samedi 5 janvier 2013

Bye bye 2012




 2012 fut une riche année. Je ne fais d'habitude pas de bilans, parce que des accumulations de chiffres et des classements de mes meilleures lectures ou flops ne m'amuse pas vraiment, mais j'avais tout de même envie de revenir sur une année intense, hétéroclite et très remplie. 
Vous commencez à me connaitre, les choses ordonnées ne me plaisent que modérément, j'ai préféré mettre tout en vrac, raconter des petits bouts de cette année, des choses qui ont compté.

J’ai commencé l’année avec un boulot passionnant qui s’est terminé avec le Salon du livre de Paris, une semaine de folie et une expérience très chouette
Puis la vie personnelle a été plus aléatoire, j’ai failli me retrouver sans appart, j’ai vécu au jour le jour et j’ai beaucoup lu vu que j’avais du temps libre.


En 2012, j’ai fait de super rencontres grâce à la blogosphère, qui même si elle évolue, que des blogs que j’aimais beaucoup n’existent plus ou sont moins actifs, que l’uniformisation des lectures au gré des services presse envoyés en masse par certaines maisons d’édition est décevante, il y a de belles rencontres, des gens qui continuent de parler des livres qu’ils ont aimés, peu importe leur date de publication. J’ai rencontré « en vrai » plusieurs blogueuses, que ce soit au Salon du livre, de Montreuil ou en allant prendre un café au chaud pendant qu’il pleut avec certaines venues de loin.

En 2012, ces mêmes personnes ou d’autres que je n’ai pas rencontrées m’ont permis de découvrir des livres que je n’aurais jamais lus autrement  


En 2012, j’avais dit que je lirais Anna Karénine, et je n’ai pas dépassé la page 150… pour l’instant. (pourtant c’est super bien, je vous jure !)

En 2012, on m’a offert beaucoup de livres, et mon copain m’en a prêté une multitude, sans doute pour me détourner de mes lectures jeunesse, bit lit et romance, mais ça n'a pour l'instant pas trop marché :D (oui mon copain est un intégriste qui m’offre du Balzac, il est génial non ? :D)

En 2012, j’ai rejoint le clan des wild pal forever : après avoir récupéré une trentaine de romans après le SDL, puis encore plus quand quelqu’un de la famille s’est débarrassé de son immense bibliothèque, j’ai arrêté de compter. D’autant que mes livres sont un peu dispersés dans des cartons ça et là et que je ne suis plus sure de ce que j’ai ou pas dans ma pal.


En 2012, j’ai enfin lu Hunger Games, j’ai été obsédée par l’histoire, j’ai lu pendant que je faisais les photocopies au boulot, j'ai aimé Peeta-chou, je pensais à l’histoire toute la journée et j’ai été désespérée quand j’ai oublié mon livre au boulot un soir. 
J’ai couiné tous les matins en voyant l’affiche du film face à moi quand j’attendais le métro pendant la semaine qui a précédé sa sortie. J’ai lu le tome 3 et je l’ai fini vers 4h du matin complètement groggy. Je me suis réveillée avec des larmes séchées au coin des yeux et j’ai erré dans mon appart sans savoir quoi faire pendant toute une demi-journée.

En 2012, j'ai enfin eu mon réflex chéri. 
En 2012, j’ai tenté d’oublier que Harry c’était fini en relisant les bouquins et revoyant les films. J’ai attendu avec impatience et me suis jetée sur Une place à prendre mais ai été déçue.

En 2012, j’ai inauguré les larmes dans un lieu public en lisant Eureka Street dans le métro. J’étais tellement bouleversée que je ne me souciais même plus de ce qu’allaient penser les gens en me voyant.


En 2012, je m’étais fixé comme objectif de lire 100 livres, j’en ai lu 91.

En 2012, j’ai participé à de super swaps, j’ai été monstrueusement gâtée par Unchocolatdansmonroman, j’ai reçu un swap nordique dont il faut que je vous montre le colis mais n’ai pas reçu un colis du swap de Noel, mais Argali qui est adorable m’a envoyé un livre de compensation pas plus tard que ce matin (merci !)

En 2012, j’ai rereregardé Gilmore Girls et sorti des répliques aux gens qui ne comprenaient pas, j’ai lu des livres dans le cadre du challenge organisé par Karine mais pas autant que j’aurais voulu.

