dimanche 7 octobre 2012

Dimanche doudou pour regarder les feuilles tomber


Cette fois-ci, l'automne est bien là.
La lumière devient dorée quand le soleil est là, ou il pleut sans s'arrêter toute une après-midi, puis un arc-en-ciel apparait sur le ciel gris sombre.
Ma vie de parisienne ne m'a pas encore permis de profiter de la nature en cette saison, et j'ai hâte de pouvoir faire un tour -cet après-midi déjà - dans les espaces verts à côté de chez moi, et de retourner un week end dans ma Bretagne. 


Alors pour compenser, je me gave d'images sur Pinterest et Tumblr, je me délecte des billets cocooning de bloggueuses, Fondant comme toujours au premier plan, et comme chaque année, ressors ma playlist folk sur Spotify... (dites-moi si vous l'utilisez pour écouter de la musique, je serais très heureuse de découvrir vos propres playlists)


Je regarde également pour la énième fois des épisodes de Gilmore Girls, cette série qui célèbre si bien les saisons et donne une place d'honneur à l'Automne (qui a droit à son propre festival à Stars Hollow). 


J'enfile mes chaussettes en laine rigolotes, un cadeau de ma maman hyper pratique (elles sont anti-dérapantes et faites pour remplacer les chaussons), le pull en laine gris tout doux que j'ai piqué à mon amoureux, bois des tasses de Kusmi Tea Prince Wladimir, et chantonne malgré ma voix d'outre-tombe (l'automne c'est aussi toutes les maladies qu'on attrape...)


Hier c’était journée so girly entre copines, avec du shopping, des cupcakes chez le meilleur salon de thé, Berko, un détour par le Palais de Tokyo pour trouver un photomaton à l’ancienne qui fait des photos 4 poses en argentique avant de rentrer à la maison manger une tarte au fromage et regarder des séries sous la couette. 

Aujourd'hui, je vais feuilleter le livre sur le masking tape trouvé à la bibliothèque, continuer ma lecture de The Casual Vacancy et regarder les Demoiselles de Rochefort. Bon programme non ?

Et vous, qu'avez-vous prévu ce dimanche ?


Note : Sur Tumblr et Pinterest, il est dur de trouver les véritables auteurs des photos, donc chacune appartient à son auteur respectif comme on le dit si bien !

Chanson parfaite pour le dimanche... On prend le temps.  

mercredi 3 octobre 2012

Cinq raisons de se réjouir de la rentrée

Alors que j'étais un peu mélancolique à la fin de l'été, comme vous avez pu le lire dans ce billet, j'ai positivé et trouvé de multiples raisons (culturelles) de me réjouir de l'arrivée de l'automne... Voici mon top cinq !


La sortie du nouveau roman de JK Rowling, The casual vacancy (une place à prendre en VF)


En tant que grande fan de Rowling, j'ai hâte de lire ce qu'elle nous a concocté pour son premier roman post-Potter, en espérant qu'il y ait du changement. 
On a beaucoup vu le roman circuler, l'éditeur faisant une promo conséquente, et même si la traduction française sort simultanément, j'ai hâte de pouvoir le lire en VO, étant habituée au style de Rowling dans sa langue natale.
Il est sorti jeudi 27 septembre en VO et vendredi 28 en VF ! Et forcément dès jeudi, j'ai fait un tour par ma librairie préférée, Shakespeare and Co pour l'acheter...

L'expo Hopper au Grand Palais


C'est un événement, Le Grand Palais qui propose souvent de belles expositions nous permettra au mois d'octobre de contempler les oeuvres d'Edward Hopper, dont le célèbre tableau Nighthawks... Une rétrospective de cette taille, c'est une première en France !
Appréciant beaucoup ce peintre mais ne le connaissant finalement pas si bien, j'attends depuis janvier ce moment !
Rendez-vous le 10 octobre ! Mais attention, il risque d'y avoir du monde.


