lundi 16 décembre 2013

Un chant de Noël, Lucie Papineau et Stéphane Poulin


Grand classique des histoires de Noël, la nouvelle Un chant de Noël (parfois aussi traduit sous le titre Un conte de Noël) de Dickens a fait l'objet de nombreuses adaptations et réinterprétations.

Lucie Papineau et Stéphane Poulin ont ici réinterprété cette histoire dans un bel album pour enfants, tout en lui restant très fidèles.

Le vieux Scrooge se transforme en petit cochon orphelin du nom de Boustru, qui déteste Noël et préfère largement compter et recompter ses jouets plutôt que d'écouter les chants des enfants abandonnés qui vont de porte en porte ou de sentir l'odeur du pain d'épice...

Mais le soir de Noël, alors qu'il tente de trouver le sommeil, une petite souris vient le voir.

« Tu as fermé ta porte à la magie de Noël, lui dit-elle. Mais nous les souris, lui avons ouvert la notre... »

Et alors que résonnent les douze coups de minuit, elle l’entraîne dans une bien étrange aventure...


Cette bien belle relecture du chant de Noël permet aux enfants de s'identifier au personnage de Boustru, qui cache derrière sa froideur une solitude dont il prend conscience lorsque la petite souris lui montre la magie des Noëls passés, présent et futurs.

Elle est accompagnée de magnifiques illustrations dans des teintes sombres et froides de brun, bleu et gris qui plongent le récit dans une douce mélancolie.

Mais je vous rassure... C'est une histoire qui finit bien !


A lire pour découvrir ou redécouvrir ce conte de Noël !

Lucie Papineau et Stéphane Poulin, d'après l'histoire de Charles Dickens,
Editions Dominique et compagnie, 2004

jeudi 12 décembre 2013

Playlist de Noël


Chaque année c'est le même rituel...
Je vous ai déjà dit que j'associe les différentes musiques que j'écoute à la période de l'année... Avec l'automne, c'est ma playlist folk et la BO de Juno que j'écoute en boucle. Puis vient novembre, les jours raccourcissent et je ressors mes cds de chanteurs de jazz... Jamie Cullum, Michael Bublé et Peter Cincotti sont dans le top 3.
Puis au fur et à mesure que le mois s'écoule, ça me démange de plus en plus de ressortir les albums de Noël... Cette année, j'ai failli craquer fin novembre et on m'a retenue. Alors dimanche dernier, pour fêter l'arrivée du mois de décembre, j'ai écouté en boucle mes deux albums chouchous, Christmas de Michael Bublé et A very she & him christmas.


Très différents, ils se complètent parfaitement. Bublé revisite et modernise les classiques de crooners et sa voix chaude ainsi que les arrangements plongent dans une atmosphère de Noël dont je ne me lasse pas. Ses versions ont du "peps" comme par exemple sur Santa Claus is coming to town, ou ma préférée de l'album, Blue christmas.
Il y a également Feliz Navidad. Ce n'est pas la meilleure, mais pourtant quand je l'écoute, elle reste coincée dans ma tête et je ne peux m'empêcher de la chanter en boucle (au plus grand malheur des gens qui m'entourent !)
Un album à écouter aussi sur son baladeur pour danser seul dans la rue pour se réchauffer…


Beaucoup plus serein, l'album de Noël du groupe She&Him est parfait pour accompagner les soirées d'hiver. La voix atypique, à la fois grave et douce de Zooey Deschanel revisite dans un tout autre genre les classiques et j'aime l'écouter le soir en lisant avec un thé pendant que le sapin clignote et que les bougies parfumées brûlent…
Très difficile de choisir une chanson à vous faire écouter… Si vous aimez, écoutez tout l'album !



Cette année, c'est Mary J Blige qui a sorti son album, A very Mary Christmas (ce jeu de mots me laisse songeuse). Après une écoute, je suis moyennement emballée, certaines chansons sont sympa, j'accroche moins sur d'autres… Mais les chansons de Noël version r&b ça change finalement !
Et vous qu'en pensez-vous ?

