite. Je viens de le finir, ce qui rajoute 60 pages. Mouais, c'est pas très glorieux tout ça. Mais en attendant, c'est l'heure du repas !

15h : Le RAT passe vite, je ne vois pas le temps passer ! J'ai lu la moitié de Pour Toujours, de Judy Blume, mais je commence à avoir peur quant à mes capacités de lecture et de concentration... pas grave, ça me laissera plein de lectures pour les autres jours !

21h : Pas facile d'avancer rapidement... surtout quand on sort 2h30 pour voir des gens ! J'ai tout de même pu finir Pour Toujours et lire le tome 3 de Switch Girl. Mais le temps passe tout de même très vite, je n'aurais pas cru... limite, j'aimerais continuer sur les 12 heures suivantes !

jeudi 7 octobre 2010

Challenge les livres de notre enfance

Malgré les années qui passent, et le fait que je sois plus habituée à lire des pavés (y compris des ouvrages aussi barbares que "droit des propriétés publiques" ou "Le capital" de Marx), il arrive encore que je ressorte mes vieux livres d'enfance, et que j'en relise un juste pour le plaisir. Si j'avais pu à l'époque, j'aurais sans problème lu tous les titres des séries que je suivais. Comme je n'en ai pas eu l'occasion, je continue encore aujourd'hui... Parfois, j'achète même des vieilles éditions de la Bibliothèque Rose ou Verte (les cartonnées,  publiées avant même que je sois née) dans des brocantes ou chez des bouquinistes.

 Voilà pourquoi, quand j'ai vu le challenge Les livres de notre enfance de Jess, j'ai sauté sur l'occasion : relire Fantômette ou Le club des Cinq en société n'est pas toujours très digne. MAIS si je dis que je le fais pour un challenge, ça passe tout de suite mieux, non ? ^^

J'ai quelques Alice et Fantômette en stock (mes deux séries préférées ! Elles avaient du girl power celles-là, surtout pour l'époque !), mais j'aimerais aussi relire des Club des Cinq, vu que je n'en ai qu'un souvenir assez vague.

Comme pour tous les challenges, il y a des niveaux : 
Niveau jeune lecteur junior : Lire 5 livres  
Niveau jeune lecteur moyen :  Lire 10 livres 
Niveau jeune lecteur assidû : Lire 15 livres 
Niveau jeune lecteur expert : Lire + de 15 livres


J'ai hésité, mais je me suis dit : soyons fous ! Donc je m'inscris pour le niveau jeune lecteur assidû (puis ça se lit extrêmement vite, donc ça devrait aller !) 
La durée du challenge est indéfinie, donc je vais la fixer à un peu plus d'un an : jusqu'au 31 décembre 2011. 
 Je commencerai très certainement ce challenge samedi prochain, pendant le Read-a-Thon (ah, ça aussi, il faut que je vous en parle !)vu que j'ai deux Alice dans ma PAL !

mercredi 6 octobre 2010

Le fond de la jarre


Résumé :
Qu’y a-t-il dans le fond de la jarre ? C’est le mystère des vieux pots, ou plutôt du flacon magique : on ne sait ce qu’il contient mais on l’ouvre avec un frisson délicieux. Et qu’en sort-il ? Une vraie cour des miracles, avec ses personnages extravagants, doux marginaux ou folles de Dieu au verbe acéré. Une curieuse nuit de noces, où l’on ne brandit pas le seroual taché de sang. Un oncle fugueur amateur de kif, se transformant la nuit en un auguste Homère. Un pique-nique initiatique où un enfant fait d’un radis une madeleine. Et l’âme d’une ville, ou ses tripes. Fès, en l’occurrence, mais le Fès d’un Maroc disparu, sur fond de protectorat français et de lutte pour l’indépendance.
Au centre de ce théâtre à ciel ouvert, l’enfant, pris dans une tourmente de découvertes ébouriffantes et de déconvenues cuisantes. En ombre tutélaire, Ghita, la mère, jamais à court d’imprécations et de reparties truculentes, une tendre furie, féministe avant l’heure.
Fiction ou autobiographie ? Ce récit brosse un tableau surprenant d’une ville et d’une époque.