Le nouvel album de Muse


Muse, je suis tombée dedans à 14 ans en découvrant leur second album Origin of symmetry. J'ai collectionné les interviews, enregistré sur K7 les concerts qui passaient à la radio... J'étais fan. J'ai un peu décroché après, mais je dois dire que je suis en train de replonger, au point que j'ai essayé d'acheter une place pour leur concert du 2 octobre à l'Olympia... Mais ma connexion défaillante et l'afflux de gens ont eu raison de ma motivation...


L'exposition Dali à Beaubourg


Comme pour Hopper, une grande rétrospective de Dali aura bientôt lieu à Paris et on ne peut que s'en réjouir !!
Très populaire, Dali n'en reste pas moins un artiste controversé (par ses choix politiques notamment) et j'espère avoir l'occasion d'en savoir plus sur lui et son oeuvre !
Il faudra patienter un peu car l'expo ne commence que le 21 novembre, et je vous en reparlerai d'ici là !

La reprise des séries !


Même si je suis souvent en retard dans mes visionnages de séries, il y en a quelques unes que je suis plus ou moins avec régularité...
Cette rentrée, je suis avec bonheur les nouvelles saisons de Glee, Parenthood, 2 broke girls et Awkward. Il faut également que je rattrape mon retard pour Downton Abbey, The big bang theory, Bones, Bunheads... J'ai également entamé un vaste revisionnage de tout Dawson's creek ! Souvenirs souvenirs, et dans la saison 1 c'est back to the 90's... Et comme toujours, je rerereregarde Gilmore Girls, mais ça, ça ne compte pas !


Si vous aussi avez de bonnes raisons de vous réjouir de la rentrée, n'hésitez pas à les partager !

mardi 2 octobre 2012

Risotto d'automne

Il fait pas chaud ces temps-ci, non ? Le brusque changement de température m'a rendue malade et je ne rêve plus que de soirées au chaud chez moi à lire, regarder des séries et manger de la soupe, ou des plats chauds. Du coup, dimanche soir, j'ai fait un plat que j'adore : le risotto.


Voici ma recette :

Ingrédients (quantité pour deux ou deux repas pour une personne)
* 120 g. de riz arborio (j'aime bien en faire plus que nécessaire, mais j'ai du mal doser la dernière fois ou alors j'ai été gourmande car il n'en restait pas beaucoup !)
* 1 oignon
* 1l de bouillon de poule (j'utilise les cubes, mais je devrais en faire moi-même avec une carcasse de poulet...)
* 1 verre de vin blanc
* parmesan
* Facultatif : j'aime bien rajouter des champignons au tout dernier moment (4-6 selon mon humeur)

- Émincez l'oignon puis mettez-le à blondir dans une marmite avec du beurre
-Rajoutez le riz et remuez jusqu'à ce qu'il soit translucide
- Rajoutez une louche de bouillon et le verre de vin blanc
- Ensuite vient la partie fastidieuse... il faut remuer et mouiller le riz en rajoutant progressivement du bouillon quand le liquide s'est évaporé. C'est ainsi que le riz cuit, et c'est plus long que la méthode classique. Ce que je fais ? Je prends un livre pour remuer d'une main et lire de l'autre... (cela vous surprend-il ? :) )
Je fais un peu au pifomètre pour le bouillon, parfois je n'utilise pas tout car le riz est cuit.
Au bout d'environ 20 mn, votre riz sera cuit. Je rajoute à ce moment quelques champignons de  Paris coupés en tranches, un petit peu de vin blanc à nouveau et enfin du parmesan en poudre ou rapé. Son gout se perd un peu dans le risotto, donc n'ayez pas peur de mettre la dose (enfin moi je le fais car j'adore ça). Laissez mijoter quelques instants (vraiment pas longtemps, sinon ça colle !) à couvert.

Servez et rajoutez du parmesan sur le dessus, c'est encore meilleur !