Je vous ai présenté mes deux albums chouchous, mais j'adore également les versions des crooners, des chanteuses de jazz, d'Elvis…

Pour plus de choix, rendez-vous sur ma playlist de Noël !
Et en bonus, en particulier pour Mya… Retrouvez la vidéo du spectacle spécial de Noël de Michael Bublé. Du miel pour les oreilles (et aussi pour les yeux non ? ;) )






mardi 3 décembre 2013

Ho ho ho!


It's that time of year... again.

Chaque année, je vois arriver Noël avec le même enthousiasme, la même envie d'emplir le mois de décembre de rouge et de vert, de cannelle, de musique festive, de rubans et de chocolats...

Noël peut aussi être le moment des excès, de la consommation frénétique et pour ça, certaines personnes n'aiment pas cette période... Mais elle n'est que ce qu'on en fait, et si le côté "obligatoire" et consumériste me dérange, je n'en garde que l'esprit, d'autant que depuis quelques années, avec le développement de sites comme Pinterest et du Do It Yourself, cela a bien plus de charme de faire les choses soi-même.


C'est devenu une tradition de participer à un challenge de Noël au mois de décembre et cette année ne fera pas exception à la règle !
Mais cette année, il n'y a pas un, mais deux challenges de Noël ! Lequel choisir donc ?
Eh bien j'ai choisi de ne pas choisir !


Je sais que Mya est exactement dans le même état d'esprit et c'est avec plaisir que j'ai vu que, cette année, elle reprenait un challenge qui allie lectures, cinéma, musique, recettes et décorations sans pour autant être très contraignant (à chacun de voir ce qu'il entend par lectures de Noël, Mya propose également un calendrier de publications, mais qui reste optionnel..), c'est-à-dire pile ce qu'il me fallait après la période à vide que j'ai connue ces derniers mois et dont j'espère sortir durablement à l'occasion de Noël !
Si vous souhaitez nous rejoindre et avoir plus d'informations sur le challenge de Mya, c'est par ici que ça se passe !


Mais je suivrai également attentivement le foisonnant challenge Il était une fois Noël organisé par Samarian, Petit Speculoos et Chicky Poo, qui pour l'occasion font aussi un marathon de lecture le week end prochain. C'est avec un peu de tristesse que je dois passer mon tour pour cette fois, mais ce week end ont lieu les Transmusicales, festival incontournable de musique à Rennes, et je sais que je n'aurai pas une minute ! Heureusement qu'il reste tout le mois de décembre !
Si vous voulez vous inscrire, c'est ici !

Il faut maintenant que je rassemble les décorations de Noël, ma pal spéciale, que je me lance dans les DIY que j'ai repérés, que je sélectionne les recettes que je veux faire... On n'aura pas trop d'un mois entier !

Joyeux mois de décembre !

jeudi 28 novembre 2013

L'air d'été est rempli de promesses, une enquête d'Isabel Dalhousie, Alexander McCall Smith

Enfin un billet lecture par ici... La panne d'écriture est derrière moi, j'espère !


Nous retrouvons dans ce nouveau tome la philosophe et détective à ses heures perdues Isabel Dalhousie. Sa vie a bien changé depuis les premiers tomes : mariée et maman d’un petit garçon, elle respire la joie de vivre… Mais s’il y a bien quelque chose qui n’a pas changé, c’est sa capacité à se retrouver mêlée aux problèmes des autres.

