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mardi 4 février 2014

Road tripping

S'il y a bien une chose qui fait rêver... Ce sont les road trips à travers les Etats-Unis non ?

Même si je sais que ça me fait du mal parce qu'après, je me lamente sur le fait que je dois encore attendre avant de pouvoir faire un voyage là-bas, je ne peux m'empêcher de regarder régulièrement des photos de ceux qui y sont allés...

Julie du sites Carnets de traverse conte actuellement sur son blog son road trip de trois mois commencé en août. Vous pouvez retrouver ses photos sur son compte Instagram qui fait véritablement voyager et rêver.


 J'aime également beaucoup le blog de Mathilde, expat française à Boston qui elle aussi a parlé de son road trip de cet été dans le Nord-Ouest. Vous trouverez également sur son blog des tas d'informations sur sa région, et de superbes idées pour voyager sur le continent américain.

Ca donne des idées non ?
(les photos appartiennent évidemment aux propriétaires de ces deux blogs)

mardi 14 mai 2013

Chez Syl, George Sand, fleurs et gateaux bio

Cela fait maintenant un moment que ce petit blog existe (d’ailleurs, il fêtera il me semble ses trois ans bientôt… moment d’émotion !) et au fil du temps, des habituées (je parle au féminin pardon si certains m’en veulent !) passent par ici.

On se parle de livres, on se laisse des petits mots, mais on ne va pas forcément plus loin. Pourtant quand j’ai eu l’occasion de rencontrer Syl, en janvier dernier, je n’ai pas hésité… 
Nous avions passé une agréable journée à Paris à faire ce que nous aimions : parler (de livres !), manger, et s’imprégner d’art.
Et c’est ainsi que quand Syl m’a invitée chez elle, j’ai « sauté » le pas.
Mais comme je m’en doutais et comme vous ne serez pas surpris de l’apprendre, Syl est une hôte incroyable, qui m’a fait un accueil digne d’une princesse. Récit d’un doux week end…


Vendredi, après avoir découvert sa jolie maison berrichonne, nous sommes parties à Nohant rendre visite à George Sand. George Sand que je ne connais pas (et là le public les blogueuses crie bouh !) mais dont j’ai beaucoup entendu parler. La visite de la maison n’a rien d’exceptionnel, d’autant que certaines pièces ne sont pas fidèles à ce qu’elles étaient pendant la majeure partie de la vie de George, mais la guide nous a fait plonger avec beaucoup de passion dans la vie extraordinaire de cette femme.

 Le salon avec un chandelier en verre de murano et les portraits de George (devant le miroir) et Maurice Sand, son fils au dessus de la commode

Dans le salon, où l’on imaginait presque George et ses fameux convives (elle invitait régulièrement écrivains, peintres, musiciens…) j’aperçois un piano droit Pleyel. Le souffle coupé, alors que la guide nous raconte la romance entre Sand et Chopin, je l’effleure en imaginant le pianiste composer ses nocturnes dessus pendant les soirées fraiches de printemps (vous avez vu… le Berry m’a rendue lyrique !)
Pfff le lyrisme retombe comme un soufflé lorsque j’apprends que Chopin ne venait plus à Nohant lorsque le piano a été acheté ! Tant pis, ce fut tout de même une belle visite.
Les photos étant (en théorie) interdites à l'intérieur de la maison, celles du salon et de la chambre ne sont pas de moi

Syl m’a après guidée dans le jardin et imposé un rythme photographique d’enfer ! Il faut savoir qu’elle aime prendre des photos et a ses idées.
Maintenant, tu te mets à genoux devant la statue de George et tu pries Touloulou


 Nous profitons des pommiers en fleur tandis que Syl me raconte qu’en automne on peut boire le jus de pomme dans la cuisine de George.. . Ca donne envie de revenir.
Sans parler du festival Chopin qui a lieu tous les ans… Cette visite m’a redonné envie de l’écouter.


Samedi, nous visitons la région, nous voyons des châteaux (ci-dessus celui de Sarzay) et la petite ville de La Chatre. Passage (obligé) à la librairie où Syl craque, mais je résiste !
En revanche, j’ai bien failli craquer pour une robe imprimé panthère mais Syl m’en a dissuadée… Dommage, on a oublié les photos, mais nous avons bien ri !
Une expo photo de barrières et barriaux. Nous sommes déçues par le manque  de vision artistique de ces bouts de bois photographiés à la chaine !