A savoir que le risotto fait partie de ces plats qui sont meilleurs le lendemain. Je fais du coup une grande quantité pour qu'il en reste, mais c'est tellement bon qu'il en reste toujours moins que prévu...

A déguster avec le reste de la bouteille que vous avez ouverte pour le plat... ben oui, ce serait dommage de gâcher !

Si vous avez votre propre recette de risotto, n'hésitez pas à me la donner !

dimanche 30 septembre 2012

Daisy Miller, Henry James


Suisse, au XIXème siècle. Le narrateur, un américain expatrié, rencontre la jeune et belle Daisy Miller. Disant à voix haute ce qu’elle pense, flirtant ouvertement avec lui, elle est loin de ressembler aux autres jeunes filles qu’il connait.


Mais être une jeune fille dans la bonne société au XIXème siècle est incompatible avec la liberté et les mœurs de miss Miller ; on jase beaucoup autour d’elle quand on la voit se promener avec des hommes sans chaperon, et à force de vouloir échapper aux conventions, Daisy se brulera les ailes…

Attention, si vous achetez la version Folio, ne lisez pas la 4ème de couverture, qui dévoile l’intrigue jusqu’aux dernières pages… Encore une fois, je remarque que les éditeurs semblent considérer que puisque c’est un classique, tout le monde connait la fin et qu’il n’y a donc pas besoin de s’embarrasser à garder un minimum de suspense, ce qui est déplorable.
Par cette nouvelle, j’ai découvert Henry James dont l’écriture m’a charmée. L’histoire un peu moins, et je me suis demandée plusieurs fois pendant ma lecture si les différences entre la société du XIXème siècle et la notre font que je m’identifie moins aux personnages et à leurs histoires. J’ai parfois eu cette même impression en lisant Raison et sentiments de Jane Austen – elle connait pourtant toujours un grand succès aujourd’hui, mais le décalage entre une histoire d’amour du XIXème siècle et une du XXIème me dérange parfois.

Pourtant, Daisy Miller reste l’histoire d’une jeune fille qui ne veut pas se plier aux conventions sociales contraignantes, et n’accorde aucune importance aux rumeurs que son attitude marginale provoque ; une histoire qui pourrait donc toujours être d’actualité au XXIème siècle.
Faut-il vivre comme bon nous semble sans être obligé de respecter ce que la société nous dicte, ou cela peut-il se retourner contre nous ? Malgré la fin, la nouvelle d’Henry James ne donne pour moi pas de réponse définitive à cette question et malgré le fait qu'elle soit très courte (à peine 100 pages), cette histoire reste présente dans mon esprit…



Le premier épisode de la saison 5 de Gilmore Girls, intitulé Say goodbye to Daisy Miller, fait référence à cette nouvelle. Sans spoiler pour ceux qui n’auraient pas vu la saison 5, Rory fait une erreur –quelque chose qui ne lui ressemble pas – et suite à une dispute avec Lorelai, cette dernière l’encourage à partir avec Emily en Europe pour l’été…


Et au fait, pour les fans des références qu'on trouve dans cette série, j'ai découvert récemment ce site... une mine d'or !

dimanche 23 septembre 2012

Un petit tour à Orsay

Voilà longtemps qu'il fallait que je découvre Orsay...
C'est chose faite et je garde encore un souvenir émerveillé de voir réunis tant de grandes œuvres dans un même endroit.

Petit florilège de ceux qui m'ont marquée, dans la galerie des impressionnistes et du côté des post-impressionnistes.