Cette fois-ci, c’est carrément une voisine qui en entendant parler du problème d’un de ses amis lui a conseillé de s’adresser à Isabel ! Duncan Munrowe l’invite donc dans son château à l’écart d’Edimbourg pour lui raconter le malheur qui lui est arrivé : à l’occasion d’une journée du patrimoine où sa demeure était ouverte au public, on a dérobé le tableau le plus précieux de sa collection, un Poussin auquel il est infiniment attaché.
Rapidement, les voleurs se font connaitre et réclament une rançon… Peu importe pour Duncan, le plus important est le tableau. Isabel va donc l’accompagner dans le jeu de piste lancé par les voleurs…


Bien que je n’aie pas lu tous les tomes de la série des enquêtes d’Isabel (celui-ci est le neuvième), j’ai retrouvé son univers avec un grand plaisir. Hormis sa vie qui a changé depuis son mariage et la naissance de son fils, on la retrouve égale à elle-même, toujours pleine de bonne volonté envers les autres et se lançant dans des réflexions philosophiques à partir de chaque situation du quotidien. Cet aspect qui peut rebuter certains lecteurs est sans doute ce qui m'a le plus plu. L'enquête n'est finalement qu'un prétexte, et passe parfois au second plan. Certes, ces réflexions ne vont parfois pas bien loin, et le but du roman n'est pas de se transformer en essai de philosophie ; mais cela fait son originalité.


Edimbourg, vue depuis Calton Hill (source)

L'un des principaux atouts d'une série est de s'attacher aux personnages, les connaitre de mieux en mieux et les voir évoluer. Une grande partie du plaisir que j'ai eu à me plonger dans ce roman était de retrouver des personnages que je connaissais, mais également de les voir évoluer, changer. Isabel semble dans ce tome bien plus heureuse, en paix avec elle-même et les autres. J'ai été étonnée de me réjouir pour le bonheur d'un personnage fictif, mais il est vrai que plus les tomes passent et plus j'apprécie ce personnage et son univers.

 L'écriture d'Alexander McCall Smith est fluide, drôle, on ne voit pas le temps passer. Ses romans sont à savourer par des après-midis d'automne ou d'hiver, avec un thé, des shortbreads et un plaid (à motifs écossais of course! ;)

Editions des Deux Terres, septembre 2013, 296p.

Le billet de Milly sur le roman

jeudi 31 octobre 2013

Happy Halloween!



Ce soir, les morts se réveillent... Qu'avez-vous de prévu pour l'occasion ?
Pour ma part, ce sera une soirée tranquille dans un pub de Paris entre amis...
(gif trouvé sur un billet de Fondant)

Mais pour le reste du week end, un potimarron, des lectures et visionnages de circonstance (Les sorcières de North Hampton, Sombres citrouilles, des épisodes de séries spéciaux et le revisionnage du second Twilight) et une balade dans les feuilles mortes au Père Lachaise (si le temps le permet) sont au programme...
Le tout accompagné de la très chouette playlist du blog d'Eléonore Bridge.

Les copines, elles, se sont données à fond : Halloween chez SylFondantSandyL'or Rouge


Sinon, une petite nouvelle !
Comme vous l’avez peut-être constaté, je semble un peu perdue niveau organisation de blog en ce moment. J'ai ressenti le besoin d'un grand ménage.
Après avoir changé l’url du blog, j'ai finalement décidé de créer un deuxième petit coin, pour pouvoir séparer les différentes choses dont j’aime parler.

Je garde bien sur celui-ci pour les livres et éventuellement d’autres articles ayant un rapport avec la culture (musique, ciné, exposé…), le deuxième sera plus personnel, pour parler de la vie, faire mes chères seasonal listes, vous montrer mes photos…

Bienvenue donc... dans le coin de Touloulou.

jeudi 26 septembre 2013

Bonjour septembre


Bonsoir,
Bonsoir...
(mon obsession musicale de l'été)

La dernière fois que j'ai écrit quelque chose sur ce blog remonte à maintenant bien longtemps. Comme chaque année, avec le retour des beaux jours, j'ai été incapable de rester bien longtemps derrière mon ordinateur et de planifier des billets de lectures, de photos et d'autres choses.
Cet été encore plus que les autres, le besoin de m'éloigner s'est fait ressentir, s'éloigner en disant à bientôt, pour mieux revenir.
Il s'en est passé des choses pendant ce temps, à la fois formidables pour certaines d'entre elles et bien moins gaies pour d'autres... Il a également fallu du temps pour digérer tout cela, et repartir du bon pied.