En 2012, j’ai comme tous les ans pas réussi à compléter tous mes challenges, mais cela ne me dérange absolument pas.


En 2012, j’ai aussi fait des tas de trucs sans rapport avec la lecture, j’ai passé des vacances géniales dans le sud, j’ai aimé retrouver ma Bretagne, j’ai kiffé ma vie à Londres pendant 4 jours, j’ai eu mon diplôme, j’ai vu arriver dans nos vies un petit garçon qui a chamboulé nos cœurs, participé à un cours de cupcakes, vu Sufjan Stevens en concert (et pleuré tellement j'étais contente), regardé plein de fois le soleil se coucher sur la Seine, visité des expos chouettes et je me suis baignée à la fin d’une soirée dans la fontaine de l’Hotel de ville en dansant sur du Chopin 

En 2012, j’ai énormément lu (par rapport à mes habitudes des autres années), des lectures qui ont compté. Au final, très peu de livres ont été des déceptions, et sur Goodreads j’ai toujours mis au minimum 2 étoiles. 

Pour retenir quelques lectures : Eureka street, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Paul au parc, Home, Les Moumines, la saga Fever (les trois derniers tomes lus en deux semaines, je ne faisais plus que ça), Sur la route, la bio de Gainsbourg et celle de Lennon, Juliet, naked, et Will Grayson, will grayson. Entre autres. Autant de lectures, qui m’ont fait rire, pleurer, m’émouvoir, frissonner de plaisir ou de peur, réfléchir.

Donc au final, une sacrée année.


En 2013 :
- Je lirai Anna Karénine (oui, oui !)
- Je lirai plein d’autres livres que je ne connais pas encore actuellement, mais qui seront mis sur mon chemin, par mes amis, mon libraire, les blogs et les copines blogueuses
- J’essaierai peut-être le genre de la romance ? (ça me trotte dans la tête d’essayer avec une romance historique)
- Je me remettrai un peu à la sf, pareil ça me trotte dans la tête
- Je ferai un peu plus de chroniques, non pas parce que je me sens obligée mais parce que j’ai envie de vous faire découvrir des tas de livres géniaux
- Je passerai mon temps à offrir à mon neveu (enfin le neveu de mon copain) des livres, pour qu’il perpétue la tradition familiale de ne pouvoir vivre sans livres (on a déjà commencé même s’il est trop petit pour les lire !)
- Je retournerai en Suède, parce que ce pays me manque
- Je rencontrerai James Franco et il sera ébloui (ben quoi, il faut voir grand dans la vie non ?). 

Je ferai plein d’autres rencontres (à commencer par ma chère Syl tout bientôt !) et on continuera de s’amuser (notamment en se moquant des travers de la blogo) et de prendre du plaisir parce que c’est ça qui est important !


Je vous souhaite de profiter à fond de cette année, de vous amuser, de profiter des choses sans les vivre en permanence à travers un écran, de chanter à tue-tête et danser sans vous arrêter, des rires, de l'amouuuuur et du bonheur par cargos. Et d'oublier tout le reste.

Excellente année à toutes et tous ! May 2013 rock your world!

mercredi 2 janvier 2013

Une (irrésistible) envie d'aimer, Meg Cabot


Meg Cabot fait désormais partie des auteurs dont je retrouve les livres toujours avec un grand plaisir. Cela faisait un moment que je voulais découvrir cette série, qui semblait être plus adulte que les autres, notamment les Princess Diaries. 