Critique :
On découvre les souvenirs d’enfance de l’auteur, dans la ville de Fès, au Maroc. Les histoires et anecdotes se succèdent, et nous font véritablement voyager dans l’espace, mais également dans le temps, puisqu’elles nous font découvrir Fès telle qu’elle n’existe probablement plus aujourd’hui. Les personnages rencontrés, que ce soit la famille de Namouss (surnom de l’auteur), ou les gens de la médina, sont tous pittoresques et savoureux. L’auteur lui-même est très attachant. Leur mode de vie peut paraitre incroyable vu les conditions que l’on a en France aujourd’hui. Pourtant, certains éléments qui nous semblent aujourd’hui un peu étranges (connaitre tout le monde dans la ville, la proximité et l’entraide entre voisins) peut rendre nostalgique.
Le style est très agréable,  très fluide, sans pour autant céder à la facilité. Beaucoup d’images, de couleurs, d’odeurs viennent à l’esprit au fil de la lecture. Les descriptions des repas m’ont ainsi donné particulièrement faim !
J’ai particulièrement apprécié les passages sur la découverte de l’école et du français (l’auteur a grandi à l’époque du protectorat français au Maroc) et sur le ramadan. C’était la première fois que j’en entendais parler du point de vue d’un musulman vivant dans un pays arabe, et j’ai eu l’impression d’un peu mieux comprendre cette tradition. Les mouvements pour l’indépendance du pays sont également racontés du point de vue des marocains. Là aussi, c’était intéressant de découvrir ce point de vue ; bien souvent, l’on n’entend parler en France que de la situation des soldats et colons, sans trop imaginer ce que pouvaient penser les habitants des colonies.

En résumé, un livre formidable, pour découvrir un pays qu’on ne connait tout compte fait pas tant que ça. Les souvenirs d’enfance de l’auteur font voyager, à l’aide d’un style très agréable. Je pense me pencher sur le reste de la bibliographie de Laâbi.

Je remercie vivement le site Livraddict et les éditions Folio de m’avoir permis de découvrir ce livre et cet auteur !

Switch Girl, tome 2

Aujourd'hui, c'est la chronique du tome 2 de Switch Girl de Natsumi Aida dont il s'agira (chronique du tome 1 ici )


Nika est tombée amoureuse d'Arata. Mais alors qu'ils sortent ensemble à Shibuya, une étrange rivale fait son apparition. Quoi, déjà une rivale ?! Et en plus, à cause de cette dernière, le mode " off " de Nika risque d'être découvert...
On retrouve Nika pour le deuxième tome de Switch Girl. Elle s’aperçoit de ses sentiments pour son voisin, un deuxième garçon la fait chanter… et puis c’est à peu près tout. L’intrigue de ce second tome de la série se concentre sur ces deux thèmes : comment faire pour que Nika ne perde pas la face devant son amoureux et le reste de la classe.
Tout ce qui faisait le charme du premier tome sur les métamorphoses mode on/ mode off et l’humour passe à la trappe, et c’est bien dommage, parce que du coup, on  s’ennuie fermement. Les shôjo mangas regorgent de ce type d’intrigues, et Switch Girl ne se situe pas au dessus du niveau moyen dans ce domaine. J’espère donc que dans le tome suivant, l’auteur reviendra à ce qui fait l’originalité de sa série.


Harry Potter and the prisoner of Azkaban

Résumé : Hum faut-il VRAIMENT que je résume ce livre ?? Bon, s'il le faut...
Harry rentre dans sa troisième année à Hogwarts (oui, j'ai lu le livre en anglais et depuis plusieurs années déjà je trouve bizarre de dire certains mots en français... mais vous comprendrez surement avec le contexte, donc je ne pense pas que ce soit un souci) et comme si les cours , les entrainements de quidditch et les querelles avec Malfoy ne suffisaient pas, il doit en plus subir un tueur en série qui rode dans le coin et des tas de gardiens de prison à sa recherche qui ont des effets secondaires assez handicapants (malaises et hurlements de sa mère en option). Il n'a donc une fois de plus pas le temps de s'ennuyer.

