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mercredi 24 avril 2013

J'aime les sushis (t1), Ayumi Komura

J’aime les sushis… un manga au titre évocateur non ?

Hanayu rêve de devenir maitre sushi et a intégré pour cela un lycée avec option cuisine. Mais voilà, son père, un fameux patissier, s’attend à ce qu’elle reprenne sa boutique après ses études…
Pour accomplir son rêve, elle a un plan, bon un peu tordu, mais un plan quand même : séduire et épouser Hyûga, un garçon de sa classe dont le père est un maitre sushi réputé. Ainsi, elle pourra hériter du restaurant familial et s’adonner à sa passion du découpage de poisson. Vous vous doutez que ce ne sera pas si simple que ça… car Hyûga lui rêve de devenir patissier !

Un manga shôjo (c’est-à-dire qui s’adresse plutôt à un public féminin et qui est souvent le théâtre d’histoires d’amour à rebondissements) qui a pour cadre la cuisine et les sushis, voilà un sujet de départ qui avait tout pour me plaire !


Et je dois dire que le mélange est une réussite ! Entre deux scènes entre les personnages, on voit de nombreux plats qui sont loin de se limiter aux sushis défiler ! Les intrigues sont le prétexte pour reconnaitre ou découvrir de nombreux plats japonais qui font saliver.

Les personnages sont plutôt sympathiques et pleins d’humour. Chacun se débat face à un dilemme (accomplir ce qu’attendent leurs parents et reprendre l’entreprise familiale ou les décevoir mais accomplir leur rêve et faire de leur passion un métier ?). On espère au fil des pages qu’ils ne vont pas perdre de vue leurs rêves et accessoirement qu’ils vont se rapprocher…
Il y a cependant un bémol dans mon avis enthousiaste,  le dessin des visages, que je n’ai pas trouvé très beau. En espérant que ça s’améliore au fur et à mesure des tomes…
Un manga sympathique et mignon et surtout qui donne faim !

J’aime les sushis, série d’Ayumi Komura (8 tomes), Akata/Delcourt

vendredi 5 avril 2013

Ce qu'on peut appeler une rechute


Il y a trois semaines, j'ai décidé de relire la série de shôjo manga Hana Yori Dango.
Si vous ne connaissez pas, l'histoire en deux mots :
Tsukushi Makino est pauvre mais va dans le lycée très huppé d'Eitoku grâce à sa famille qui se sacrifie pour elle (elle enchaine également les petits boulots). Pendant ce temps, tous ses camarades de classe ne font qu'étaler leur richesse qu'ils dilapident allégrement.
Dans son lycée existe un groupe de quatre garçons, le F4. Redoutables, ils sont la terreur de l'école et ceux qui reçoivent leur carte rouge sont victimes de terribles persécutions de l'ensemble des élèves (une pratique malheureusement assez fréquente pour qu'elle porte un nom en japonais : l'ijime).
Tsukushi se dit qu'elle ferait mieux de rester à l'écart de ces quatre là... Mais le sort en aura décidé autrement !



Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire ce billet que j'avais écrit sur la série, où j'expliquais pourquoi je l'aime tant.
Deux ans après ma première lecture, j'ai replongé avec bonheur dans Hanadan... et replonger est le bon mot car je n'ai plus fait que ça !

J'ai souri en voyant le graphisme des premiers tomes, qui fait un choc car le dessin de la mangaka a beaucoup évolué par la suite. 
J'ai emprunté les tomes par 5 ou 6 et suis retournée chaque jour prendre les suivants
Je les ai lus, et une fois lus, je les ai immédiatement relus, puis rerelus à la suite
J'ai eu un dilemme à certains moments : je n'arrivais pas à rendre les tomes déjà lus à la bibliothèque, car je voulais les rererelire (je les avais déjà lus trois fois pourtant...) mais si je ne les rendais pas, je ne pouvais pas emprunter les suivants. Ca m'a rendue folle.