Nous finissons le tourisme dimanche par le château d’Ars où une exposition sur les peintres de Crozant présente des tableaux de ceux qui entre 1830 et 1860 sont venus dans cette région alors très impressionnante par son paysage escarpé.
Ils furent les premiers à peindre en dehors de leur atelier, et pour cela furent complètement boudés par l’Académie des Beaux-Arts.
Ces tableaux nous montrent la campagne de George Sand, des portraits d’arbres, une vision naive et romantique de la paysannerie de l’époque.

La mare, Théodore Rousseau

Paradoxalement, ces peintres furent progressivement acceptés, très appréciés de la bourgeoisie provinciale et présents lors des Salons, tandis que les impressionnistes qui arrivèrent furent considérés aussi mal que les « réalistes » un peu plus tôt. J’aurais aimé voir les mêmes paysages représentés par ces derniers, mais la suite de l'exposition se trouvait dans un autre musée.
Pas d'autres photos de cette exposition, nous n’avions pas le droit !


En dehors de ces visites, que font deux blogueuses qui se retrouvent ? Elles parlent (sans s’arrêter), de livres et de blogosphère, si possible avec du thé et du gateau.
Et du thé et des gâteaux, nous en avons consommé ! Syl a tant cuisiné que j’ai le sentiment que nous n’avons fait que manger ! Poulet coco, tarte, confit de canard et son gratin de patate douce…
J’ai surtout gouté à son fameux tiramisu ! J’en ai l’eau à la bouche rien que d’en reparler… également du crumble et le flan de mister B. Il y avait tant à manger que ce dernier a du inviter le voisin ! hihi



Je conclurai sur une chose que vous devez savoir... J’ai entamé La petite fadette dans le train pour avoir une lecture locale. Très fière de lui montrer ma lecture, elle n’a pas plus tôt fait que de me mettre dans les mains un livre… d’un autre genre !
Alors voilà, invitée dans la région de George Sand, je ne demandais qu’à la découvrir et me voilà O.BLI.GEE (je n’exagère pas bien sur) de lire une romance dont vous vous ferez une idée en lisant la première ligne :
« Le nœud coulant était lourd sur le cou de Julie. Il sentait la sueur, le cheval, le chanvre. »


 Voilà, voilà ! Vous en saurez plus bientôt lors de mon billet…
Nous avons conclu mon séjour à la gare de Châteauroux en bricolant un couvre-couverture de fortune pour que j’ose le sortir dans le train ! 

Une jolie découverte de la région berrichonne et un accueil magnifique… Merci du fond du cœur Syl !

Elle a publié son billet avec ses photos... Moins bavarde et plus imagé !

mardi 26 février 2013

"I go to seek a Great Perhaps"


En ce moment, je fais un peu un déni de la vraie vie. Le temps est déprimant, Paris est grise et froide, j'en ai marre et je veux être en vacances. Je passe mon temps à dormir, et après je me dis que je n'ai plus le temps de faire ce que je voulais.


Je passe mon temps à regarder des photos d'endroits en pleine nature, loin de tout en écoutant de la musique qui va bien avec. 


Mes chouchous Two gallants

J'en parlais déjà ici, j'ai envie de partir. Ces derniers temps, j'ai envie d'aller dans les bois, de faire des randonnées (je me suis même perdue un soir sur un forum de randonnée, moi qui n'en ai pas fait depuis mes 8 ans) et de lire du nature writing au coin du feu.

A défaut de tout ça, je voyage dans mes livres : la semaine dernière j'étais dans l'Allemagne du troisième reich, ce soir je rejoins la Rome antique et après j'irai me réfugier dans une petite ville (fictive) de la côte californienne.



Et même si je passe de bons moments, c'est tout de même une façon de fuir la réalité.
J'espère que tout cela va partir avec le printemps, qui va redonner une énergie nouvelle. Même si cette année, cette saison aura un gout différent, car je passe le cap (un peu beaucoup) redouté du quart de siècle. 


La citation du titre est de Rabelais, tirée de Qui es-tu Alaska, un livre dont je voudrais  vous parler mais les mots me manquent. Je n'arrive pas trop à écrire non plus en ce moment. Peut-être que cette obsession d'ailleurs me prend toute mon énergie. Parfois, je me demande si je ne passe pas trop de temps à rêver de ce grand ailleurs. Si je passais une semaine loin, il est fort probable que je mourrais d'envie de retourner à Paris. 