Mon avis : D'abord, je tiens à dire que cet avis sera bourré de spoilers, donc si vous n'avez pas lu le livre, je vous déconseille de lire plus loin (sauf si vous n'avez aucune intention de lire le livre, mais dans ce cas, je doute que vous liriez cette critique de toute manière).
Ensuite, il m'apparait important de préciser que je suis une fan puriste de Harry Potter depuis maintenant dix ans, que j'ai grandi avec cette série, que quand j'ai refermé le dernier tome, j'ai failli pleurer d'émotion et donc que tout commentaire négatif, ne serait-ce que sur la couleur douteuse des chaussettes de l'oncle Vernon sera censuré pas très bien vu (non mais de toute façon, il n'y en aura pas, qui pourrait ne pas aimer ce livre ?)
Qui plus est, ce tome est (de loin) mon préféré de la série. Je l'ai lu tellement de fois que je le connais presque par coeur et que c'est le seul que j'ai en deux exemplaires, vu que j'ai acheté la version anglaise quand j'ai eu l'âge de lire dans cette langue et l'occasion de rentrer dans une librairie britannique (je pourrais aussi vous donner la date exacte et vous dire le temps qu'il faisait ce jour-là... mais je doute que ça vous intéresse). Ce tome a sans doute été celui qui a déclenché ma fanmania pour HP. Après l'avoir lu, j'ai attendu impatiemment que le quatrième sorte et quand ça a été le cas, j'ai relu les quatres tomes en boucle jusqu'à plus soif. Je passais mes journées dans mon lit, en ne m'arrêtant de lire que pour manger et dormir. Mes parents ont du être effrayés à l'époque..
Tout ce blabla pour dire que ma critique ne dira pas tellement si j'ai aimé ou pas (je pense que vous avez compris la réponse à cette question), mais pourquoi ce tome est mon préféré, et en quoi j'ai l'impression que c'est le tome décisif dans l'heptalogie (eh oui, en plus Harry Potter rend intelligent en nous faisant apprendre de nouveaux mots).
Par où commencer ? Déjà, par l'ambiance qui existe dans ce livre. Difficile de la décrire, il faut lire le livre pour la ressentir. Harry, Ron et Hermione ne sont plus des enfants, et pourtant ce tome est aussi le cadre de leur dernière année d'innocence. Ils prennent confiance en eux, se baladent dans les passages secrets du château. Certes, ils n'ont jamais beaucoup respecté les règles, mais il me semble qu'avant, Rowling insistait beaucoup plus sur le danger qu'il y avait à enfreindre ces règles.
Les trois héros s'émancipent également les uns des autres. Dans les deux premiers tomes, ils faisaient tout ensemble, et semblaient la plupart du temps être du même avis. Ici, ils ne sont pas d'accord, se disputent même pour cela, et Hermione, surtout, vit sa propre vie, et va jusqu'à critiquer ouvertement un professeur. On voit qu'ils grandissent, et acquièrent leurs propres personnalités, et c'est très agréable.
Ce tome est également fondamental, car c'est dans celui-là qu'arrivent de nombreux éléments qui contribueront à l'intrigue et à la construction de l'univers d'Harry Potter. En relisant ce tome, je me suis rappelée qu'il a eu une époque où Harry ne possédait pas la carte du maraudeur. De même, j'avais presque oublié qu'il n'avait pas toujours connu Lupin et Sirius, ainsi que le passé de ses parents. Ce tome est un pivot, indispensable, avant que l'action ne commence réellement à partir de la Coupe de feu... (mais je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas encore lu les autres).
Le plus grand changement que cette année apporte à Harry est une des raisons qui, je pense, font que j'ai une affection particulière pour le Prisonnier. On découvre Harry seul, vivant dans une famille avec qui il ne partage rien, et sans amis. Lorsqu'il part à Hogwarts, il se fait des amis, mais reste tout de même très solitaire. Ni Ron ni Hermione, ne peuvent partager son besoin de connaitre ses parents et ce qu'il peut ressentir. En rencontrant les amis de son père, il peut enfin entendre des choses sur lui un peu plus précises que "vous avez les mêmes cheveux" ou "il était très très très courageux". Les détails sur la jeunesse des quatre amis sont peut-être ma partie préférée du livre. En tout cas, Harry découvre beaucoup de choses sur ses parents, et en rencontrant son parrain, c'est un peu comme s'il avait désormais un lien avec sa famille.Cela explique sans doute pourquoi je trouve ce tome aussi rassurant, un peu comme quand on regarde des photos de sa jeunesse en se souvenant de l'époque où l'on avait beaucoup moins de problèmes (car Harry n'est pas au bout de ses problèmes...).
Snape prend également de l'importance, et l'on comprend mieux ses réactions, qui le rendent beaucoup plus humain. Au fil des tomes, il est passé petit à petit d'un personnage qui me laissait plutôt indifférente à l'un de mes préférés. L'humour est également très présent, un humour pince-sans-rire typiquement britannique, dont je me suis régalée.
D'un point de vue moins affectif, on en apprend beaucoup sur les créatures magiques dans ce livre, grâce au premier bon professeur des forces du mal d'Hogwarts. Ne pas uniquement raconter les péripéties dans la vie d'Harry, mais prendre le temps de présenter l'univers qu'elle a créé, au point de le rendre comme réel est la plus grande force de JK Rowling. Ce troisième tome est rempli d'histoires du quotidien (plus que les autres, en tout cas), qui sont autant d'occasions de découvrir manticores et autres hippogriffes. On découvre également Hogsmeade, un village entièrement composé de sorciers qu'on rêverait de pouvoir visiter.
Enfin, la particularité de ce tome est que la scène finale traditionnelle est découpée en deux parties dont la construction est tout simplement brillante. J'ai toujours aimé les histoires de voyage dans le temps, et je dois dire que le soin qu'a apporté JK Rowling à construire son histoire pour que tout se recoupe fonctionne à merveille. Comme je l'ai déjà dit, je connais l'histoire par coeur, et pourtant, j'ai dévoré les pages, le coeur battant, comme s'il y avait encore du suspense et que je ne pouvais aller me coucher avant de savoir ce qui allait se passer. J'ai d'ailleurs eu du mal à refermer ce livre, et il m'a hantée pendant toute la matinée...
Le problème des meilleurs livres est aussi qu'ils ont une fin.Vous allez me dire, que là, il y a les autres tomes à lire, mais il y a dans celui-ci un petit quelque chose en plus que je n'ai jamais pu retrouver dans les autres. Il ne me reste plus qu'à le relire !
En bref : J'ai aimé (étonnant non ?)
(Félicitations à ceux qui ont tout lu jusqu'au bout).