Cet été, je ne voulais pas qu'il se termine, à la fois parce qu'il a été formidable et parce qu'avec sa fin, je laisse des choses derrière moi. Alors j'ai un peu prolongé en septembre le plaisir, la liberté de me sentir en vacances. 
Depuis quelques jours, l'automne arrive et j'ai sauté dans les premières feuilles mortes ce week end. Une envie de retourner un peu en enfance pour mieux repartir...

J'ai changé l'url du blog parce que l'ancien ne me convenait plus, n'oubliez pas de noter la nouvelle ! 
Et pour relancer la machine, un petit tag de la part de Fondant qui cette année encore plus que les autres m'a donné envie d'automne, et m'a aidée à me convaincre qu'il fallait laisser l'été passer.



Comme j'aime n'en faire qu'à ma tête, plutôt que des révélations sur moi (vous savez déjà beaucoup de choses !), voici sept petits moments de mon été...


J'aime Paris surtout à la fin du printemps et au début de l'été. On revit, on finit la journée sur les quais en profitant de la douceur de l'air. En juillet, la ville commence à se vider et le rythme ralentit...
L'aménagement de la berge rive gauche a créé un grand espace où on pouvait se balader à pied, en vélo, trottinette... et voir une expo de photos, jouer à la marelle, manger un burger ou un sandwich libanais...

L'été était aussi synonyme de concerts gratuits. J'ai pu en profiter pour voir Jake Bugg et les Babyshambles (vu le taux de présence de Pete Doherty à ses concerts, c'était une chance !) un des premiers soirs de chaleur et ai aperçu Miles Kane avec un costume scintillant de toute beauté.

Après 4 ans, je suis retournée en Suède pour une semaine de vacances à Göteborg. Quel plaisir de retrouver le rythme suédois, et de mieux découvrir cette ville où je n'avais fait qu'un bref passage (plus de détails et de photos dans un article à venir).

J'ai également fui la chaleur au bord de la mer... 
Des baignades dans la Manche (mon gêne breton me rend peu frileuse quand il s'agit de se baigner !), des glaces, mais également la redécouverte de la jolie ville d'Honfleur et de la maison natale d'Erik Satie qui vaut le détour, l'unique étoile filante de l'été (je l'ai attendue celle-là !), un pique-nique de nuit improvisé sur une aire d'autoroute, voir la route défiler en écoutant Pink Floyd, FAUVE et Radiohead, et l'émotion de voir le soleil se coucher sur la plage en ne souhaitant être nulle part ailleurs.

(cette photo n'est pas de moi)
Un petit tour pour rendre visite à Marie-Antoinette dans son domaine une chaude journée d'août.
Les touristes qui passent en vitesse à Versailles se contentent du château et d'un tour rapide des jardins, et ne vont pas jusqu'aux Trianons qui pourtant valent le détour. On peut y voir plusieurs portraits de la reine par Elisabeth Vigée-Lebrun, et se balader dans le parc, en passant par la petite ferme qu'elle fait aménager, l'enclos des animaux, une petite grotte perdue... 
A la tombée du jour, nous étions comme seuls au monde, avons croisé un chat nommé Eros (le gardien des lieux ?) et au moment où nous étions sur le point de repartir, avons assisté par hasard à un feu d'artifice donné dans les jardins. Je n'ai même pas besoin de dire que cette journée fut magique.

