Affichage des articles dont le libellé est littérature américaine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est littérature américaine. Afficher tous les articles

samedi 12 septembre 2015

Le mois américain

Septembre est arrivé sans crier gare, et sur la blogo c'est le signe que le mois américain est de retour, sur le blog de notre organisatrice de choc Titine !


Ayant parcouru cet été les paysages désertiques du Far West, flâné sur la côte californienne, eu froid dans les montagnes du Montana... c'est toujours pleine d'enthousiasme que je commence le mois de septembre ! Même si je sais que mon rythme de lecture et de publication est mis à mal par la rentrée et tout ce qu'il faut faire à côté, j'espère pouvoir vous emmener, vous dépayser à travers les 50 états américains...



Pas de pal prévisionnelle, je ne respecte jamais mes prévisions et mes livres sont éparpillés en ce moment, alors on verra bien !
En attendant, je vous laisse avec Bob Dylan, parce que c'est toujours bon d'écouter ce bon vieux Robert Zimmerman, surtout quand l'automne arrive...
Bon mois de septembre !
Pour plus d'informations sur notre mois américain, rendez-vous par ici !


samedi 22 novembre 2014

Des albums et puis s'en vont #2 : Spécial Halloween

 

 Hello tout le monde ! 
 Je n'avais pas donné de nouvelles depuis le marathon... A la fin duquel je me suis tout simplement endormie sur mon livre dans le canapé ! Peu glorieux comme fin, mais les pages lues ont permis à Fondant d'atteindre son défi ! J'ai beaucoup apprécié cet après-midi lecture en tout cas !

J'ai lu beaucoup de livres halloweenesques lors des dernières vacances, mais n'ai pas pris le temps d'en parler par ici... Même si la fête (et le challenge !) sont terminés, je publie tardivement une sélection de petits albums pour frissonner. Tremblez, si vous êtes capables...

Halloween, le moment où on prend plaisir à se faire peur et à frissonner est une fête qui s'adresse avant tout aux enfants... Pourquoi ? Peut-être parce que les enfants, encore plus que les adultes, aiment se faire peur.. Se déguiser, lire une histoire ou regarder un film, c'est une manière de vivre le grand frisson, de se confronter à ses peurs tout en se rassurant car "c'est pour de faux" et qu'une fois l'histoire finie, on peut retourner au fond de son lit ou dans les bras de ses parents bien à l'abri...

Pour l'occasion, voici une sélection de petits albums pour enfants de circonstances avec des degrés d'épouvante adaptés à tous !

Niveau trouillard
 
Dans la nuit d'Halloween,
Martine Bourre, Editions Didier jeunesse

 Pour ceux qui n'aiment pas avoir peur, pas besoin de boycotter Halloween, vous pourrez vous faire plaisir en dégustant cet album ! Une farandole de légumes de saisons nous emmènent dans la nuit d'Halloween... Cet album fait de photographies ravira les petits et nous laissera sains et saufs !
Et puis ces courges sont tout simplement trop mignonnes !


Niveau pas trop téméraire
 
 Une histoire sombre... Très sombre
Ruth Brown, éditions Gallimard

On aime se faire peur... Mais pas trop ! Alors il est temps de découvrir Une histoire sombre... Très sombre...
On part dans un pays lointain, sombre, très sombre... Dans ce pays, il y a un bois sombre... très sombre... Dans ce bois il y a un château sombre... très sombre... Mais qu'y-a-t-il dans ce mystérieux château ?
Cette histoire célèbre publiée en 1981 est basée comme vous l'avez compris sur la répétition. A chaque page, on s'approche de plus en plus près. Le schéma narratif plaira aux enfants qui anticiperont ce qui va se passer grâce à la phrase toujours bâtie de manière identique. On s'amusera également à suivre un mystérieux chat noir qui nous guide à travers l'histoire...
En revanche, la fin, inattendue, en surprendra plus d'un ! Une fin drôle, très drôle...

Niveau gros courageux

L'araignée et la mouche, 

texte de Mary Howitt, illustrations de Tony DiTerlizzi
Editions Scholastic

Il y en a sûrement qui s'exclameront : "Moi ? Même pas peur !" et chercheront de plus gros frissons... J'ai trouvé ce qu'il vous faut ! Dès que j'ai vu la couverture de cet album à la médiathèque, elle a exercé un phénomène d'attraction-répulsion en moi... J'ai été fascinée par la couverture, et en même temps tentée de reposer le livre, mais c'est l'attraction qui l'a emporté, et c'est le premier livre que j'ai lu une fois rentrée !