J’y ai fait la connaissance de Heather, ancienne pop star, qui était la reine des supermarchés quand elle avait quinze ans, mais qui aujourd’hui mène une vie bien différente : sa mère s’est enfuie avec son producteur (en prenant au passage tout son argent) et a quitté son petit ami et sa maison de disques lorsqu’elle en a eu marre des chansons ras les pâquerettes qu’on lui proposait. Sans famille et sans argent, la voilà donc directrice adjointe du dortoir de la résidence de l’université de New York (car oui c’est un dortoir, mais pour donner une impression de confort et de sécurité supplémentaires aux étudiants, on dit résidence. Meg Cabot semble partager mon agacement face aux gens qui préfèrent appeler un chien un chat...) et partageant la maison du frère de son ex, Bradjason (j'avoue, je ne me souviens plus de son nom, mais on va dire qu'il s'appelle comme ça), pour lequel elle craque complètement, forcément.
Sa vie n’est donc déjà pas simple, mais en plus, des événements étranges se déclenchent dans sa résidence : des jeunes filles en apparence bien sous tous rapports et plus du genre bosseuses que fêtardes sont retrouvées mortes dans la cage d’ascenseur. Tout le monde pense qu’elles s’adonnent à la pratique du « surf » qui consiste à sortir par la porte de secours d’un ascenseur pour se retrouver sur la cabine et ensuite sauter d’ascenseur en ascenseur quand ceux-ci se croisent (bon j’avoue que je vois pas forcément comment c’est possible, j’ai comme l’impression que nos ascenseurs ne sont pas pareils qu’aux USA, mais passons).
Alors que tout le monde traite l’affaire avec un certain dédain, Heather est persuadée que ce ne sont pas des jeux alcoolisés qui ont mal tourné, mais bel et bien des meurtres. Pour le prouver, elle commence donc sa propre enquête avec l’aide de Bradjason, qui en plus d’être beau et sympa (et de posséder en vrai un prénom moins pourri que Bradjason), exerce le mystérieux métier de détective privé (j’avoue que ça a un côté film noir des années 30 et chapeau mou qui en jette, non ?).

Je ne vous en dis pas plus sur l’intrigue, à vous de découvrir le fin mot de l’histoire en lisant le livre ! L’enquête policière n’est pas exceptionnelle, mais ce qui importe surtout dans ce livre, est le personnage d’Heather, doté d’une personnalité si peu conventionnelle par rapport à la plupart des héroines qu'on rencontre dans ce genre de romans. Déjà, Heather a un passé peu atypique : enfant-star, elle a connu la retombée du succès, qui l’a endurcie et lui a donné du caractère. Les scènes où elle a affaire à son ex mou du genousont irrésistibles, et je les ai lues en criant intérieurement : "GO HEATHER!!"
En plus, elle demeure profondément gentille et généreuse, et se donne corps et âme pour empêcher qu’il y ait de nouvelles victimes parmi ses étudiants. Malgré ça, elle n’est pas parfaite et c’est tant mieux : depuis la fin de sa carrière, elle a pris du poids, et se le fait souvent remarquer. Sa difficulté à gérer son image d’elle-même et le regard des autres est très juste et touchante.D'autant plus que si elle n'aime pas se faire traiter de grosse, elle aime encore moins les régimes et les légumes vapeur (sur ce point, on la comprend très bien).

En résumé, un livre qui divertit, mais qui le fait très très bien, avec un personnage attachant que j’ai hâte de retrouver pour la suite (ouiiii je veux savoir si elle va finir avec son détective ! Promis pour le tome suivant je vous retrouve son nom). C’est pour toutes ces raisons que j’aime Meg Cabot et que c’est toujours un bonheur de lire ses livres !

jeudi 27 décembre 2012

Flocons d'amour (Let it snow)



Si pour vous, période de Noël rime avec lectures sucrées, pleines de neige, de chocolat chaud et d’histoires d’amour, alors ce livre est pour vous !
Et une petite chanson pour se mettre dans l'ambiance !

Trois auteurs, Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle se sont associés pour écrire trois nouvelles de Noël (Le Jubilé express, Un miracle de Noël à pompoms et Le saint patron des cochons) dont les protagonistes se croisent dans la petite ville de Gracetown, victime de la plus grosse tempête de neige depuis cinquante ans.


Jubilee, 17 ans, aime la période des fêtes même si ses parents sont un peu excessifs à cette époque, au point de se retrouver en prison pour avoir été mêlés à une bataille dans un salon de céramiques d’un village de Noël. Résultat, la voilà obligée de renoncer au réveillon avec son amoureux, le parfaité Noah, et de prendre le train direction la Floride chez ses grand-parents.
Elle n’arrivera pas aussi loin, puisque la série des catastrophes continue et que son train est coincé par la neige à Gracetown. Plutôt que de rester dans le train où sévit un groupe de pom-pom girls, elle se réfugie à la « Waffle house » à côté des rails. C'est là qu'elle rencontrera un garçon avec qui elle aura plus de points communs qu'elle ne pensait...