J'ai tellement ri, j'avais oublié à quel point la série est drôle
J'ai soupiré très rapidement en voyant le héros apparaitre dans les pages. Oui, j'ai réellement soupiré, comme ça ne m'arrive jamais de le faire.
J'ai râlé contre l'héroine Tsukushi qui fait tourner Dômyôji (et les lecteurs !) en bourrique



J'ai très peu dormi car je ne pouvais pas m'arrêter de lire avant 2 ou 3 heures du matin chaque soir.
J'ai pleuré, comme une madeleine à certains moments
J'ai comme il y a deux ans écouté en boucle la musique d'Archive qui restera pour moi associée à ce manga
J'ai passé du temps sur des tumblr pour revoir des illustrations
 Je suis devenue folle quand j'ai appris qu'il y a un finale spécial dans le drama japonais que je n'avais pas vu
J'ai mis dans ma liste de vidéos à regarder : le drama coréen, l'adaptation animée, le film de 1995 (oui je suis fada)


J'ai pensé à cette histoire tout le temps. Je croisais quelqu'un que je connaissais, grand et aux cheveux bouclés, je me disais qu'il ressemblait à Dômyôji, je suis allée dans un bar hyper classe et j'avais l'impression d'être dans le manga. J'avais envie de parler de cette histoire à tout le monde, j'y pensais tout le temps. Une obsession comme il m'arrive peu d'en avoir. Je vivais ma vie dans la journée, et quelque chose d'autre s'ouvrait quand je rentrais le soir lire.
Quand j'ai refermé le dernier tome, j'ai eu à nouveau comme à ma première lecture la sensation d'être seule, je ne voulais pas laisser les personnages. Alors j'ai écouté une dernière fois Archive et je me suis forcée à passer à autre chose.

Je crois que cette histoire me parle car c'est une histoire que j'avais envie qu'on me raconte depuis longtemps. Les couvertures sont kitschissimes, le dessin des débuts est moche, c'est un shôjo et donc on a une histoire d'amour pleine d'eau de rose, mais il faut passer outre, car c'est un régal, c'est drôle, la mangaka n'hésite pas à ridiculiser ses personnages et l'héroïne dépote tout.

J'espère convaincre quelques personnes de lire cette série. La longueur n'est pas une contrainte, c'est un avantage car elle passe déjà trop vite ! S'il y avait eu 60 tomes, je les aurais lus certainement !
Ce genre d'histoires me rappelle pourquoi on lit : pour vivre quelque chose passionnément, en oubliant le reste. 
(et maintenant je vais arrêter de bassiner tout le monde avec ce manga ! ;) )

lundi 26 mars 2012

Les années douces, tome 1, de Taniguchi et Kawakami



Taniguchi est le plus occidental des illustrateurs japonais : son dessin, entre BD franco-belge et manga, a beaucoup de succès par chez nous – moins au Japon, allez savoir pourquoi.
Dans Les années douces, il met en image les mots d’Hiromi Kawakami dans son roman du même nom. L’histoire est belle et simple : une femme de 37 ans rencontre un homme qui la connait : il était son professeur, il y a de cela déjà plusieurs années. Ils se retrouvent souvent dans le petit troquet où ils ont l’habitude de manger. Petit à petit, ils s’assoient côte à côte, puis commencent à se voir en dehors…


Si quelqu’un s’amusait à me demander pourquoi cet attrait pour la littérature japonaise, l’un des éléments de réponse que je pourrais donner serait sans doute ce gout indéfinissable que l’on ne retrouve que dans les livres de ce pays. Ces histoires de personnes qui se croisent, se recroisent et se reconnaissent, font un bout de chemin ensemble. Il y a une langueur, voire une torpeur, mais qui est en même temps accompagnée d’une grande douceur. On sent la vie qui s’écoule, lentement, et le temps que prennent les personnages à la regarder passer sans rien pouvoir y faire.