L'histoire est basée sur un poème de Mary Howitt datant du XIXème siècle, dont cette édition a gardé le texte original. 
Une petite mouche coquette fait la rencontre d'une araignée qui tente de la charmer... 

"Will you walk into my parlor?" said the spider to the fly;
"'Tis the prettiest little parlor that ever you may spy.
The way into my parlor is up a winding stair,
And I have many curious things to show when you are there."
"Oh no, no," said the little fly; "to ask me is in vain,
For who goes up your winding stair can ne'er come down again."


Mais l'araignée a plus d'un tour dans son sac : elle saura se servir du point faible de la mouche, la flatterie, et surtout, possède une vertu qui paie : la patience...
Un conte diaboliquement effrayant, car on se doute bien de l'issue de cette histoire à laquelle on ne peut qu'assister, impuissant.
Mary Howitt avait écrit ce poème à l'intention de ses propres enfants, afin de les mettre en garde : méfiez-vous des belles paroles qui cachent des intentions qui le sont moins...


Les illustrations magnifiques en noir et blanc réalisées à la gouache et au crayon évoquent les films d'épouvante des années 20 et 30 ; faisant la part belle aux ombres, elles regorgent de détails que l'on ne remarque qu'au deuxième coup d'oeil et qui font froid dans le dos (comme ces rideaux faits d'ailes de papillons).
La dernière double-page est représentée comme une scène de cinéma que ne renierait pas Hitchcock, la silhouette de l'araignée suggère de manière effroyable ce que l'on attendait depuis le début de l'histoire....

Je ne suis pas arachnophobe, et pourtant je peux vous dire que j'en ai eu des frissons, en lisant et repensant à cet album ! (Sans compter que le lendemain j'ai déménagé des meubles chez moi et délogé un petit nombre de ces bestioles... Brrr)
Un magnifique ouvrage à l'ambiance gothique pour redécouvrir un poème anglais bien connu outre-Manche et outre-Atlantique et se faire peur tout en réfléchissant... 

vendredi 26 septembre 2014

Des albums et puis s'en vont #1 : Eric Carle

Je ne lisais que peu d'albums, mais depuis quelques temps, cela change, et j'ai en plus l'occasion d'en lire régulièrement maintenant avec le travail (surtout qu'en ce moment, je suis en remplacement dans une classe de CPs, qui adorent les histoires...)

J'ai donc décidé de réviser mes classiques avec les albums d'Eric Carle, best-sellers et en plus souvent encensés par les professeurs des écoles.
On devrait donc voir plus souvent des albums par ici !

La chenille qui fait des trous


Cette petite chenille est une gourmande, et chaque jour, goute à tout, laissant des trous sur son passage dans les pages du livre ! Mais attention à l'indigestion !

[ATTENTION SPOILER, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT SI VOUS N AVEZ PAS LU CE LIVRE]
Et à la fin elle se transforme en papillon.
(Je vous avais prévenus.)

Je comprends pourquoi malgré les années et le thème rebattu de la chenille et du papillon, le succès de cet album ne se dément pas (et j'ai eu l'occasion de le constater en le lisant en classe) !
Les illustrations très colorées, faussement naives sont un mélange de collages et peintures qui évoquent l'univers enfantin et attirent l'oeil.


D'un point de vue pédagogique, cet album est une mine, on peut évoquer les fruits, les jours de la semaine, les nombres... En allant plus loin, parler des régimes alimentaires (il ne faut pas s'étonner qu'on ait mal au ventre quand on mange des saucisses et des glaces !) et du cycle de vie du papillon, qui fascine tous les enfants.
Si ce n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à partir à la rencontre de cette petite chenille !

La coccinelle mal lunée


Dans le bestiaire d'Eric Carle, place à un animal bien plus revêche, une petite coccinelle bien belliqueuse ! Elle cherche des noises à tout le monde, mais à chaque fois... Son adversaire n'est pas assez gros pour elle ! On retrouve les illustrations dans le même ton, toujours aussi charmantes. Le personnage de notre petite coccinelle de mauvais poil m'a beaucoup fait rire, dès que j'ai vu sa bouille sur la couverture.
Là aussi, il y a matière à exploiter avec les enfants à l'âge de l'école maternelle, puisque l'album évoque les différentes parties de la journée. A cet âge, il n'est pas forcément facile de se repérer dans le temps, et les différentes étapes permettent aux enfants d'apprendre à se situer... Le côté répétitif, quant à lui, plait beaucoup aux plus petits.