Tobin pensait lui aussi passer un réveillon tranquille… Mais la tempête va également chambouler ses projets. Alors que ses parents sont coincés à Boston et qu’il était parti pour regarder la série des James Bond avec ses amis JP et Le Duc, son ami Dun, serveur à la Waffle House l’appelle : les pom-pom girls du train de Jubilee ont débarqué. 
Imaginons ce que représente pour des adolescents une bande de pom-pom girls désoeuvrées… Une course s’ensuit pour être les premiers à ramener à la Waffle House le twister réclamé par les jolies filles. 

Enfin, nous découvrons l’histoire d’Addie qui est malheureuse comme les pierres parce qu’elle n’est plus avec son copain et devra, pendant une longue journée se rendre compte qu’elle est centrée sur ses problèmes au point d’en oublier les autres autour d’elle.



J’ai beaucoup aimé les deux premières histoires, dont les personnages sont un peu dépassés par les éléments et qui devront renoncer à leur perspective d’un Noël tranquille. 
J’ai tout de même trouvé l’histoire d’amour de la première nouvelle, Le Jubilé express un peu facile, et au final c’est l’histoire de John Green qui m’a le plus marquée (ce qui me conforte dans l'idée que cet auteur est à suivre, je vous reparle d'un autre de ses livres très bientôt !). Sorte de petite épopée dont le but disparait peu à peu (à la fin, arriver avec le twister pour les pom-pom girls n’a plus aucun intérêt aux yeux de Tobin), elle m’a beaucoup fait rire et l’histoire d’amour reste la plus attachante.


En revanche, Addie, l’héroine de la dernière nouvelle m’a semblé insupportable, et s’appitoyant sur des problèmes qu’elle a elle-même causés. L’histoire annexe, sur le petit cochon à récupérer m’a semblé sans intérêt et les dialogues décousus m’ont fait me demander où l’auteure voulait en venir.

Tous ces personnages, d’abord séparés, vont se croiser furtivement avant de se recroiser de plus en plus, la ville de Gracetown étant plutôt petite, et j’ai beaucoup aimé les clins d’œil discrets faits aux personnages des autres nouvelles.


Au final, un livre qui ne révolutionne pas la littérature, mais une lecture de saison légère, très sympathique et remplie de neige, de sucre d’orge et de christmas spirit !

Toutes les photos qui illustrent parfaitement l'ambiance du livre ont été prises sur le tumblr Seasonal love.

Flocons d'amour
De Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle
Editions Hachette, 2010

mardi 25 décembre 2012

Merry Christmas!


Joyeux Noël à tous !
Et que ce soit à un, deux, quatre, voire beaucoup plus, l'essentiel est que vous passiez une excellente journée...


jeudi 13 décembre 2012

Christmas wonderland 2 : Santa Lucia, une tradition suédoise

Aujourd'hui, pour ce second billet de Noel, je participe au Calendrier de l'Avent organisé par Marmotte.

Quand je me suis inscrite, je n'ai pas choisi la date au hasard : le 13 décembre est en effet la Ste Lucie, alias Santa Lucia, fête très importante en Suède qui marque véritablement le début de la saison de Noël. 

Tableau de Carl Larsson

Commençons par un peu d'histoire
Traditionnellement une fête importante dans toute la Chrétienté occidentale, la Ste Lucie est aujourd'hui surtout célébrée en Scandinavie, principalement en Suède et dans une certaine mesure au Danemark, en Norvège, en Islande, en Finlande et... en Italie (eh oui, Santa Lucia ça sonne plus italien que suédois !)
Pour la petite info, avant la réforme du calendrier grégorien au XVIème siècle, ce jour tombait en même temps que le solstice d'hiver.
Lucia dérive du latin lux, lucis, qui désigne la lumière, célébrée car autant précieuse qu'elle est rare dans ces régions en hiver.

On pourrait expliquer la Ste Lucie par la tradition allemande qui consistait à habiller les petites filles en Christ enfant puis leur faire distribuer des cadeaux de Noël. Les suédois se sont approprié cette tradition dans les années 1700, mais c'est le musée Skansen (qui est le musée des modes de vie et traditions suédois anciens, à Stockholm) qui l'a remise au gout du jour en 1893.
(merci wiki !)


God Jul ! (Joyeux Noël)

Mais alors, tout ça c'est bien, mais que fait-on à la Ste Lucie ?