Il ne se passe pas grand-chose dans cette histoire. Les héros se retrouvent, puis ne se parlent pas parfois pendant des semaines. Ils mangent, se taisent, vont au marché, en balade. On se pose des questions sur leur relation surprenante : pourquoi passent-ils autant de temps ensemble ? Comme se demande d’ailleurs Tsukiko, pourquoi, alors qu’elle a un rendez-vous avec un homme, pense-t-elle à son vieux maitre ? « Il n’aurait pas fait cela, lui ». Est-ce un attachement comme à un vieil ami, ou même de l’amour ?


Et puis il y a la nourriture, au cœur de cette histoire. On y découvre la gastronomie nippone dans toute sa richesse, loin des clichés sushi-maki que l’on connait par chez nous. Taniguchi est un grand gourmet (il a d’ailleurs nommé l’une de ses œuvres Le gourmet solitaire) et c’est un bonheur de le voir célébrer la nourriture dans sa simplicité, son originalité et sa richesse. On prend plaisir à voir Tsukiko manger avec grand appétit.

En somme, si vous aimez la littérature japonaise ou la culture japonaise, lisez-le. Mais il est possible que certaines personnes trouvent que tout cela manque un peu d’action… Moi j’aime ce genre d’œuvres qui permettent de souffler, un bon coup et de se sentir mieux.


lundi 4 juillet 2011

Hana Yori Dango, Yoko Kamio


Les choses deviennent sérieuses, car aujourd’hui je vais vous parler du meilleur manga au monde (rien que ça !). J’ai lu cette série  d’une traite l’été dernier : le jour je travaillais, et le soir je filais à la bibliothèque pour emprunter deux-trois tomes et je rentrais chez moi les lire (et les relire pour patienter jusqu’au lendemain). J’ai vécu dans cette sorte de transe jusqu’à la fin. Ca fait un peu peur dit comme ça, mais j’ai aimé être autant passionnée par une histoire. Aujourd’hui encore, je repense à cette série et prolonge le plaisir en regardant l’adaptation télévisée.
Je profite donc de la quinzaine nippone de Choco pour vous présenter cette série, car vous ne pouvez pas passer à côté !

Vous avez envie d’aventures ? D’humour ? D’une héroïne courageuse et déterminée qui ne laisse jamais tomber et se bat avec un côté très girl power ? De beaux garçons ? D’amitié ? Et surtout, d’une histoire d’amour qui va vous faire pousser des petits couinements de joie (et bien plus…) ?
Ne cherchez plus, tout ceci se trouve condensé dans les 37 tomes de Hana Yori Dango ! (oui 37 c’est beaucoup, mais ils se lisent très vite, et c’est un bonheur d’en avoir autant).

L’héroïne, c’est donc Tsukushi Makino, jeune fille venant d’une famille pauvre, mais qui fréquente le lycée Eitoku, le meilleur du Japon. A Eitoku, on ne trouve que le gratin de la société nippone : fils et filles de chefs d’entreprises, de hauts fonctionnaires… Tous méprisent Tsukushi, parce qu’elle n’a rien à faire dans une école aussi prestigieuse (d’ailleurs Tsukushi veut dire mauvaise herbe en japonais).
Et pour rajouter à ça, il y a le F4, quatre garçons héritiers de grosses compagnies japonaises, qui font régner la terreur sur le lycée sans que personne ne puisse les en empêcher, pas même les adultes. Un jour, Tsukushi s’oppose au chef du F4, Dômyôji, et c’est le début de la persécution, mais aussi de nombreuses aventures… car Dômyôji, qui est un personnage plus intéressant qu’il n’y parait au premier abord, ne tarde pas à craquer pour cette fille qui ose s’opposer à lui. Malheureusement, sa situation d’héritier lui donne des responsabilités qui l’empêchent de faire ce qu’il veut…


Hana Yori Dango est un jeu de mots, qui signifie littéralement des garçons plutôt que des fleurs : la mangaka a déformé l’expression japonaise des gâteaux plutôt que des fleurs, en changeant le sens du kanji (car en japonais, un seul symbole, c’est-à-dire le kanji, peut avoir plusieurs significations) (Adalana si tu passes par là et que je dis une bêtise, n’hésite pas à rectifier !).  On sait donc dès le début que les histoires amoureuses vont être au cœur de ce manga…