Bref, un coup de coeur pour ces deux albums aussi beaux que sympathiques et enrichissants !

mardi 29 juillet 2014

Chocolate chip cookie murder et les cozy mysteries

 

Hannah a 25 ans et tient dans la petite ville de Lake Eden (dans le Minnesota) The Cookie Jar, boutique où les clients se bousculent pour savourer ses cookies.
Elle a beaucoup à faire entre sa boutique, sa mère qui alpague tous les célibataires du coin pour les caser avec elle ou encore sa sœur qui lui confie la garde de sa petite fille sans prévenir... Voilà qu'elle se retrouve en plus mêlée au meurtre de son ami Ron, livreur de lait de la « Crazy Cow Factory ». Qui a pu tuer ce jeune homme sympathique et aimé de tous dans la communauté de Lake Eden ?
Entre deux fournées de cookies, Hannah commence à mener l'enquête...

J'ai découvert ce roman en anglais (malheureusement non traduit en français) en même temps que le genre auquel il appartient : le cozy mystery.

Kézako les cozy mysteries ?


Ce genre typiquement anglo-saxon désigne des romans policiers dont le héros (il s'agit généralement d'une femme), pratiquement toujours amateur, se retrouve confrontée à un meurtre qu'il va résoudre. Ils sont appelés « cozy » à cause de l'ambiance chaleureuse (en apparence!) dans laquelle ils se déroulent, où la violence est absente ou tournée en dérision par le biais de l'humour. 
Se déroulant dans une petite communauté où tout le monde se connait, la profession du héros l'amène souvent à rencontrer ses voisins, ce qui facilite la résolution de l'enquête ! Rajoutons à cela que cette profession se déroule souvent dans un cadre sympathique (ici Hannah tient un magasin de cookies, on peut également voir des libraires ou bibliothécaires, fleuristes, gérants d'un salon de thé, restaurant...).


Si vous voulez en savoir plus, un site en anglais donne plein d'informations et d'idées de titres, par ordre alphabétique ou par thème (histoire de voir qu'il y en a pour tous les goûts!).
Peu traduits en français, on peut quand même citer les enquêtes de Miss Marple de la célèbre Agatha Christie, les enquêtes d'Aurora Teagarden de Charlaine Harris, Flavia de Luce d'Alan Bradley, Heather Wells de Meg Cabot (mon avis ici), la série Stephanie Plum de Janet Evanovich ou encore les enquêtes du chat qui... de Lilian Jackson Braun. Par extension, les enquêtes de ma chère Alice Roy peuvent aussi entrer dans un genre bien large et sujet à interprétations, comme vous le voyez !


Suite à cette interlude, revenons à Hannah !
C'est une lecture gourmande, qui fait saliver, parfaite notamment pour se réchauffer en hiver ! 
J'adore ce genre de romans où l'intrigue est partagée entre le déroulement de la vie quotidienne (notamment dans la boutique d'Hannah) et un événement qui va créer de nombreux rebondissements (forcément, s'il était absent, il ne se passerait pas grand chose et ça deviendrait ennuyeux...). On suit également les tribulations amoureuses de la pauvre Hannah que sa mère s'obstine à vouloir marier à n'importe quel mâle qui passe dans le coin !
Malgré son côté suffisant (elle sait mieux que tout le monde quoi faire, y compris son beau-frère qui est pourtant... le policier chargé de l'enquête !), Hannah reste un personnage naturel, qui pourrait être votre voisine et à qui on s'attache. J'ai dévoré avec beaucoup de plaisir ce roman, même s'il ne révolutionnera pas la littérature...

Enfin, notons une des qualités du livre qui n'est pas la moins importante : les chapitres sont ponctués des recettes des cookies qu'Hannah cuisine, de quoi se régaler !

J'ai testé celle des crunchy chip chocolate cookies, qui ajoute des corn flakes pour donner le côté croustillant (« crunchy ») en plus... Très faciles à faire (je les ai faits avec une ado de onze ans) et bien bons !

Traduction personnelle

Les proportions sont en "cup", tasses... à vous de voir la taille de la tasse pour savoir si vous en voulez beaucoup !
1 tasse de beurre fondu
1 tasse de sucre blanc
1 tasse de cassonade
2 cc de levure
1 cc de sel
2 cc d'extrait de vanille
2 oeufs
2 tasses et demi de farine
2 tasses de corn flakes réduits en miettes
1 à 2 tasses de pépites de chocolat (je préfère les faire moi même avec du chocolat à patisser personnellement...)