Le choc quand on entre dans la galerie des impressionnistes et qu'on tombe nez à nez avec le déjeuner sur l'herbe
Van Gogh dont je suis une fan absolue, quel bonheur de voir certaines de ses toiles les plus connues
Ce tableau des deux jeunes filles au piano de Renoir, je le connaissais sans trop l'apprécier. J'ai été saisie par la lumière qui sort du tableau, preuve que vraiment, les tableaux impressionnistes encore plus que les autres se savourent en vrai et que les copies perdent beaucoup de saveur...
La pie de Monet, que j'aime beaucoup pour son côté hivernal et champêtre
Les danseuses de Degas, en peinture et en sculpture
Un second tableau de Manet qui me fait aimer ce peintre que je ne connaissais pas si bien...
Ce tableau marin (dont j'ai oublié le nom du peintre, quelqu'un pour m'aider dans la salle ?) qui donne presque le mal de mer tant on voit les vagues bouger... Je serais restée des heures devant
Et les raboteurs de Caillebotte...

Vite, je veux y retourner ! Je n'ai pas bien vu la collection de Toulouse-Lautrec...

PS : C'est gratuit, expos y compris pour les moins de 26 ans ! Le bonheur...

jeudi 20 septembre 2012

Benjamin Button suivi de La lie du bonheur, FS Fitzgerald



Ce livre regroupe deux nouvelles de Francis Scott Fitzgerald : L’étrange histoire de Benjamin Button, bien connu depuis son adaptation au cinéma avec Brad Pitt dans le rôle principal, et La lie du bonheur.

Fitzgerald nous raconte l’étrange histoire de Benjamin Button, un homme né vieillard et qui a progressivement rajeuni jusqu’à la fin de sa vie où il n’était plus qu’un nourrisson. L’idée de l’intrigue était incroyable, et l’auteur nous embarque dans une histoire assez dérangeante, où « étrange » demeure le mot qui résume le mieux la situation. Mais l’histoire fait que tout le long de la nouvelle, Benjamin reste un personnage étrange (je répète sans cesse ce mot, mais il est vraiment le mieux adapté !), froid, avec qui on a du mal à partager les émotions. Si le style de Fitzgerald est d’une beauté sans nom, j’ai trouvé qu’elle servait mieux l’histoire de la seconde nouvelle, La lie du bonheur.


L’on fait la rencontre de Jeffrey et Roxane, fous amoureux l’un de l’autre, et de leur ami Harry. Le couple s’installe à la campagne près de Chicago et fait tout de suite des projets pour que leurs amis viennent habiter près de chez eux. Hélas, l’euphorie du début disparait lorsque Jeffrey tombe malade. Harry et Roxane suivent la paralysie qui s’empare progressivement de lui sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l’en empêcher.

Si j’ai eu du mal à éprouver de l’empathie pour Benjamin Button, Jeffrey et Roxane étaient extrêmement attachants : enjoués, appréciant les choses simples de la vie, ils faisaient plaisir à voir, ou plutôt à lire. C’est pourquoi leur malheur n’en apparait que plus tragique, et j’ai suivi leur histoire le cœur noué par l’émotion. 

 Champs de blé avec cyprès, Van Gogh

Fitzgerald a une façon de décrire la nature, la douceur des soirs d’été qui donne l’impression d’être aux côtés de ses personnages, assis sur leur perron avec eux. 

« Pendant le dîner, le crépuscule sombra dans la nuit et ils trouvèrent plus tard, dehors, une pénombre étoilée qu’imprégnaient la frêle splendeur de la robe blanche de Roxane et son rire grave, frémissant. »
« C’était une soirée magnifique. La lune ronde baignait la route d’une mâtinée de platine, et les fleurs des champs tardives chargeaient l’air immobile de senteurs semblables à des rires assourdis. La campagne, tapissée à perte de vue de blé lustré, transparaissait comme en plein jour. Il était presque impossible de ne pas s’émouvoir de la pure beauté du ciel… oui, presque. »

Mais c’est aussi le contraste entre la beauté de la nature, qui représente la vie, et sa dureté avec le sort des humains qui m’a marquée.

