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jeudi 8 novembre 2012

Embrouilles à Manhattan (boy meets girl 2), Meg Cabot


Kate a 25 ans, vient de larguer son copain musicien commitment-phobic, a une chef tyrannique aux RH du New York Journal et dort sur le canapé de sa copine Jen en attendant de trouver un appart qu’elle peut se payer à New York. Bref, Kate est une héroïne typically made by Meg Cabot, un peu paumée, qui galère dans la vie et à qui des choses pas du tout prévues vont arriver…

Car Amy, la chef tyrannique en question décide sans se soucier des formalités légales de faire virer Ida Lopez, responsable du chariot des desserts à la cantine parce qu’elle a offensé son fiancé. Lorsque Mitch Herzog, le frère dudit fiancé (vous suivez ?) est appelé à s’occuper de la poursuite pour licenciement abusif d’Ida, Kate va se retrouver au cœur des ennuis…


Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que c’est un roman épistolaire composé de mails, lettres, tickets de caisse, et d’extraits du journal intime de Kate, ce qui rend l’histoire très originale. 

Je l’ai déjà dit, Meg Cabot a le don pour m’embarquer dans ses histoires, pleines d’humour, avec des héroïnes qui détonnent, qui sont bourrées de qualités qu’elles ignorent et d’une humanité finalement pas si courante dans les romans. Ici, Kate est un mix de Mia et d’Heather, les deux héroïnes respectivement du Journal d’une princesse et d’Une irrésistible envie de… 

Embrouilles à Manhattan est un roman pour adultes, alors que les autres étaient pour les ados, voire pour jeunes adultes, mais on retrouve le style de Cabot sans soucis. L’histoire d’amour avec l’avocat est délicieuse (Mitch mérite d’être presque mis au niveau de Mark Darcy dans la catégorie avocat ultra craquant qui va tomber sous le charme de l’héroïne à son insu) et la méchanceté de son frère et d’Amy est tordante. 

Bref, c’est la parfaite lecture pour passer un bon moment et rire. Un petit Meg Cabot régulièrement, c’est bon pour la santé !
Ida Lopez livre plusieurs de gâteaux dans le livre, et Sandy avait testé ses cookies. Pour avoir testé à mon tour la recette deux fois, je peux vous dire qu'ils sont délicieux et que cette recette va devenir ma référence pour les cookies ! J'ai rajouté un peu de cannelle et c'était parfait !

 Retrouvez l'avis de Sandy sur le roman et la recette ici , l'avis de Cécile

Mon avis sur les autres livres de Meg Cabot : Une irrésistible envie d'aimer

vendredi 13 avril 2012

Les aventures de Stéphanie Plum, tome 1 : La prime


Aujourd’hui, je vous propose un petit voyage dans le temps. Are you in?

Tout d’abord, pour bien se mettre dans l’ambiance, une petite chanson à écouter avant de lire la suite de ce billet.

On est bien dans les années 90, les couleurs fluo ont la côte, les chemises en jean aussi, on écoute du rap et on porte des shorts en lycra.
Des shorts en lycra ? Eh oui, vous croyiez que ce roman était une enquête policière, mais que nenni, c’est une ôde au short en lycra !

Stephanie a une trentaine d’années, vit dans une petite ville poussiéreuse du New Jersey, et connait un moment plutôt difficile : licenciée et sans possibilités de retrouver un boulot, elle se fait enlever sa voiture pour rembourser ses factures non payées, et se voit obligée de vendre tous ses meubles et accepter les tupperwares des restes du diner quand elle va manger chez sa mère pour tenir le coup.


C’est pourquoi elle va voir son cousin Vinnie, qui tient une agence de recouvrement de primes pour qu’il lui donne du boulot (il s’engage à payer les cautions de personnes inculpées tout en garantissant qu’ils paraitront devant le juge. S’ils ne le font pas, il envoie ses chasseurs de primes remettre le grapin sur les personnes en question). Ca tombe bien, l’un de ses employés est en congé maladie, et elle le convainc de lui confier le dossier Morelli, dont la prime de 10 000 dollars lui permettrait de sortir la tête hors de l’eau.
Mais y-a-t-il seulement les 10 000 dollars pour la motiver ? Il se trouve que Morelli l’a séduite alors qu’elle avait 16 ans et lui vendait un pain au lait, puis est parti et ne l’a jamais rappellée... Etre celle qui le ramène serait donc une vengeance savoureuse... même si elle lui a déjà roulé dessus “par erreur”, cela lui ferait sans doute du bien non ?



Et les shorts en lycra dans tout ça me direz vous ? Eh bien, ils sont au coeur du roman puisque tous les personnages féminins, ou presque, en portent, ce qui vous donne le ton sur l’ambiance 90’s qui règne dans ce bouquin, et soooo american baby. Stephanie roule dans une voiture aussi polluante que l’Etat du Luxembourg, mange des pizzas pleines de graisse achetées au boui-boui du coin et se rafraichit en buvant du Coca.

Je n’avais pas de surprises sur l’intrigue, mais j’ai tout de même lu avec un très grand plaisir ce roman, grâce à Stephanie, l’héroine qui ne se laisse jamais démonter même quand elle est au bout du rouleau. Les situations dans lesquelles elle se retrouve sont très drôles, et les personnages secondaires rajoutent à ce joyeux bazar (big up à la grand-mère de Stéphanie, qui elle aussi veut porter des shorts en lycra !)

You want me to give you my lycra shorts granny? haha in your dreams...

J’ai déjà hâte de lire le second tome !