Faire préchauffer le four à 190°C
Faire fondre le beurre, ajouter les deux sucres et mélanger. Ajouter la levure, le sel, la vanille et les oeufs battus. Bien mélanger. Incorporer la farine et mélanger à nouveau. Ajouter les corn flakes en miettes et les pépites de chocolat, puis bien mélanger le tout.
Faire des boulettes de la taille d'une noix avec les doigts et les poser sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé légèrement graissé. Les aplatir avec une fourchette recouverte d'un peu de beurre ou de farine pour que ça n'accroche pas.
Cuire pendant 10 mn voire plus selon la puissance de votre four.
Sortir les cookies du four, les laisser reposer pendant 2mn avant de les disposer sur une grille jusqu'à ce qu'ils soient froids (cette dernière étape est importante, c'est celle qui leur permet de devenir croustillants).

Régalez-vous !!

 

mardi 28 mai 2013

Hunger Games tome 2 : L'embrasement, Suzanne Collins


Attention : je ne vais pas mettre de spoiler majeur sur ce livre dans cet avis, mais si vous n’avez pas lu le premier tome, vous risquez quand même d’être spoilés. Vous voilà prévenus… 
 
A peine Hunger Games posé, j’ai enchainé avec L’embrasement, le second tome de la trilogie (j'ai juste mis plusieurs mois à publier ce billet qui était dans les archives de mon ordi...). Je mourrais d’envie de savoir comment se passerait la suite de ces aventures, et le retour de Katniss et Peeta au district 12.

Ce second tome est assez angoissant, on sent les menaces qui pèsent sur Katniss. Son retour au district 12 n’est pas comme elle l’avait imaginé… Ses relations avec Peeta et Gale se sont également compliquées, et elle ne sait pas trop sur quel pied danser. Et il y a les Hunger Games qui sont de retour : cette année, c’est la 75ème édition, ce qui veut dire que le Capitole a prévu des « réjouissances » particulières…

J’ai avalé d’un coup ce livre, lu en à peine deux jours (et encore, c’est parce que je travaillais, sinon il aurait certainement été terminé dans la journée…). Si je crois que j’ai préféré le premier tome (l’effet de surprise du à la nouveauté peut-être ?), celui-ci n’en reste pas moins excellent. On se laisse embarquer par Suzanne Collins qui ne recule devant rien pour nous secouer dans tous les sens avec son intrigue. Les Hunger Games sont plus effroyables que dans le tome précédent, chose difficile à concevoir a priori quand on a en tête ce premier tome !

De nouveaux personnages font leur apparition, et comme Katniss, on se méfie d’eux ; on ne sait pas s’ils sont dignes de confiance, à l’instar de Finnick, ce beau blond arrogant, un personnage qui sous la surface est plus complexe qu’il n’y parait. Une fois de plus, j’ai apprécié que les choses ne soient pas simplistes, que la relation entre Peeta et Katniss n’aille pas forcément dans le sens qu’on attendait.  

La tournée des districts est également l’occasion de mieux découvrir Panem, et le Capitole. Ses habitants, qui aiment faire la fête et ont l’air si heureux, cachent tout de même des failles… et nos héros s’aperçoivent que ressortir des jeux ne laisse pas indemne en voyant les anciens gagnants, devenus alcooliques ou junkies… J’aurais tout de même apprécié un peu plus de développements sur le pouvoir du Capitole, et les districts, le rôle de ce tome 2 en somme !

 Mais j’ai comme dans le premier tome fondu comme une guimauve devant Peeta (si même Katniss se laisse attendrir, nous sommes fichues mesdames et mesdemoiselles, pardonnez-moi l’expression !).

Et je ne vous parle même pas de la fin qui vous laisse pantelant, le souffle coupé, le cheveu fou et l’œil hagard (non non je n’en fais pas trop). Vous êtes sans voix jusqu’au moment – fatidique – où vous vous rendez compte que vous n’avez pas la suite à portée de main.
Et là, vous comprenez quelque chose. Vous êtes devenu accro.


(Le film sort à la fin de l'année, et la bande-annonce visible ici laisse présager une suite trépidante !)

vendredi 8 mars 2013

Wishes & stitches, Rachael Herron


 Depuis cette semaine, les jours plus doux m'ont redonné un peu de forces, et ce soir je suis (enfin) en vacances. Pour accompagner cette semaine, j'ai lu une romance légère...

Il y a des livres qu'on attend impatiemment, qu'on a hâte de tenir entre ses mains et de lire, et puis il y a ceux qui nous tombent dessus sans prévenir.
J'ai trouvé ce roman dans la cour d'un ami, dans un carton d'un voisin qui préférait qu'on se serve plutôt que de jeter ses livres à la poubelle.
Je dois dire que c'est surtout la couverture et l'aspect neuf du bouquin qui m'ont convaincue de le lire, sans trop savoir de quoi ça parlait, à part que la thématique était le tricot.