Il y a maintenant dix ans qu'est sorti le cinquième Harry Potter, le tout premier que j'ai lu en anglais (je n'avais à l'époque pas tout compris, notamment au niveau des descriptions, malgré le lexique que j'avais fait en regardant les mots que je ne connaissais pas dans le dictionnaire...). Pour l'occasion, j'ai entamé sa relecture (mise à mal par la taille du livre qui m'empêche de le prendre dans le métro et mon incapacité à rester concentrée sur un seul livre plus de quelques pages).
Depuis j'ai appris que JK Rowling avait sorti un autre roman sous un pseudonyme (hiiiiiiiiii), aussitôt commandé et mis sur le haut de la pal über-prioritaire, et qu'une nouvelle série de films tirée de l'univers d'Harry allait bientôt sortir (re hiiiiiiiiiiiiii!!!)
Pour oublier la rentrée, j'ai donc entamé un marathon au long cours des films de la saga. Oui, je les ai vus des tas de fois, et je connais l'histoire par coeur, mais l'émotion en les revoyant est toujours la même. 



Après avoir entamé le recueil des lettres de Juliette Drouet, sa maitresse, je me suis rendu compte que je n'avais aucun livre de Victor Hugo que pourtant j'adore. J'ai aussitôt remédié à ça en me procurant les Contemplations. Il n'y a pas de mots pour exprimer le bonheur de retrouver ses mots, surtout face à la mer un jour maussade.

Je ne taggue personne, cet award a déjà bien tourné. 

Je sais que c'est tard pour dire ça mais... Bonne rentrée à tous !

"L'été qui s'enfuit est un ami qui part."
Victor Hugo

mardi 23 juillet 2013

Haut les coeurs

 

Blog en pause pendant l'été

Je reviens dans quelques temps... En attendant, portez-vous bien !

mardi 18 juin 2013

Fukushima, récit d'un désastre, de Michael Ferrier


Fukushima, un mot qui résonne encore dans nos esprits.
Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 a eu lieu à l’est de la côte Pacifique du Japon, suivi d’un tsunami ravageur et de l’endommagement d’une centrale nucléaire.

Un séisme qui a également fait se déplacer l’axe de la rotation de la terre de dix centimètres… « alors imaginez ce qui s’est passé avec ces maisons » qui étaient sur la côte à proximité de l’épicentre.

Michael Ferrier enseigne la littérature à Tokyo et a publié plusieurs livres sur le Japon. Il était dans la capitale lorsque le séisme a eu lieu et raconte, avant de partir, vers le nord, voir par lui-même ce qu’est devenu son pays d’accueil.

Le Japon contient 20% des secousses les plus violentes au monde apprend-t-on dans le récit de Michael Ferrier. Si l’on n’est pas japonais, il est fort probable que l’on n’a jamais connu de séisme violent. Pourtant, à la lecture des mots de M. Ferrier, on pourrait presque croire qu’on y est.
Il dit d’abord les sensations : les bruits, les fleurs qui embaument malgré les secousses, la terre qui ondule sous soi. Il dit avec sa prose ce qui ne devrait pas pouvoir être traduit en mots, et l’on a la chair de poule, on continue sa lecture fasciné tout en se raccrochant à ce qui nous rattache à la terre ferme, comme si sous l’effet des mots, la terre pouvait aussi se mettre à trembler à des milliers de kilomètres de là, plus de deux ans plus tard.

"Tout en la guettant du coin de l'oeil, je prête l'oreille à cette rumeur qui monte, qui s'agrandit. C'est un bruit de mandibules, ténu et formidable, un langage de termites. Un idiome étrange, grêle et rude, fait de crissements de graviers et de petits coups de bec, un dialecte d'insecte."
Il raconte le Japon dans les jours qui ont suivi la catastrophe avec l’œil neuf d’un étranger qui pourtant vit dans ce pays et est embarqué dans cet événement au même titre que tous les habitants de l’île.

Il part vers le nord de l’île, découvrir la réalité abasourdissante. Il écoute ce que les survivants ont à dire.

« Ils me racontent, ils me racontent encore, parfois avec des larmes au bord des yeux, avec des tremblements dans les mains. Il faut que je les écoute, il ne faut pas que je flanche, ils ne flanchent pas, eux. Ils vont jusqu'au bout de leur parole, ils me le disent, dans leur désordre même, dans la fureur qui s'est emparée du récit."

