On se parle de livres, on se laisse des petits mots, mais on
ne va pas forcément plus loin. Pourtant quand j’ai eu l’occasion de rencontrer
Syl, en janvier dernier, je n’ai pas hésité…
Nous avions passé une agréable
journée à Paris à faire ce que nous aimions : parler (de livres !),
manger, et s’imprégner d’art.
Et c’est ainsi que quand Syl m’a invitée chez elle, j’ai
« sauté » le pas.
Mais comme je m’en doutais et comme vous ne serez pas
surpris de l’apprendre, Syl est une hôte incroyable, qui m’a fait un accueil
digne d’une princesse. Récit d’un doux week end…
Vendredi, après avoir découvert sa jolie maison berrichonne,
nous sommes parties à Nohant rendre visite à George Sand. George Sand que je ne
connais pas (et là le public les blogueuses crie bouh !) mais dont j’ai
beaucoup entendu parler. La visite de la maison n’a rien d’exceptionnel, d’autant
que certaines pièces ne sont pas fidèles à ce qu’elles étaient pendant la
majeure partie de la vie de George, mais la guide nous a fait plonger avec
beaucoup de passion dans la vie extraordinaire de cette femme.
Le salon avec un chandelier en verre de murano et les portraits de George (devant le miroir) et Maurice Sand, son fils au dessus de la commode
Dans le salon, où l’on imaginait presque George et ses
fameux convives (elle invitait régulièrement écrivains, peintres, musiciens…)
j’aperçois un piano droit Pleyel. Le souffle coupé, alors que la guide nous
raconte la romance entre Sand et Chopin, je l’effleure en imaginant le pianiste
composer ses nocturnes dessus pendant les soirées fraiches de printemps (vous
avez vu… le Berry m’a rendue lyrique !)
Pfff le lyrisme retombe comme un soufflé lorsque j’apprends
que Chopin ne venait plus à Nohant lorsque le piano a été acheté ! Tant
pis, ce fut tout de même une belle visite.
Syl m’a après guidée dans le jardin et imposé un rythme
photographique d’enfer ! Il faut savoir qu’elle aime prendre des photos et
a ses idées.
Maintenant, tu te mets
à genoux devant la statue de George et tu pries Touloulou
Nous profitons des pommiers en fleur tandis que Syl me raconte qu’en automne on peut boire le jus de pomme dans la cuisine de George.. . Ca donne envie de revenir.
Sans parler du festival Chopin qui a lieu tous les ans…
Cette visite m’a redonné envie de l’écouter.
Samedi, nous visitons la région, nous voyons des châteaux (ci-dessus celui de Sarzay) et la petite ville de La Chatre. Passage (obligé) à la librairie où Syl craque, mais je résiste !
En revanche, j’ai bien failli craquer pour une robe imprimé
panthère mais Syl m’en a dissuadée… Dommage, on a oublié les photos, mais nous
avons bien ri !
Une expo photo de barrières et barriaux. Nous sommes déçues par le manque de vision artistique de ces bouts de bois photographiés à la chaine !
Nous finissons le tourisme dimanche par le château d’Ars où
une exposition sur les peintres de Crozant présente des tableaux de ceux qui
entre 1830 et 1860 sont venus dans cette région alors très impressionnante par
son paysage escarpé.
Ils furent les premiers à peindre en dehors de leur atelier,
et pour cela furent complètement boudés par l’Académie des Beaux-Arts.
Ces tableaux nous montrent la campagne de George Sand, des
portraits d’arbres, une vision naive et romantique de la paysannerie de
l’époque.
La mare, Théodore Rousseau
Paradoxalement, ces peintres furent progressivement acceptés, très appréciés de la bourgeoisie provinciale
et présents lors des Salons, tandis que les impressionnistes qui
arrivèrent furent considérés aussi mal que les « réalistes » un peu
plus tôt. J’aurais aimé voir les mêmes paysages représentés par ces derniers,
mais la suite de l'exposition se trouvait dans un autre musée.
Pas d'autres photos de cette exposition, nous n’avions pas le
droit !
En dehors de ces visites, que font deux blogueuses qui se
retrouvent ? Elles parlent (sans s’arrêter), de livres et de blogosphère,
si possible avec du thé et du gateau.
Et du thé et des gâteaux, nous en avons consommé ! Syl
a tant cuisiné que j’ai le sentiment que nous n’avons fait que manger !
Poulet coco, tarte, confit de canard et son gratin de patate douce…
J’ai surtout gouté à son fameux tiramisu ! J’en ai
l’eau à la bouche rien que d’en reparler… également du crumble et le flan de
mister B. Il y avait tant à manger que ce dernier a du inviter le voisin !
hihi
Je conclurai sur une chose que vous devez savoir... J’ai
entamé La petite fadette dans le train pour avoir une lecture locale. Très
fière de lui montrer ma lecture, elle n’a pas plus tôt fait que de me mettre
dans les mains un livre… d’un autre genre !
Alors voilà, invitée dans la région de George Sand, je ne
demandais qu’à la découvrir et me voilà O.BLI.GEE (je n’exagère pas bien sur)
de lire une romance dont vous vous ferez une idée en lisant la première
ligne :
« Le nœud coulant
était lourd sur le cou de Julie. Il sentait la sueur, le cheval, le
chanvre. »
Voilà, voilà ! Vous en saurez plus bientôt lors de mon
billet…
Nous avons conclu mon séjour à la gare de Châteauroux en
bricolant un couvre-couverture de fortune pour que j’ose le sortir dans le
train !
Une jolie découverte de la région berrichonne et un accueil
magnifique… Merci du fond du cœur Syl !
Elle a publié son billet avec ses photos... Moins bavarde et plus imagé !
Elle a publié son billet avec ses photos... Moins bavarde et plus imagé !