Pourquoi a-t-on tant envie de partir ? Est-ce pour trouver quelque chose qui nous manque dans notre vie ? Lit-on pour la même raison ?

mardi 29 janvier 2013

Top ten tuesday : les dix raisons qui me donnent envie de repartir en Nordie

J'en ai peut-être déjà parlé, mais j'ai vécu un an en Suède pour un échange Erasmus et suis tombée amoureuse de cette région du monde. Si la vie là-bas n'était pas dépourvue d'inconvénients et que je ne souhaiterais pas m'y installer définitivement, l'envie d'y retourner passer un peu de temps et visiter me poursuit depuis quelques temps... Et voilà pourquoi, en dix raisons !


Parce que j'ai beau aimer cette ville, il faut le dire : Paris pue. Parfois, quand un scooter démarre sous mon nez et que j'oublie de retenir ma respiration, je me prends à rêver de tortures à l'encontre de ce vil individu de vivre dans un endroit où il y a plus de sapins que d'humains. Et enfin RESPIRER.
Vous ai-je dit que quand je vivais en Suède, le chemin pour aller à l'université était le long d'un lac ?

Pour enfin voir des aurores boréales.


Parce que Copenhague est la capitale la plus cool au monde. Avec plein de musées, de choses à visiter, de boutiques, de petits cafés où manger des smorgas, et en même temps un rythme paisible, où l'on peut se balader à vélo ou à pied, il y fait bon vivre.

Pour le fika, tradition incontournable en Suède. Le fika est une pause gouter qu'on peut faire à à peu près n'importe quelle heure entre 10h et 19h. Un café ou un thé, un verre de jus de fruits et un petit sandwich salé ou la patisserie nationale, la kannelbulle.


Pour les kanelbullar, les pepparkakor (biscuits à la cannelle de Noël), le saumon fumé qui est véritablement meilleur, la blabärsoppa (sorte de jus épais de myrtilles qu'on peut boire chaud ou froid), les köttbullar, et pour tout le sucre que mettent les suédois dans tous leurs plats (y compris la salade de pommes de terre et le pain) qui laisse perplexe mais fait leur charme.

Source   
Parce qu'il me reste tant d'endroits à visiter : la Norvège, la Finlande, Kiruna au dessus du cercle arctique, les archipels de Stockholm et Göteborg en été, l'Islande...

Pour la neige qui casse les pieds quand on la subit pendant cinq mois mais qui bizarrement ne dérange plus quand on visite et qui donne cette atmosphère délicieuse.


Source   
Pour les saunas

Parce que disons-le, il fait souvent un temps moche là-bas, que l'hiver est long et que le manque de lumière se fait sentir à la fin, mais c'est pour ça que le printemps n'en est que plus beau et qu'il est vécu comme une véritable renaissance.

Pour remarcher sur un lac gelé en hiver 

Ca ne se voit pas, mais j'étais sur le lac recouvert de neige...

Pour revoir les petites maisons traditionnelles rouges(et les bouleaux)


Parce que le suédois est une des plus jolies langues au monde ! Ecoutez cet épisode des Moumines en VO pour vous en convaincre !


Après m'avoir entendue soupirer, râler, pleurnicher pendant maintenant plusieurs mois, mister Touloulou m'a parlé d'y retourner cet été. J'espère que l'on pourra le faire...
Nous irions du côté de l'archipel de Göteborg. 
Je rêve déjà de me balader sur le petit port de Fjällbacka (ville connue depuis que Camilla Läckberg s'en sert comme théâtre de ses romans, d'ailleurs la princesse des glaces est dans ma pal) lorsque le soleil se couche, de manger des fruits de mer frais, de faire un tour en bateau pour voir des phoques et aller loin, jusque dans les îles les plus occidentales d'Europe, Värdenöarna (soit les "îles du temps" parce qu'elles ont été façonnées par les conditions climatiques... quel beau nom n'est-ce pas ?)


(Quand je n'ai pas mis la source, les photos m'appartiennent).

Connaissez-vous un peu cette région ? 

mardi 17 avril 2012

Somewhere over the rainbow

Alors qu'il fait un affreux temps de novembre (ah on me dit dans l'oreillette qu'en fait nous sommes en avril...), je me prends à rêver de partir en Suède, quand la nature renait au printemps et que les habitants sont tellement heureux de laisser l'hiver derrière eux qu'ils passent leur temps dehors à bronzer et faire des barbecues.


A Stockholm, tellement charmante éclairée par la lumière du soleil

Ou dans une maison d'été (stuga) flottante sur un lac...

Je mangerais des kannelbullar en ponctuant mes phrases de "Jahaa!" (expression suédoise servant pour approuver ce que dit son interlocuteur utilisée tout le temps) et relirais les romans d'Astrid Lindgren...