Carmel-by-the-sea, une petite ville qui pourrait être Cypress Hollow...

Naomi est docteur et vit depuis un an à Cypress Hollow.  
Cette petite ville située sur la côte ouest des Etats-Unis abrite une petite communauté soudée : tout le monde se connait, se retrouve le matin chez Tillie's pour un bon café et des donuts, papote en se croisant dans la rue, les magasins et participe à des événements de la ville comme le festival de danse annuel. Cypress Hollow ressemble en vérité un peu à une Stars Hollow de la côte ouest ! 
Mais voilà, Naomi qui est d'un naturel réservé n'arrive pas à s'intégrer parmi cette communauté avec qui elle aimerait pourtant partager d'autres moments que ceux passés dans son bureau à recevoir et ausculter ses patients.
C'est ici qu'intervient... Rig. Rig est médecin, il a passé des années sur les plate-formes pétrolières à intervenir en urgence auprès du personnel des derricks et revient à une vie plus calme auprès de sa famille, son père, son frère et son neveu. 


Rig et Naomi se sont rencontrés lors d'un congrès de médecins à Portland. Une folle nuit a suivi, une nuit sans lendemain. Du moins c'est ce qu'ils croyaient. Jusqu'à ce qu'ils découvrent que Rig n'est autre que le successeur du médecin qui partage le cabinet de Naomi et qui prend sa retraite. Naomi et Rig vont donc devoir travailler ensemble, et ce ne sera pas de tout repos car entre eux, il y a des étincelles !
Voici pour l'intrigue, qui est somme toute celle d'une romance assez classique !

Les deux personnages font tout pour résister l'un à l'autre, trouvant de nombreuses raisons pour le faire... et pourtant, ils sont irrésistiblement attirés l'un par l'autre. Même s'ils sont bien sympathiques, ils n'ont pas grand chose qui m'a réellement fait "accrocher" à eux et leur histoire d'amour ne m'a plus touchée que ça.


L'auteure n'évite malheureusement pas les écueils des personnages aux blessures profondes.
Une question me vient : les auteurs de romance pensent-ils que plus ces blessures profondes sont nombreuses et meilleure l'histoire sera ?
Ici, nous avons donc pas moins de quatre morts qui hantent nos vivants dont deux cancers, la palme revenant à la belle-soeur de Rig qui réussit le formidable combo jeune femme dans la fleur de l'âge + maman d'un petit garçon de deux ans + cancer !
Et en point bonus, la femme d'un collègue du père veuf qui succombe à la même maladie quelques années plus tard et lui rappelle de douloureux souvenirs.

 La mort c'est triste, on est d'accord. Mais ce genre de clichés est poussif et n'apporte pas grand chose à l'histoire à part un sentimentalisme qui ne m'a pas parlé. Les justifications sur le comportement de Naomi, froide avec tout le monde et coincée parce qu'elle a mal vécu le rejet de sa mère lorsqu'elle était petite était également remplie d'une psychologie de comptoir complètement téléphonée. Je ne vous parle même pas de la fin qui m'a achevée par ses révélations improbables.

Pourtant, j'ai lu cette histoire avec plaisir car à côté de ces aspects qui m'ont déplu, l'histoire d'amour n'est pas acquise dès le début et regarder ces deux là se tourner autour était plaisant. 
L'ambiance communauté de petite ville était agréable, bien que Naomi étant tout sauf incluse dans la communauté, on passe à côté de nombreuses choses.

Enfin en ce qui concerne le tricot, malgré les citations qui ont un rapport à chaque début de chapitre, il n'est finalement pas si présent. Naomi tricote un châle, mais vite dépassée par tout ce qui lui arrive, elle y consacre peu de temps... Je m'attendais à un récit autour de ce hobby, avec des filles qui tricotent ensemble et discutent point mousse et torsades, d'où ma petite déception sur ce point.

En bref, une romance sympatoche située dans une ambiance de petite communauté d'une ville californienne, mais les clichés sur les blessures douloureuses des personnages m'ont pas mal gaché le plaisir de la lecture. Dommage, mais ça se lit bien tout de même !

vendredi 22 février 2013

Alice au bal masqué, Caroline Quine


La vie n'est jamais vraiment tranquille pour Alice Roy - alors qu'elle s'apprêtait à se rendre à un bal costumé avec son cher Ned, la voilà témoin d'un cambriolage de la maison où a lieu le bal !
Les voleurs profitent de la fête pour se dissimuler sous leurs loups, s'emparer des objets de valeur et s'enfuir après avoir semé la pagaille en coupant l'électricité.
Cette bande de la cagoule noire n'en est pas à son coup d'essai : il reste encore de nombreuses riches demeures à cambrioler et la saison des bals ne fait que commencer !