D'abord, il faut élire Lucia, la jeune fille qui aura l'honneur de mener la procession (et de marcher avec des bougies en équilibre sur la tête, ça ne s'improvise pas !)
Cette élection est assez importante, et les Lucia peuvent se retrouver en régionales puis en finale pour devenir Lucia nationale (c'est un peu comme Miss France quoi).
Le soir, la procession arrive à l'église où les suédois viennent en nombre et en famille assister au spectacle, composé de nombreux chants et parfois d'histoires mises en scène.

Santa Lucia dans la cathédrale de Växjö (photo de moi)

En dehors de cette cérémonie qui est un très joli moment où l'on peut célébrer l'arrivée de l'hiver bien au chaud (l'attente dehors avant que l'on puisse rentrer dans l'église est, elle, moins drôle), la tradition à la Sainte Lucie est de manger des Lussekatter (langues de chats), de délicieuses brioches safranées.


Je vous laisse avec une vidéo du chant de Santa Lucia :



 
Si vous vivez à Paris, chaque année l'Institut suédois célèbre Lucia autour d'un verre de glögg (vin chaud suédois qui existe également en version non alcoolisée).

Ce soir, rendez-vous à 18h30 dans la cour de l'Institut qui accueillera une chorale d'une cinquantaine d'enfants venus de Stockholm !
11 rue Payenne dans le 3ème arrondissement (métros St Paul et Chemin Vert)

samedi 8 décembre 2012

Christmas wonderland 1 : Christmas with Norman Rockwell


Tout d'abord, un peu de musique pour se mettre en jambe :
Christmas Waltz, tiré de l'album doux et saupoudré de neige A very she&him Christmas (le groupe de la fameuse Zooey Deschanel)

Norman Rockwell sans avoir révolutionné la peinture m'a toujours plu et je me souviens des nombreux tableaux de lui qu'on m'a fait étudier en cours d'anglais...
Récemment, j'ai découvert qu'il avait également peint de nombreuses scènes de Noël... Le Noël typiquement parfait de l'Amérique des années 50-60 avec les enfants Ingrid, Mick, Pat et le chien Tim (ceux qui trouvent les deux références dans cette phrase, je vous salue bien bas), le gros sapin vert qui atteint le plafond, la dinde, les cadeaux à gros nœuds....
Une vision idyllique de l'Amérique WASP certes, mais de temps en temps j'aime bien tout de même les clichés.


Pour ceux que ça intéresse (L'or, je pense à toi !), un livre rassemblant ces tableaux existe :


Il en existe même plusieurs, mais ils sont épuisés, donc à moins d'en trouver des éditions d'occasion sur internet, ce sera difficile !

(Gif en haut de l'article piqué sur le blog de Fondant, où vous pourrez trouver des lectures de saison)

Bon week end...

mardi 4 décembre 2012

Home, Toni Morrison


Toni Morrison fait partie de ces auteurs dont le nom surgit souvent au détour d’une conversation littéraire, et qui provoque un peu d’embarras, car on a deux choix : se taire, ou le dire : non je n’ai jamais lu Toni Morrison. De l’embarras car en plus cela fait des années que je me dis qu’il faut que je découvre cette auteur.

A l'occasion du Festival America, sa venue a déchainé les foules et j'ai été incapable d'assister à ses conférences. Le dimanche soir, alors que je rentrais et que les rues étaient plus calmes, j'ai soudain croisé un groupe de personnes et l'ai vue. Calme et grave assise dans son fauteuil, elle a croisé mon regard et il était si profond que cet instant m'a marquée... Si je raconte cela, c'est que j'ai l'impression que ce regard m'est resté pendant ma lecture.

Les matchs de la rentrée littéraire de Price Minister 2012 m’ont permis d’enfin me lancer et lire Home. Peut-être était-ce une mauvaise idée, de commencer Morrison par ce titre. Je ne sais pas, mais à y réfléchir, je sens comme un quelque chose qui m’échappe et que je trouverai sans doute dans ses autres romans, comme une clé de compréhension de son oeuvre.



Home s'ouvre sur la fuite de Frank. D'où il vient, on ne sait pas ; sa destionation finale est tout aussi floue. Un instant, le récit parait hors du temps et le doute arrive : on pensait lire un roman évoquant l'Amérique ségrégationniste, les années 50. Et s'il s'agissait de science-fiction, d'une société qui n'a jamais existé ? La réalité dépasse la fiction pour ceux qui ne l'ont pas connue.
Puis l'on découvre la vie de Frank, qui a combattu en Corée et revient, traversant l'Amérique pour sauver sa soeur Cee. 