 « Après avoir végété onze ans, Jeffrey mourut au milieu d’une nuit de mai, où l’odeur du seringa affluait au rebord de la fenêtre, où la brise tressait les notes flutées des crapauds et le crissement des grillons. Roxane s’éveilla à deux heures et tressaillit en s’apercevant qu’elle était enfin seule dans la maison. »

Les deux nouvelles se lisent très vite, une excellente manière de découvrir cet écrivain. Ce fut ma première rencontre avec Fitzgerald et certainement pas la dernière, car j'ai entamé la lecture d'un de ses romans, Tendre est la nuit...
D'autres avis : celui de Soukee, de Marmotte

mercredi 19 septembre 2012

Le demi-mois américain


Titine du blog Plaisirs à cultiver nous avait présenté il y a quelques temps son projet de faire un mois américain à la rentrée, en septembre.
En pleine panne de lecture à ce moment, je n'avais pas réagi tout en gardant l'idée dans un coin de ma tête.
Puisque mon blog aussi rentre de vacances, je vais tout de même participer pour ce qu'il reste du mois de septembre !

Ce week-end a également lieu le festival America à Vincennes, immanquable pour les fans de littérature du continent. J'y serai forcément, espérant apercevoir Toni Morrison et faire des découvertes...


Alors à vos santiags, coiffes à plumes ou jeans Levis et let's hit the road!

samedi 15 septembre 2012

Si je reste, Gayle Forman



Ce livre, on en a beaucoup entendu parler à sa sortie. J’ai tendance (à tort ou à raison ?) de me méfier des livres qui croulent sous les bonnes critiques, surtout que le sujet du deuil pouvait facilement faire dériver l’histoire dans le larmoyant. Mais c’est l’aspect musical présent qui m’a finalement convaincue.

Et bien m’en a fait car j’ai vraiment apprécié Si je reste. C’est un roman qui réussit à mêler joie de vivre et gravité. La narration de Mia fait des allers-retours entre le présent, alors qu’elle est dans le coma à l’hôpital et ses souvenirs – de ses parents, de sa rencontre avec Adam, de sa vie d’adolescente ordinaire. La joie de vivre des parents de Mia, leur bonheur et leur humour ne rendent le drame que plus déchirant, mais au final, c’est un message positif qui se dégage du roman : il faut prendre la vie comme elle, mais en voyant surtout les choses positives, on pourra l’apprécier. 

Le thème était casse-gueule, je crois que je n’aurais pas supporté un récit trop larmoyant, mais la pudeur avec laquelle Gayle Forman nous raconte l’histoire de Mia m’a beaucoup touchée (bien sur, j’ai versé ma petite larme à la fin, comment aurait-il pu en être autrement ?)

Les personnages sont attachants, surtout les parents de Mia. Sa relation avec Adam n’est bien sur par pour rien dans le plaisir que j’ai trouvé à lire le roman en à peine quelques heures, et je comprends qu’il a pu en faire craquer plus d’une (parait qu’il est encore plus craquant dans la suite hhhhmm !)
Enfin, j’ai beaucoup aimé le mélange des genres musicaux : les parents de Mia sont plutôt rock’n’roll, son père a joué dans un groupe, tandis qu’elle joue de la harpe, et sort avec un guitariste d’un groupe de rock. Au final, au-delà des genres, la musique rassemblent ceux qui l’apprécient, et bien que ça sonne très romantisme de supermarché ce que je dis, je pense que c’est important de ne pas l’oublier. 

Bref, je ne m’attendais pas à avoir autant aimé, mais c’est une excellente surprise qui m’a beaucoup touchée. A recommander à tous les ados et aux plus âgés bien sur, car le young adult n'est pas réservé à une tranche d'âge.



Je vous conseille pour finirde lire l'avis d'Anou qui a fait une grande sélection de musiques citées dans le livre ou qui ont inspiré l'auteure... Pour ma part, je vous laisse avec une de mes chansons préférées de Sufjan Stevens.