Bien évidemment, Alice va s'en mêler, d'autant plus que son amie Linda risque de perdre son emploi au magasin qui organise les bals si on ne trouve pas rapidement les coupables.
Une intrigue traditionnelle des aventures d'Alice : nous avons au programme des indices mystérieux, des coupables qui s'évaporent dans la nature, des filatures, des personnages peu avenants qui mettent des batons dans les roues d'Alice... Ajoutons à cela l'ambiance festive des bals costumés d'été qui donne un cadre charmant à l'histoire !

Pourtant, l'atmosphère de cette histoire diffère un peu des autres que j'ai lues : un peu plus lourde, elle semble atteindre notre héroine, qui si elle n'abandonne évidemment pas, semble vraiment "pédaler dans la semoule".
Malgré toutes ses tentatives, elle ne parvient pas à arrêter les cambriolages qui se succèdent et son amie Marion, victime d'une agression, semble très atteinte par la situation...
Cette enquête donne donc du fil à retordre à Alice et j'ai senti le découragement me gagner face à son évolution lente.

Je vous rassure, Alice réussit tout de même à coincer les méchants à la fin ! (sinon ce ne serait pas une enquête d'Alice !)


Un dernier point qui m'a perturbée : j'ai emprunté ce roman et ai donc eu en main la toute dernière édition (les aventures d'Alice sont d'ailleurs désormais éditées non plus chez la bibliothèque verte, mais rose !). 
Je ne sais pas si la traduction a été revue, mais des éléments m'ont semblé étranges, notamment dans la façon de parler des héros. Quand je lis Ned interpeller Alice en criant "Hé salut ma vieille !", je trouve qu'il y a quelque chose qui cloche... Pas vous ?
Dommage car cette édition avec les illustrations de Marguerite Sauvage (que je trouve magnifiques) serait plutôt plaisante sinon...

Ce tome même s'il fut agréable ne restera pas parmi mes lectures favorites des aventures d'Alice. En revanche, il restera associé à mon attente pour aller visiter l'expo Hopper et j'imagine les maisons cambriolées comme autant de versions miniatures du Grand Palais...

D'autres billets sur Alice :
Alice et la maison hantée / Nancy Drew and the hidden staircase

mardi 8 janvier 2013

Will & will, John Green & David Levithan

Will & will (Will Grayson, will grayson)

John Green et David Levithan

Editions Gallimard (Scripto), 2011

384 pages


♪ ♫ The Vaccines : If you wanna









Will Grayson est un ado américain avec la vie qui va avec, ou presque : il se cherche, craque pour la jolie fille de son entourage, passe la plupart de son temps au lycée… Mais Will est aussi ami avec un personnage hors du commun : Tiny Cooper. Tiny est aussi exubérant que Will est transparent.

Tiny est une sorte d’armoire géante, très gay, parle fort, tombe amoureux 12  fois par jour et finit le cœur brisé (et tout le bahut est alors au courant), décide d’écrire une comédie musicale sur sa vie. Rien que ça.

Et il y a également un second Will Grayson. Ce Will là est blasé : tout, le bahut, ses potes, sa mère, tout lui semble insupportable. Sauf Isaac, avec qui il passe des heures à chatter sur internet. Avec Isaac, Will peut être lui-même.
Par un concours de circonstances les vies des deux Will Grayson vont se téléscoper…

J’ai lu, ado, un grand nombre de romans de ce genre qui racontent les vies d’ados américains. Je l’ai ouvert sans en attendre tellement, juste parce qu’on m’en avait dit le plus grand bien.
Mais ce n’est pas un roman pour ados comme les autres. Dès la vingtième page, cette citation m’a mis la puce à l’oreille :

"Quatre types font leur entrée sur scène. [...] Puis ils se mettent à jouer, et je ne saurais trop comment décrire leur musique hormis peut-être la comparer au lâcher de plusieurs centaines de milliers de belettes dans un océan en ébullition"

C’est un roman à deux voix, écrit par les auteurs John Green et David Levithan. Chacun incarne un Will Grayson et leurs styles différents façonnent la personnalité de leur Will. Pourtant, ils se rejoignent sur une chose, c’est l’humour de leurs personnages.

Mais ce n’est pas qu’un roman drôle. C’est un roman qui parle des sujets qui touchent les ados, sans les prendre pour des débiles (comme c’est parfois le cas dans les œuvres qui s’adressent à eux). 