Odaka, village fantôme situé à une douzaine de km de Fukushima
Photograph by James Whitlow Delano/Redux (source ici)

Dernière étape du voyage, Fukushima. La radio égrène les taux de radioactivité comme on le ferait ailleurs avec la météo du jour. Juste avant la zone interdite, les agriculteurs de la région, autrefois réputée pour ses légumes, son saké et ses boeufs, racontent aussi. Les autorités et Tepco qui disaient qu'il n'y aurait jamais de catastrophe, les bêtes confinées au-delà de la limite qu'on entend agoniser à des kilomètres. Et puis l'atmosphère irréelle quand on franchit cette fameuse limite. L'absence de bruit, les rares voitures qui semblent fuir. 

"Il est difficile de décrire ce que l'on ressent quand on arrive dans un de ces villages fantômes. D'abord, le silence est colossal, un silence profond et qui semble sans fin. J'ai l'impression d'être devenu sourd. Le cri des corbeaux, le ronflement des moteurs, l'aboiement des chiens, c'est comme s'ils n'avaient jamais existé. Le vent même a disparu."

Ces villages fantômes ont été évacués, oubliés. Et aussi incroyable que celui puisse paraitre, avec eux a été oubliée toute mesure de prudence.
Certes, une zone au delà de laquelle il est interdit de rester a été créée. Certes, les 34 000 enfants de Fukushima sont équipés de dosimètres permettant de calculer le taux de radioactivité. 
Mais ces demi-mesures semblent superflues et inefficaces, alors même que le discours ambiant est "tout va bien". Portez un chapeau, lavez-vous les mains et vous éviterez toute contamination, dit-on dans la préfecture de Chiba.
Pendant que tout le monde préfère oublier la réalité, les particules nucléaires, silencieuses, continuent de s'échapper de la centrale de Fukushima. 


A travers son ressenti personnel, Michael Ferrier nous transmet un récit implacable sur la catastrophe de Fukushima. Ses mots frappent, bouleversent, prennent à la gorge et réussissent à raconter l'irracontable. 
Alors que les traces de la tragédie sont encore bien visibles dans la région de Sendai, le Japon pense pourtant déjà à reconstruire de nouvelles centrales.  Un livre nécessaire, publié un an après les événements, qui nous rappelle pourquoi il est urgent de ne pas oublier Fukushima, à l'heure où il est bien plus facile d'avoir la mémoire courte.

"Contrairement à ce qu'on a pu lire ou entendre ici ou là, Fukushima n'est pas une apocalypse. Ce n'est pas un accident total (encore que celui-ci soit toujours possible). Mais d'une certaine manière, le pire a déjà eu lieu, il est là, tout autour de nous. 
C'est une catastrophe en gargouillis, non en apothéose. Une sorte de dégringolade quotidienne, systématique. Ce n'est pas une extermination violente, c'est un état létal - et désormais de plus en plus létal. Par petites doses, une sorte d'homéopathie à l'envers, une forme dévitalisée de la vie." 


J'ai reçu un exemplaire supplémentaire de ce livre, que je vous propose donc de gagner.
Pour cela, je tirerai au sort une personne parmi ceux qui m'auront donné la réponse à la question suivante (petit clin d'oeil au mois anglais) :

A quoi fait référence la couverture de l'édition poche Folio de ce livre ? (très dur ;) )

Réponse par mail (touloulou.books [@] gmail.com) avant le 24 juin de la part de personnes déjà passées par ici ou croisées ailleurs (forums, facebook, twitter que sais-je...)

Merci à Livraddict et aux éditions Folio

dimanche 16 juin 2013

Sponge cake!


