dimanche 28 avril 2013

Libester award, weil nous le valons bien !




Je suis en général mauvaise pour honorer les tags, mais ce soir j'ai la douce mélancolie du dimanche soir qui m'étreint, et ma chère Syl m'a taguée (merci !)... En plus liebster sonne bien et le souvenir de mes dix années d'allemand refait surface...

Voici donc ses questions :
1. Peux-tu faire le grand écart ? Toucher ton nez avec la langue ? Faire un truc.
Oula je suis très mauvaise pour ce genre de choses. Je peux faire un U avec ma langue, mais je sais que je n'ai aucun mérite depuis que j'ai appris que c'était génétique en cours de SVT au lycée. 
Ah si, une chose découverte il y a deux jours. Vous voyez les tourniquets du métro parisien ? Je peux passer sans titre en me glissant sous le tourniquet puis dans l'espace entre la porte battante et le tourniquet. Pratique quand on a égaré son pass navigo.

2. Cet été, la mode, tu la vois en quelles couleurs ?

Rose ou corail... J'ai essayé une robe très belle, mais elle n'existe qu'en version pour les rondes et était donc trop grande pour moi...


3. Prends-tu le temps le matin de te badigeonner de crème… enduire ton corps… ?

Jamais le matin, je suis du genre à me sécher les cheveux tout en me brossant les dents et en enfilant mes chaussures en 4ème vitesse car je suis en retard... Mais j'essaie tout de même de le faire régulièrement ! Pour le visage, je le fais souvent dans le métro ! 

4. Crois-tu aux fantômes ?

Non ! Je suis très pragmatique et le surnaturel me laisse de marbre. Mais il ne faut pas dire jamais... peut-être un jour !

5. A quoi jouais-tu en cours de récréation ?

Comme George, à l'élastique ! On jouait également aux pogs vers le milieu de mon année de primaire.J'en ai encore plein dans un tiroir chez mes parents !

photo trouvée sur internet

6. Ton dessin animé préféré ? et ta série culte ? Le générique que tu me chanterais…

Difficile comme question... J'ai été marquée par de nombreux dessins animés et séries, j'étais assez téléphage petite !
J'adorais Babar, les bisounours, plus tard Albert le 5ème mousquetaire !

Un générique qui m'a marquée et que je chante encore parfois :  
La vie, la vie, la vie, la vie la vie la vie la vie...
Niveau séries, celle de mon adolescence fut sans conteste Dawson ! Là aussi je peux chanter le générique "I don't wanna wait! For my life to be over..."
J'avais cette image en poster dans ma chambre !



7. Si tu devais écrire un livre, que raconterais-tu ?

Je raconterais... L'histoire d'une personne ordinaire à qui il arrive quelque chose d'extraordinaire. Je raconterais une histoire d'amour qui tourne dans ma tête depuis des années. Une histoire qui commencerait par une rencontre banale entre deux personnes très différentes, où le lecteur tout comme les autres personnages ne comprendraient pas pourquoi ils se plaisent. Je voudrais raconter une histoire qui donne à la fois envie de tomber amoureux et de pleurer. La musique y aurait certainement une place fondamentale.
Cette histoire, je me la raconte souvent par bouts, quand je me promène, quand je suis seule, quand je n'arrive pas à m'endormir. Les personnages ont des noms,des qualités et défauts, un physique.
Je ne sais si je la raconterai un jour à quelqu'un d'autre qu'à moi-même...

8. Quel est le prochain pays que tu visiteras ? Que tu aimerais fouler de tes pas…

Que j'aimerais fouler de mes pas, les Etats-Unis... en ce moment je rêve de road trip dans ce pays.
Il est plus probable que j'irai en Suède, mais je m'en réjouis également...


9. As-tu déjà écrit des poèmes ? Peux-tu m’en faire un en 4 lignes ???

Des choses affreuses ! Je crois ne pas avoir beaucoup de talent de ce côté.

10. Je t’embête ?

Toi ? Jamais :)

11. Propose-moi une lecture commune ! Nous avons toute la vie pour l’honorer. Un truc gentil qui ne fait pas pleurer !

 Hana Yori Dango ! Comme ça tu liras mon manga culte ! ahah non je plaisante (en plus ça m'est arrivé de pleurer en le lisant)
Baby sitter blues de Marie-Aude Murail. J'aime cette auteur et j'ai lu des tas de fois ce roman quand j'étais ado, j'aimerais le relire.