Un roman nuancé, sensible, qui parle de la quête de soi-même, de l’identité, du fait de s’accepter soi-même et du rapport aux autres. Dans ce livre, ce ne sont pas des thèmes qui concernent uniquement les homosexuels : ici, tout le monde, hétéro ou homo est dans le même bateau pour apprendre à grandir et s’accepter, pour pouvoir vivre avec les autres. 

C’est aussi un roman qui inclut les parents, souvent absents des livres de ce genre, alors qu’ils demeurent très importants dans la vie d’un ado.

C’est un roman avec des dizaines de répliques qui font mouche, que ce soit parce qu’elles font rire, réfléchir, ou émeuvent.
 C’est un roman avec des personnages incroyablement humains, qui agacent parfois mais qu’on ne peut s’empêcher d’adorer (et qu’on est triste de quitter).

C’est un roman qui n’est pas « genré », qui s’adresse aux garçons et aux filles sans distinction.

 Et c’est aussi un roman avec une comédie musicale si réjouissante qu’on aimerait pouvoir la voir en vrai.

Si j’avais un ado sous la main, je lui collerais direct ce livre sous le nez. Mais je le conseille à tous : un roman qui contient tous ces éléments qui en font un bouquin génial, ce n’est pas si courant, y compris dans la littérature « adulte ».

Et je meurs d’envie de lire tous les autres romans des deux auteurs. Je crois que j’ai attrapé la greenite aigue !
L'avis de Mlle Pointillés qui m'a donné envie de découvrir ce roman ! 

mercredi 2 janvier 2013

Une (irrésistible) envie d'aimer, Meg Cabot


Meg Cabot fait désormais partie des auteurs dont je retrouve les livres toujours avec un grand plaisir. Cela faisait un moment que je voulais découvrir cette série, qui semblait être plus adulte que les autres, notamment les Princess Diaries. 

J’y ai fait la connaissance de Heather, ancienne pop star, qui était la reine des supermarchés quand elle avait quinze ans, mais qui aujourd’hui mène une vie bien différente : sa mère s’est enfuie avec son producteur (en prenant au passage tout son argent) et a quitté son petit ami et sa maison de disques lorsqu’elle en a eu marre des chansons ras les pâquerettes qu’on lui proposait. Sans famille et sans argent, la voilà donc directrice adjointe du dortoir de la résidence de l’université de New York (car oui c’est un dortoir, mais pour donner une impression de confort et de sécurité supplémentaires aux étudiants, on dit résidence. Meg Cabot semble partager mon agacement face aux gens qui préfèrent appeler un chien un chat...) et partageant la maison du frère de son ex, Bradjason (j'avoue, je ne me souviens plus de son nom, mais on va dire qu'il s'appelle comme ça), pour lequel elle craque complètement, forcément.
Sa vie n’est donc déjà pas simple, mais en plus, des événements étranges se déclenchent dans sa résidence : des jeunes filles en apparence bien sous tous rapports et plus du genre bosseuses que fêtardes sont retrouvées mortes dans la cage d’ascenseur. Tout le monde pense qu’elles s’adonnent à la pratique du « surf » qui consiste à sortir par la porte de secours d’un ascenseur pour se retrouver sur la cabine et ensuite sauter d’ascenseur en ascenseur quand ceux-ci se croisent (bon j’avoue que je vois pas forcément comment c’est possible, j’ai comme l’impression que nos ascenseurs ne sont pas pareils qu’aux USA, mais passons).
Alors que tout le monde traite l’affaire avec un certain dédain, Heather est persuadée que ce ne sont pas des jeux alcoolisés qui ont mal tourné, mais bel et bien des meurtres. Pour le prouver, elle commence donc sa propre enquête avec l’aide de Bradjason, qui en plus d’être beau et sympa (et de posséder en vrai un prénom moins pourri que Bradjason), exerce le mystérieux métier de détective privé (j’avoue que ça a un côté film noir des années 30 et chapeau mou qui en jette, non ?).

Je ne vous en dis pas plus sur l’intrigue, à vous de découvrir le fin mot de l’histoire en lisant le livre ! L’enquête policière n’est pas exceptionnelle, mais ce qui importe surtout dans ce livre, est le personnage d’Heather, doté d’une personnalité si peu conventionnelle par rapport à la plupart des héroines qu'on rencontre dans ce genre de romans. Déjà, Heather a un passé peu atypique : enfant-star, elle a connu la retombée du succès, qui l’a endurcie et lui a donné du caractère. Les scènes où elle a affaire à son ex mou du genousont irrésistibles, et je les ai lues en criant intérieurement : "GO HEATHER!!"
En plus, elle demeure profondément gentille et généreuse, et se donne corps et âme pour empêcher qu’il y ait de nouvelles victimes parmi ses étudiants. Malgré ça, elle n’est pas parfaite et c’est tant mieux : depuis la fin de sa carrière, elle a pris du poids, et se le fait souvent remarquer. Sa difficulté à gérer son image d’elle-même et le regard des autres est très juste et touchante.D'autant plus que si elle n'aime pas se faire traiter de grosse, elle aime encore moins les régimes et les légumes vapeur (sur ce point, on la comprend très bien).