Je souhaitais faire une petite recette à l'occasion du mois anglais... J'ai profité d'un week end en belle-famille pour fouiller dans les livres de ma belle-mère anglaise.
C'est là que j'ai trouvé ce livre de recettes britanniques et dedans la recette du sponge cake, simplissime ! Accompagné de confiture de myrtilles, un gateau parfait pour le tea time !

Ingrédients
175g de sucre
3 oeufs
50g de beurre
30ml d'eau
1/2 cc d'extrait de vanille liquide
125g de farine

Consignes
Pour faire ce gateau, il vous faudra deux moules spéciaux, appelés en anglais sandwich tins et ressemblant à ceci :
Recouvrir ces deux moules de papier sulfurisé et beurrer le papier
Fouetter au batteur électrique le sucre et les oeufs pendant 10mn. 
Mettre l'eau et le beurre dans une casserole et chauffer doucement jusqu'à ce que le beurre soit fondu.
Ajouter ce mélange et la vanille au mélange oeufs-sucre.
Tamiser la farine et l'ajouter au mélange.
Verser dans les deux moules et donner un coup pour que le mélange soit bien réparti.
Cuire au four à 190°C pendant 20-25mn. Le gateau est cuit lorsqu'il rebondit quand on lui donne un petit coup.
Sortir les moules du four, après environ 3mn, sortir les gateaux des moules et les laisser refroidir.
Quand ils sont refroidis, tartiner de confiture et mettre l'un sur l'autre.
Servir avec un thé of course!


vendredi 14 juin 2013

Some English sound for the English Month!

Aujourd’hui, secouons nos cheveux but let’s keep rythm buddies ! On se réveille en musique pour le mois anglais ! 

J’ai commencé une playlist spéciale qui j’espère vous plaira, mais comme parmi les vieux groupes tous ne sont pas sur deezer, complétons avec quelques vidéos.


Les billets musicaux sont d’ors et déjà nombreux chez les participants. Il faut dire que si les anglais sont bons dans plusieurs domaines, le rock en est assurément un !

Ce genre apparu aux Etats-Unis a pourtant été bouleversé quand plusieurs groupes anglais s’en sont emparés dans les années 60, avec aux premiers rangs évidemment les Beatles et les Rolling Stones.

Guéguerre historique entre ces deux groupes… On dit souvent que les fans des uns ne peuvent être ceux des autres. De quel côté votre cœur balance ?
 Pour ma part, je suis team Beatles all the way!
Le mélange des talents de Lennon et Mc Cartney fait de chacune de leurs chansons une merveille.



Plus tard, les anglais ont toujours été là lors des arrivées des nouveaux genres : le rock progressif psychédélique des années 70, comme avec Cream, et son album Disraeli Gears dont la pochette envoie de la couleur à vous rendre aveugle !

 C’est le groupe dans lequel a commencé Eric Clapton avant sa carrière solo.




J’aime beaucoup l’énergie qui se dégage de leurs chansons, comme I feel free (qui est ma sonnerie de téléphone au passage).
 
Dark side of the moon de Pink Floyd, à écouter dans son intégralité (c’est un concept album, le groupe avait tenté d’interdire la vente séparée des morceaux sur itunes car il trouvait que ça le dénaturait). Je mets parfois ce disque quand les enfants au boulot sont trop agités, effet zen garanti ! A écouter également quand le soleil se couche sur la ville en été… (j’ai écouté cet album en boucle lors de mon dernier séjour londonien). 


Entre ces genres, David Bowie assez difficile à faire rentrer dans des cases tant il a été un caméléon, étant lui-même à l’origine des tendances…On parle beaucoup de lui ces derniers temps, avec la sortie de son nouvel album. Ca donne envie de se replonger dans ses vieilles chansons.

"I ! I will be king
And you ! you will be queen
We could be heroes 
Just for one day"

Et pour finir une version de Space oddity toujours de Bowie qui a déjà pas mal tourné, mais je ne m'en lasse pas tant elle est magique, chantée par Chris Hadfield depuis l'espace...


Demain, suite et fin de ma petite sélection de rock anglais !