A mon tour de faire passer le tag...
Rose, qui est une des dernières parmi les habituées de ce blog, mais dont j'adore l'ambiance cocon en chalet
Fondant, parce qu'il n'y a personne pour faire des billets de saison ponctués de lectures et de douceurs comme elle
L'or, pour se remettre de son RAT ! Un petit tag, ça va vite, plus que les chroniques de livres ;)
Milly avec qui nous nous sommes découvertes grâce aux blogs que nous avons en commun...
tachas pour qu'elle mette à jour son blog ! :P
Felina, dont j'aime suivre les lectures sur Livraddict
Unchocolatdansmonroman, la plus gentille des swappeuses !
Mlle Pointillés, experte en lectures de midinettes et sucreries
Syl, je ne peux pas te taguer je crois mais si tu veux répondre en commentaire à mes questions... :)

 
Mes questions :
1. Le héros de livre que tu aimerais rencontrer dans la vraie vie... (et pourquoi !)
2. Un petit plaisir de la vie qui t'emplit de bonheur
3. La chanson que tu n'arrives pas à chanter... Mais que tu chantes quand même !
4. Le roman ou film triste que tu aimes relire ou revoir quand tu es mélancolique (et que tu as envie de le rester)
5. Et celui quand tu veux sortir de cette mélancolie !
6. Si tu avais pu te nommer comme une héroine de livre... Laquelle ?
7. Une photo que tu aimes (peu importe que ce soit toi ou quelqu'un d'autre qui l'ait prise...)
8. Les paroles d'une chanson qui en très peu de mots en disent tant... 
9. Un péché mignon incongru (que ce soit alimentaire, culturel.. ou autre !)
10. Un endroit/pays ou tu aimerais aller... (désolée Syl c'est la même question que la tienne mais je n'ai plus d'inspiration !)
11. Le livre qui t'a (presque) fait oublier que tu avais une vraie vie tellement il t'a fait vibrer

J'attends vos réponses...

mercredi 24 avril 2013

J'aime les sushis (t1), Ayumi Komura

J’aime les sushis… un manga au titre évocateur non ?

Hanayu rêve de devenir maitre sushi et a intégré pour cela un lycée avec option cuisine. Mais voilà, son père, un fameux patissier, s’attend à ce qu’elle reprenne sa boutique après ses études…
Pour accomplir son rêve, elle a un plan, bon un peu tordu, mais un plan quand même : séduire et épouser Hyûga, un garçon de sa classe dont le père est un maitre sushi réputé. Ainsi, elle pourra hériter du restaurant familial et s’adonner à sa passion du découpage de poisson. Vous vous doutez que ce ne sera pas si simple que ça… car Hyûga lui rêve de devenir patissier !

Un manga shôjo (c’est-à-dire qui s’adresse plutôt à un public féminin et qui est souvent le théâtre d’histoires d’amour à rebondissements) qui a pour cadre la cuisine et les sushis, voilà un sujet de départ qui avait tout pour me plaire !


Et je dois dire que le mélange est une réussite ! Entre deux scènes entre les personnages, on voit de nombreux plats qui sont loin de se limiter aux sushis défiler ! Les intrigues sont le prétexte pour reconnaitre ou découvrir de nombreux plats japonais qui font saliver.

Les personnages sont plutôt sympathiques et pleins d’humour. Chacun se débat face à un dilemme (accomplir ce qu’attendent leurs parents et reprendre l’entreprise familiale ou les décevoir mais accomplir leur rêve et faire de leur passion un métier ?). On espère au fil des pages qu’ils ne vont pas perdre de vue leurs rêves et accessoirement qu’ils vont se rapprocher…
Il y a cependant un bémol dans mon avis enthousiaste,  le dessin des visages, que je n’ai pas trouvé très beau. En espérant que ça s’améliore au fur et à mesure des tomes…
Un manga sympathique et mignon et surtout qui donne faim !