En résumé, un livre qui divertit, mais qui le fait très très bien, avec un personnage attachant que j’ai hâte de retrouver pour la suite (ouiiii je veux savoir si elle va finir avec son détective ! Promis pour le tome suivant je vous retrouve son nom). C’est pour toutes ces raisons que j’aime Meg Cabot et que c’est toujours un bonheur de lire ses livres !

jeudi 27 décembre 2012

Flocons d'amour (Let it snow)



Si pour vous, période de Noël rime avec lectures sucrées, pleines de neige, de chocolat chaud et d’histoires d’amour, alors ce livre est pour vous !
Et une petite chanson pour se mettre dans l'ambiance !

Trois auteurs, Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle se sont associés pour écrire trois nouvelles de Noël (Le Jubilé express, Un miracle de Noël à pompoms et Le saint patron des cochons) dont les protagonistes se croisent dans la petite ville de Gracetown, victime de la plus grosse tempête de neige depuis cinquante ans.


Jubilee, 17 ans, aime la période des fêtes même si ses parents sont un peu excessifs à cette époque, au point de se retrouver en prison pour avoir été mêlés à une bataille dans un salon de céramiques d’un village de Noël. Résultat, la voilà obligée de renoncer au réveillon avec son amoureux, le parfaité Noah, et de prendre le train direction la Floride chez ses grand-parents.
Elle n’arrivera pas aussi loin, puisque la série des catastrophes continue et que son train est coincé par la neige à Gracetown. Plutôt que de rester dans le train où sévit un groupe de pom-pom girls, elle se réfugie à la « Waffle house » à côté des rails. C'est là qu'elle rencontrera un garçon avec qui elle aura plus de points communs qu'elle ne pensait...


Tobin pensait lui aussi passer un réveillon tranquille… Mais la tempête va également chambouler ses projets. Alors que ses parents sont coincés à Boston et qu’il était parti pour regarder la série des James Bond avec ses amis JP et Le Duc, son ami Dun, serveur à la Waffle House l’appelle : les pom-pom girls du train de Jubilee ont débarqué. 
Imaginons ce que représente pour des adolescents une bande de pom-pom girls désoeuvrées… Une course s’ensuit pour être les premiers à ramener à la Waffle House le twister réclamé par les jolies filles. 

Enfin, nous découvrons l’histoire d’Addie qui est malheureuse comme les pierres parce qu’elle n’est plus avec son copain et devra, pendant une longue journée se rendre compte qu’elle est centrée sur ses problèmes au point d’en oublier les autres autour d’elle.



J’ai beaucoup aimé les deux premières histoires, dont les personnages sont un peu dépassés par les éléments et qui devront renoncer à leur perspective d’un Noël tranquille. 
J’ai tout de même trouvé l’histoire d’amour de la première nouvelle, Le Jubilé express un peu facile, et au final c’est l’histoire de John Green qui m’a le plus marquée (ce qui me conforte dans l'idée que cet auteur est à suivre, je vous reparle d'un autre de ses livres très bientôt !). Sorte de petite épopée dont le but disparait peu à peu (à la fin, arriver avec le twister pour les pom-pom girls n’a plus aucun intérêt aux yeux de Tobin), elle m’a beaucoup fait rire et l’histoire d’amour reste la plus attachante.


En revanche, Addie, l’héroine de la dernière nouvelle m’a semblé insupportable, et s’appitoyant sur des problèmes qu’elle a elle-même causés. L’histoire annexe, sur le petit cochon à récupérer m’a semblé sans intérêt et les dialogues décousus m’ont fait me demander où l’auteure voulait en venir.

Tous ces personnages, d’abord séparés, vont se croiser furtivement avant de se recroiser de plus en plus, la ville de Gracetown étant plutôt petite, et j’ai beaucoup aimé les clins d’œil discrets faits aux personnages des autres nouvelles.


Au final, un livre qui ne révolutionne pas la littérature, mais une lecture de saison légère, très sympathique et remplie de neige, de sucre d’orge et de christmas spirit !

Toutes les photos qui illustrent parfaitement l'ambiance du livre ont été prises sur le tumblr Seasonal love.

Flocons d'amour
De Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle
Editions Hachette, 2010