Si au début, j’ai lu l’histoire sans être plus passionnée que ça, la relation atypique de Tsukushi et Dômyôji m’a vite passionnée, et m’a rendue complètement accro à cette série. Au début, les persécutions envers Tsukushi sont très dures (on lui pique ses affaires, on cherche à la blesser et elle subit même une tentative de viol), et on déteste Dômyôji qui est stupide et crée toute cette violence gratuite. Mais la grande force de ce manga est de nuancer ses personnages, et très vite on tombe sous le charme du chef du F4, qui est aussi violent qu’il peut être attentionné et maladroit avec Tsukushi. Je vous mets au défi de ne pas succomber à votre tour… sans lui, la série m’aurait plu, mais sans plus.
Il y a aussi Hanazawa Rui, le solitaire romantique du F4. Dès le début, Tsukushi tombe sous son charme, mais il deviendra surtout un grand ami sur qui elle pourra compter. Et il y a les deux autres, Akira et Sôjiro, qui, s’ils sont très secondaires dans les premiers tomes, prendront plus d’importance au fur et à mesure.


Il y a aussi beaucoup d’humour, et il est très drôle de regarder Tsukushi et Dômyôji passer leur temps à se chamailler pour n’importe quoi.
Tsukushi est une battante, et elle ne renonce jamais, ce qui finit par lui faire gagner involontairement les cœurs des garçons qui l’entourent. Elle ne se repose jamais sur eux, ce qu’elle pourrait pourtant faire, et se débrouille toujours toute seule. Non seulement elle n’a pas honte d’avoir moins d’argent que ses camarades de classe, mais elle en retire même une fierté et son slogan devient « Je suis Tsukushi la mauvaise herbe, vous ne pouvez pas me détruire ». Si on rajoute sa loyauté absolue et sa modestie, cela en fait une héroïne très attachante. Une autre aurait pu lasser sur le long terme, mais elle, on a envie de la suivre tout du long de l’histoire. 

Ce qui est intéressant, c’est que la mangaka avait prévu une autre fin (non non je ne donne pas de spoiler !), mais que les lettres de ses lecteurs l’ont faite changer d’avis  et quand elle a essayé malgré tout d’aller dans la direction qu’elle avait choisie, l’histoire s’est imposée toute seule à elle. Il n’y a pas de happy end : après des tas de rebondissements délicieux mais quand même complètement improbables, l’histoire ressemble finalement à ce qui pourrait arriver dans la vraie vie… Aucune histoire d’amour n’est facile, et c’est ce qui fait leur intérêt !


Pour finir, un petit mot sur le graphisme du manga : si les premiers tomes ne sont pas très bien dessinés, Yoko Kamio a fait des progrès phénoménaux, et son style est devenu très épuré et clair. Ses portraits des personnages sur une page ou une double page sont de véritables bonheurs, donc ne vous arrêtez pas à cela en voyant les premiers tomes ! 

  Il existe un anime (un dessin animé) et deux séries adaptées de ce manga : l’un, japonais, porte le même nom, et l’autre est coréen, Boys over flowers. S’ils n’ont pas la qualité du manga selon moi, ils permettent de retrouver nos héros (et je me surprends à chanter les chansons)…

Donc ne réfléchissez plus, et courez lire ce manga ! Quant à moi, je retourne à ma relecture de l’ensemble de la série.

 Je vous laisse avec une chanson qui n'a a priori aucun rapport avec ce manga, et pourtant je l'écoutais en boucle quand je lisais la série. Elle a une tristesse mélancolique qu'on retrouve à certains moments dans Hana Yori Dango :

dimanche 17 avril 2011

Twinkle stars, tome 1 et 2 de Natsuki Takaya

Natsuki Takaya est l'une des mangakas qui m'ont fait découvrir le manga, avec sa série très connue Fruits Basket. C'est donc avec un grand plaisir que j'ai entamé sa nouvelle série, dont j'ai entendu beaucoup de bien. Comme c'est un manga qui se lit très vite, je regroupe ici mes avis sur les tomes 1 et 2.