Au début, j'étais dubitative : l'écriture à la fois âpre et douce de Toni Morrison permettait aux pages de filer, mais j'avais l'impression de rester à la surface, de ne pas comprendre les motivations des personnages - et surtout celles de l'auteur. Pourquoi choisit-elle de nous raconter cette histoire, de nous présenter ces personnages ? 

Si je devais résumer une bonne partie de ma lecture (les deux tiers) en un mot, je choisirais "flou". Chaque personnage est hanté par ses fantômes, les humains qu'il a côtoyés, aimés, son passé.

Pourtant, plus ma lecture a progressé, plus je l'ai appréciée.
Les dernières pages sont très intéressantes, apportant avec subtilité une douceur à ce récit assez dur.

La violence - qu'elle soit directe et connue dans les souvenirs de guerre de Frank comme dissimulée dans une petite ville des Etats-Unis - est présente, et pourtant se dégage du roman une grande sérénité. Comme si les personnages de Morrison étaient assez sages pour comprendre que cette violence fait partie de la vie et qu'il faut l'accepter. 

Comme si l'on sentait derrière ces quelque 150 pages le message que Toni Morrison souhaite encore apporter, après tant de romans considérés aujourd'hui comme des chefs d'oeuvre.
 

Champ de coton

"Le son provenait du bas d'un petit escalier qui s'achevait devant une porte à moitié ouverte. Des voix approbatrices soulignaient le cri de l'instrument et si quelque chose pouvait refléter l'humeur de Frank, c'était cette note. Il entra. Après Hiroshima, les musiciens avaient compris aussi vite que quiconque que la bombe de Truman avait tout changé et que seuls le scat et le be-bop parvenaient à dire comment."

Une ambiance âpre et mélancolique qui correspond bien à celle de la chanson tristement célèbre de Billie Holiday : Strange Fruit.
Le récit du vieil homme battu à mort puis ligoté au plus vieux magnolia du comté lui fait écho :
“Scent of magnolia, sweet and fresh/ Then the sudden smell of burning flesh”




J'ai lu ce livre via les Matchs de la Rentrée littéraire de Prime Minister, que je remercie ainsi que les éditions Christian Bourgeois.

Je ne donne habituellement pas de note aux livres, mais puisque l'exercice l'oblige, je donnerais 15/20 à Home.

Editions Christian Bourgeois
2012, 153 pages, 17€

samedi 1 décembre 2012

Hello December


“It’s beginning to look a lot like Christmas...
Everywhere you go...”
Vous voulez la suite ? C'est ici !

Chaque année, j’attends ce moment avec impatience, n’osant pas me lancer trop tôt (j’ai l’impression que cela gacherait un peu mon plaisir), alors j’ai attendu ce jour pour dire : décembre, c’est Noeeeeeel !


Les lumières sont installées depuis quelques jours, la boulangerie du quartier a orné sa devanture de guirlandes, en passant devant le fleuriste on sent cette douce odeur de sapins. Le CD Christmas de Michael Bublé (déjà écouté jusqu’à plus soif l’an dernier) est ressorti de sa pochette et tourne le soir, pendant que des bougies aux fruits rouges ou à la cannelle illuminent mon appartement.

Je me régale (et bave un peu) devant les sélections de holiday readings chez WH Smith et sur Goodreads (les anglo-saxons sont tellement plus dans l’ambiance !) et en passant des heures sur Pinterest.


Pour ne pas déroger à la règle, je me suis inscrite au traditionnel challenge de Noël... Cette année, Evy n’a pas pu le relancer, c’est donc Aurélie qui l’a repris.
Je m’inscris en catégorie "Les lutins se remettent au boulot" et lirai cinq livres... 
Et vous ?
 
Il y a également le calendrier de l’avent organisé par Marmotte : j’y participerai le 13 décembre, mais le mois sera rempli de plein d’autres petits billets remplis de christmas spirit!

Si vous avez une tolérance faible pour le rouge, les christmas carols et le sucre, vous allez donc faire très vite une indigestion... Mais les autres, je vous souhaite un très bon mois de décembre car les jours qui précèdent les fêtes sont tout aussi bons que les fêtes elles-mêmes...


Goodbye November, Hello December!