lundi 4 octobre 2010

Le portrait de Dorian Gray

Résumé : Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce vœu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : "Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer."

Mon avis : Un grand classique, que j'avais envie de lire depuis longtemps. De Wilde, j'avais juste lu le Fantôme de Canterville, mais j'en avais gardé un très bon souvenir.
Dès le début, j'ai été happé par son style. Chaque phrase est écrite avec soin, et c'est un véritable régal de les savourer petit à petit. J'ai bien dit savourer, car ce livre ne se lit pas très vite... c'est agréable de prendre son temps pour bien en profiter, mais d'un autre côté, peut-être que cela montre que l'histoire ne m'a pas tant intéressée que ça. J'étais très enthousiaste au début, mais j'ai fini par me lasser par moments... à qui la faute ? Aux longueurs de l'histoire, notamment lorsque sont décrites les différentes passions de Dorian. J'ai sauté les pages à la fin, parce que je n'en pouvais plus des histoires de bijoux et de tapisseries. Et aussi la faute au personnage, qui devient de plus en plus antipathique, mais pas au point qu'on n'en vienne à le détester, ce qui aurait pu être plus intéressant.
Ce coup de mou disparait tout de même à la fin, quand on sent se précipiter les événements finaux, jusqu'à une fin très abrupte, semblable à celles des nouvelles de Poe.
Je suis donc assez mitigée, parce que je trouve le livre inégal. Mais restent l'humour sarcastique et le style incomparable de Wilde, qui rappelle à quel point certains auteurs à succès d'aujourd'hui peuvent en manquer. Ce livre est aussi assez juste dans sa description de la déchéance d'un homme innocent peu à peu corrompu par la beauté et le luxe.
En bref : Un classique qui a ses longueurs mais qui vaut surtout pour le style de Wilde, que j'ai adoré.
"Dorian Gray m'est simplement un motif d'art ; vous, vous ne verriez rien en lui ; moi, j'y vois tout. Il n'est jamais plus présent dans ma pensée que quand je ne vois rien de lui me le rappelant. Il est une suggestion comme je vous l'ai dit, d'une nouvelle manière. Je le trouve dans les courbes de certaines lignes, dans l'adorable et le subtil de certaines nuances. C'est tout."
"Je veux que tous les amants de jadis nous entendent rire et en deviennent tristes."
"Il est bien des choses que nous abandonnerions si nous n'avions peur que d'autres ne puissent les ramasser."
Lecture commune sur le site Livraddict avec Karline05 , Frankie , Lexounet, Jana, et Setsuka