Un film est sorti il y a deux ou trois mois, avec Katherine Heigl (sous un titre français affrreeeeeeux, "Recherche bad boys désespérémment". J’avais tellement honte de dire ce nom au ciné que j’ai été soulagée de pouvoir acheter mon billet à une borne automatique...). C’est une actrice que je n’apprécie pas particulièrement, mais elle ne s’en sort pas mal du tout dans cette adaptation, et l’atmosphère so american dont je vous parlais ressort bien (les 90’s un peu moins, les vêtements des personnages ne sont pas aussi ringards, mais bon ça ne gache pas notre plaisir !)


A lire et voir pour passer un bon moment, avec une grosse pizza et du coca of course!

lundi 6 février 2012

Une irrésistible envie d'aimer / Size 14 is not fat either


Une irrésistible envie d’aimer est le second volet de la trilogie d’Heather Wells. Heather, c’est une ancienne pop star qui a connu son heure de gloire à 15 ans et a tout perdu d’un coup : son copain, sa mère, son argent. La voilà donc contrainte de travailler en tant qu’assistante du responsable d’une résidence à l’université de New York pour gagner sa vie et pouvoir reprendre ses études.
Après avoir résolu le mystère des morts de jeunes filles de sa résidence dans le premier tome, Heather se trouve à nouveau confrontée à une énigme lorsque la tête de Lindsay, une des cheerleaders les plus populaires du dortoir est retrouvée… dans une casserole sur la cuisinière de la cafétéria ! (le détail est quand même atroce et je ne sais pas vraiment comment fait Meg Cabot pour ne pas écœurer ses lecteurs). Voilà donc notre pop star à la recherche du meurtrier de Lindsay. Et s’il n’y avait que ça : il faut aussi qu’elle gère ses problèmes avec son poids, le retour de son père qui était en prison, son ex qui ne cesse de lui téléphoner, un de ses étudiants qui craque pour elle, et son béguin énorme pour Cooper, qui n’est autre que son propriétaire et le frère de l’ex-copain précédemment cité (ça va, tout le monde suit ?)


Etant parfois difficile concernant les lectures jeunesse et YA, ainsi que chick lit, il y a pourtant une auteure qui rentre dans ces catégories et qui me plait à chaque fois : Meg Cabot.
Ses romans sont toujours des moments détente parfaits, que je lis avec plaisir, qui me font rire, avec des personnages très attachants parce qu’ils ont leurs qualités mais aussi leurs défauts. Des personnages normaux, à qui il arrive des choses incroyables.

Heather est très drôle, et j’apprécie le fait que ce soit une héroïne pas tout à fait comme les autres. Elle manque de confiance en elle (elle écrit des chansons le soir dans sa chambre mais refuse de remonter sur une scène) mais ne se laisse pas démonter et fait preuve d’un certain courage quand il s’agit de ses étudiants. Les scènes avec Jordan, son ex, m’ont beaucoup fait rire et Cooper apporte la petite touche masculine en bonus qui fait toujours plaisir (il y a une scène où il est en costume avec un nœud papillon, je ne vous dis que ça !)
Bref, ce roman était un excellent Meg Cabot, parfait pour réchauffer mes soirées d’hiver, une lecture doudou à siroter avec une tasse de tisane ou un chocolat sous les couvertures. 

Je remettrai bientôt le couvert pour le troisième et dernier tome, Big Boned / Une irrésistible envie de dire oui.

mercredi 4 janvier 2012

Olivia Joules ou l'imagination hyperactive, Helen Fielding



" Principes de Vie par Olivia Joules. Pas de panique. On s'arrête, on respire, on réfléchit [..] Ne jamais changer de coiffure avant un événement important [..] Faire confiance à son instinct plutôt qu'à son imagination hyperactive. " Olivia Joules est très vexée quand son patron du Sunday limes la rétrograde au rang de " journaliste tendance " : elle n'a pas du tout envie de couvrir les soirées de lancement de cosmétiques miracle... Non, ce qu'Olivia recherche, c'est de l'action et du suspense, quitte à en rajouter un peu avec son imagination débordante ! Des paillettes de Los Angeles aux grottes mystérieuses du Soudan, il n'y a qu'un pas qu'Olivia franchit, sans se douter qu'elle va au-devant de graves ennuis. Mais notre apprentie agent secret a plus d'un tour dans son sac, et avec son épingle à chapeau, son spray au poivre et son appareil photo miniature, elle a tout ce qu'il faut pour se défendre, découvrir des secrets très bien gardés et peut-être même trouver l'amour...

Voilà un roman chick lit assez étonnant ! Ecrit par l’auteure de la fameuse Bridget Jones, Helen Fielding, je m’attendais à quelque chose que j’aurais plus de chances d’aimer que la moyenne des romans qu’on trouve dans le rayon chick-lit, mais ce livre m’a tout de même déroutée !

Commencé comme beaucoup de romans du genre, il se transforme à mi-chemin en histoire d’espionnage, avec une James Bond en jupette et des enjeux géopolitiques surprenants. Mais que ceux (ou celles) qui ne sont pas fans de ce type d’histoire se rassurent, car justement, le talent d’Helen Fielding est d’avoir su mêler cela au genre chick lit avec brio.
Le personnage d’Olivia est très attachant, avec ses histoires perpétuelles, et elle a beaucoup plus de jugeotte et d’intelligence que n’en donnent les apparences au début. C’est assez rare, que ce soit dans les histoires d’espionnage ou de chick lit, pour être mentionné !

J’avais choisi ce livre pour passer un moment de détente, et il a parfaitement rempli son rôle, et a même dépassé mes attentes. Tentez si vous avez aimé Bridget !

Même si une majeure partie de l’histoire se passe aux Etats-Unis, l’auteure est britannique, donc ça compte pour le mois anglais.