Tome 1

Fruits Basket est pour moi ce qu'on peut appeler une lecture doudou : j'étais tout d'abord étonnée de voir que les tonnes de bons sentiments qu'on y trouve ne me dérangeaient pas comme c'est habituellement le cas, mais Natsuki Takaya réussit à présenter le tout de façon à ce que ça passe quand même. Ce manga est tellement bourré de bonne humeur que l'on ne peut que se sentir plus positif après avoir lu un de ses tomes !

On retrouve un peu ce sentiment chez Twinkle stars : le gros point fort de Takaya, est de créer des personnages incroyablement attachants et qui donnent envie de les suivre dans de nombreux tomes ! J'aime beaucoup le trio formé par Saku, Yuuri et Sei. On sent leur complicité et on s'amuse des taquineries qu'ils se font. Et comme on est dans un shôjo classique, il y a une ambiguïté amoureuse entre Yuuri et Saku dès le début... ce qui n'est pas pour me déplaire ! Le personnage de Kanade, en "grand frère" drôle et un peu maladroit, qui me rappelle Shigure dans FB est aussi très sympa !


Et puis il y a le mystérieux Chihiro, qui assiste à l'anniversaire de Saku sans que personne ne sache comment il est arrivé là... Et bien entendu, Saku tombe rapidement sous son charme. Cependant, quelques jours après, lorsqu'elle le revoit par hasard, il se montre froid et distant, et finit par lui dire de le laisser tranquille, car il la déteste. Bon, plutôt particulier comme comportement, ce qui va évidemment nous intriguer, nous autres lecteurs, et nous donner envie de lire la suite !
Le deuxième élément de ce manga, ce sont les étoiles. Saku et ses deux amis sont en effet dans un club d'observation des étoiles, et se réunissent régulièrement pour les contempler. Beaucoup de poésie se dégage de ces moments, et le dessin épuré de Natsuki Takaya renforce leur émotion.
Un bien joli tome, qui donne envie de lire la suite pour en savoir plus sur tous ces personnages !

Tome 2

On retrouve nos trois amis, qui font face à une surprise : Chihiro arrive comme nouvel élève dans leur classe... Saku est perturbée par son attitude, toujours aussi distante, voire méchante. Chihiro souffle le chaud et le froid sur la pauvre lycéenne qui ne sait plus quelle attitude adopter, et on la comprend ! Le comportement de Chihiro, assez mystérieux pour qu'on ait envie d'en savoir plus sur lui dans le tome 1, devient carrément agaçant. Il cache visiblement quelque chose, et on a envie de le secouer comme un prunier pour qu'il finisse par lâcher le morceau !
Un autre personnage dont la personnalité se complexifie est Sei. Amie depuis le collège avec Saku, on a pourtant parfois l'impression qu'elle la méprise et se réjouit de voir son amie se faire ridiculiser devant les autres élèves.J'ai regretté qu'on voit si peu Kanade, personnage que j'avais trouvé très drôle dans le tome 1.
Au niveau de l'intrigue, j'ai été un peu déçue de constater qu'il ne se passe pas grand chose, hormis le jeu du chat et de la souris entre Saku et Chihiro, qui, comme je viens de le dire, m'a agacée.
Le style de Natsuki Takaya m'a à nouveau beaucoup plu. Il a beaucoup évolué depuis le début de Fruits Basket, pour obtenir un résultat très épuré, avec des gros plans magnifiques sur les visages. Les nuits étoilées nous font voyager et donnent envie de sortir dès que le soleil est couché, pour nous aussi, contempler les étoiles. Les mangas de Natsuki Takaya ont ce petit truc en plus, cette bouffée d'air frais et de poésie qui la rendent spéciale parmi les innombrables auteurs de shôjos...