Celle que je ne suis pas

Attention, sortons les trompettes car aujourd'hui il s'agit de l'oeuvre d'une de mes auteurs BD préférés du moment : Vanyda.
Tout juste âgée de 31 ans, Vanyda fait partie de la nouvelle génération BD francophone, la première à prendre en compte un grand chamboulement dans le paysage français du neuvième art : le succès des mangas.Son style s'en inspire beaucoup, tout en gardant sa spécificité française.En plus, Vanyda est lilloise. Elle avait donc tout pour me plaire.

Résumé : Valentine vit seule avec sa mère. Elle adore les mangas, comme ses copines de classe. Toutes suivent avec intérêt les séries. Valentine, Émilie, Julie et Yamina forment un petit club, pas fermé, mais soudé. Leurs préoccupations sont celles de leur âge : elles pensent aux garçons, fument en cachette de leurs parents, boivent parfois un coup de trop…
Mon avis : Le premier tome de cette série (qui en comportera normalement trois ; le dernier n'est pas encore sorti) raconte le quotidien de Valentine, une ado de 14 ans qui traine son peu d'enthousiasme entre les cours, ses copines, les mangas et les garçons. Les petites histoires, le beau garçon à qui elle n'ose pas parler, les "poufs" insupportables de sa classe... le tout est d'une justesse incroyable, et m'a rappelé cette période, où il se passe à la fois énormément et très peu de choses. On se reconnait dans Valentine, et on s'y attache.
Le style épuré de Vanyda, qui se rapproche du manga japonais indépendant (je pense notamment à Kiriko Nananan ) est un délice. Le soin qu'elle apporte aux tenues des lycéens est également très agréable. Et petite touche finale : le sens du détail qui l'amène à montrer des choses de la vie réelle qui rendent l'histoire encore plus réaliste : quand Valentine lit un manga, on peut voir la couverture d'un titre existant réellement.
En bref : Cette BD trouvée par hasard à la bibliothèque m'a fait découvrir Vanyda, et je ne le regrette absolument pas ! J'ai depuis lu plusieurs autres de ses oeuvres, et y ai retrouvé ce qui m'avait plu dans le premier tome de "Celle que".
Pour finir, je vous conseille d'aller jeter un oeil sur le site de Vanyda !




samedi 2 octobre 2010

Le retour à la terre, tome 1 : la vraie vie

Dans le cadre du challenge BD, je vous parle aujourd'hui d'une BD française : le premier tome de la série Le retour à la terre, de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri.


L'histoire : Les aventures d'un couple de citadins qui décide un jour de quitter la ville et d'aller s'installer à la campagne... le choc est rude.
Mon avis : Je connais Manu Larcenet depuis de nombreuses années, et j'apprécie énormément ce qu'il fait. Le Retour à la terre était donc dans la liste des BDs que je veux lire depuis longtemps. Ce premier tome se distingue un peu de ce que j'ai pu lire de lui auparavant, puisqu'il est avant tout basé sur l'humour, et est composé de petites histoires.
On suit donc Manu et Mariette dans leur aventure riche en anecdotes, qui m'ont fait beaucoup rire. Ayant toujours vécu à la ville, j'ai un peu compris ce qu'ils ressentaient par moments, car si j'aime beaucoup la campagne, je ne me vois pas du tout y habiter en permanence un jour.
Les personnages secondaires sont savoureux, que ce soit les amis et le frère de Manu qui débarquent à la campagne et qui, après s'être extasiés, disent tous qu'ils ne pourraient jamais supporter une telle vie, ou les voisins du couple qui les regardent parfois un peu comme des touristes.
Après, si j'ai passé un bon moment, je trouve que ce premier tome n'a pas la profondeur et la force d'une autre série de Larcenet, le Combat ordinaire (mais peut-être est-ce du au fait que c'est Ferri qui s'est chargé du scénario). Je lirai quand même la suite, mais sans me ruer sur le prochain tome.

Pour vous donner une idée, voici une des planches qui m'a fait le plus rire (vous pouvez cliquer pour agrandir) :
En bref : Un bon moment passé avec cette bande dessinée très sympathique et drôle. On se retrouve dans les aventures du couple, dont je lirai la suite.