En conclusion, une série prometteuse : on a envie de mieux découvrir les personnages et de savoir ce qu'ils cachent (surtout Chihiro, vous l'aurez compris), et de continuer à rêver dans la bulle de douceur que nous offre Natsuki Takaya.

mercredi 6 octobre 2010

Switch Girl, tome 2

Aujourd'hui, c'est la chronique du tome 2 de Switch Girl de Natsumi Aida dont il s'agira (chronique du tome 1 ici )


Nika est tombée amoureuse d'Arata. Mais alors qu'ils sortent ensemble à Shibuya, une étrange rivale fait son apparition. Quoi, déjà une rivale ?! Et en plus, à cause de cette dernière, le mode " off " de Nika risque d'être découvert...
On retrouve Nika pour le deuxième tome de Switch Girl. Elle s’aperçoit de ses sentiments pour son voisin, un deuxième garçon la fait chanter… et puis c’est à peu près tout. L’intrigue de ce second tome de la série se concentre sur ces deux thèmes : comment faire pour que Nika ne perde pas la face devant son amoureux et le reste de la classe.
Tout ce qui faisait le charme du premier tome sur les métamorphoses mode on/ mode off et l’humour passe à la trappe, et c’est bien dommage, parce que du coup, on  s’ennuie fermement. Les shôjo mangas regorgent de ce type d’intrigues, et Switch Girl ne se situe pas au dessus du niveau moyen dans ce domaine. J’espère donc que dans le tome suivant, l’auteur reviendra à ce qui fait l’originalité de sa série.


vendredi 1 octobre 2010

Switch Girl 1

Premier billet dans le cadre du challenge BD de Mr Zombi !
Et il s'agit aujourd'hui d'un manga, Switch Girl (tome 1) d'Aida Natsumi.

Présentation : Nika est une fille bien dans sa peau, belle, populaire et toujours de bonne humeur. Mais derrière cette façade trompeuse, la jeune fille cache une toute autre apparence qu’elle tente de garder secrète : dès qu’elle rentre chez elle, Nika se relâche et devient plus négligée. Elle devient donc... une switch girl ! (switch signifie en anglais changer, dans un sens ou on échange entre telle et telle chose).Comme vous pouvez le voir sur la couverture, elle perd l'aspect présentable qui la caractérise au lycée et ose faire des choses inconvenables pour une si jolie fille : elle se balade avec ses culottes des jours "off", vieilles, grises et avec l'élastique qui pendouille, montre à sa soeur tous les points noirs qu'elle a réussis à enlever et pète. Sauf qu'un jour, alors qu'elle est en mode "off" au supermarché, elle croise un garçon qui se trouve être un nouveau dans son lycée. Il est le seul à connaitre son secret...

Voilà pour l'histoire qui commence avec ce premier tome, dont j'avais entendu beaucoup de bien. Et je dois dire que j'ai vraiment adoré ! Ce shôjo manga (c'est à dire manga destiné aux adolescentes) se moque pas mal des clichés qu'on trouve habituellement dans le genre, de la jeune fille jolie et calme comme une petite poupée (image qui va parfois à la limite du sexisme...) Switch Girl connait actuellement un grand succès sur le marché français du manga, et c'est sans doute parce que nombre de filles se reconnaissent dans cette fille, sans oser l'avouer. Que celles qui n'ont pas une vieille culotte qu'elles gardent quand même parce qu'elle est confortable lèvent la main !
J'ai aussi beaucoup aimé retrouver certains éléments qui font partie de la vie courante, mais dont on n'entend pas parler dans les livres/films etc. Par exemple, voir Nika, sa mère et sa soeur sur le pied de guerre la veille des soldes, en train de préparer leur parcours au supermarché pour faire le maximum d'économies est à mourir de rire.
Il y a bien évidemment aussi le côté romantique traditionnel du shôjo, avec le voisin de Nika qui ne la laisse pas indifférente... ben oui, si on ne veut pas d'histoire d'amour, autant lire des shônen ! (mangas pour garçons), mais là il n'occupe pas toute la place, ce qui est appréciable.

En bref : Un très bon premier tome, je lirai sans hésiter la suite