J’aime les sushis, série d’Ayumi Komura (8 tomes), Akata/Delcourt

mardi 16 avril 2013

BO de mes jours, David Scrima




Voilà les choses que j’aime : les livres dont on n’attendait rien, les surprises, qu’on décide d’emprunter ou d’acheter au détour d’un rayon, et qui nous transportent, nous font rire et nous bouleversent.
David Scrima raconte dans son petit carnet ses amours musicales : chaque jour, ou presque, il parle d’un album et dessine son ou ses musiciens. En partant de la musique, il parle des petites choses du quotidien, de sa fille qui danse sur une chanson, du bonheur d’écouter un morceau qu’on aime, de la puissance des émotions que seule la musique peut créer. Et tous ces albums lui évoquent parfois, au détour d’une ligne ou d’une note, les choses plus graves, la force de l’amour, ou la douleur en repensant au décès de sa mère.

«  ‘I used to cry about Tracy, ‘cause I want to see him again…’ larmoye Prince pour cloturer l’immense “Parade”, et c’est à pleurer… Cette funeste sensation avec laquelle il faut continuer à vivre, se faire à l’idée de ne plus jamais revoir une personne…”


Je connais mal la plupart des artistes qu’évoque David Scrima (très porté sur le jazz, le blues, ou les songwriters), mais quand en tournant une page, je reconnaissais un visage ou les paroles d’une chanson, cela m’emplissait de joie. Il a en effet toujours le mot juste, pour dire ces choses qui sont si difficiles à exprimer. Car la musique est l’opposé de la parole : elle ne se décrit pas, ne se raconte pas. Elle s’écoute, se chante, se crie, et bien sûr se joue. Et pourtant, à chaque mot, ou presque, Scrima exprime avec une simplicité désarmante ces choses indéfinies qu’on peut ressentir, face à la beauté, la puissance d’un morceau.


Avec tout ça, je n’ai même pas parlé des dessins. Ils sont pourtant le cœur de ce carnet, et c’est d’ailleurs la couverture qui a attiré mon œil à la bibliothèque lorsque j’ai découvert le livre. Ils sont superbes et sont le parfait complément des textes de Scrima.

J’ai en tout cas noté une multitude de noms de groupes à découvrir, et je relirai avec plaisir ce beau carnet.
A découvrir !

On peut trouver certaines planches du livre sur le site de David Scrima avec des playlists... Un bonheur ! 


Edit : Je n'avais pas vu avant qu'Anne organise un swap autour de la musique pour fêter la fin du challenge Des notes et des mots. La date est passée mais je peux participer si je trouve une binomette... Alors qui est intéressé pour faire ce super swap ? ;)

samedi 13 avril 2013

Challenge Gilmore Girls et autres infos

Coucou tout le monde !

Comment allez-vous en ce week end de printemps déprimant (je ne sais pas chez vous mais en Bretagne, le temps est à pleurer et j'ai même attrapé un rhume...) ?


Grande nouvelle sur le blog : j'ai mis à jour le billet du challenge Gilmore Girls, qui comprend déjà plusieurs participations ! Celles qui n'ont pas encore commencé, don't worry, vous n'êtes pas seules !
Je suis moi-même dans ma première lecture, et pas des moindres : le Comte de Monte Cristo. J'ai passé mon mois de mars à lire les 700 pages du premier tome, et je vais bientôt lire le second...

Toujours en rapport avec le challenge, Adalana lance à l'occasion de la sortie du film une lecture commune de Gatsby le Magnifique de FS Fitzgerald. Le livre fait partie du challenge et c'est une excellente occasion de découvrir la magnifique prose de cet auteur, donc n'hésitez pas et allez vous inscrire chez Adalana : clic !

Pour finir, pour les fans de la série et anglophones, j'ai découvert cette parodie de Gilmore Girls qui m'a fait hurler de rire. La caricature de la série a un fond de vérité même si c'est bien évidemment exagéré ! 


Bon week end ! Je crois que nous allons tester les mugs cakes cet après-midi et savourer un thé dans le canapé... un week end à ne rien faire à part lire et regarder des séries !
En attendant le beau temps demain si tout va bien !

vendredi 5 avril 2013

Ce qu'on peut appeler une rechute


Il y a trois semaines, j'ai décidé de relire la série de shôjo manga Hana Yori Dango.
Si vous ne connaissez pas, l'histoire en deux mots :
Tsukushi Makino est pauvre mais va dans le lycée très huppé d'Eitoku grâce à sa famille qui se sacrifie pour elle (elle enchaine également les petits boulots). Pendant ce temps, tous ses camarades de classe ne font qu'étaler leur richesse qu'ils dilapident allégrement.
Dans son lycée existe un groupe de quatre garçons, le F4. Redoutables, ils sont la terreur de l'école et ceux qui reçoivent leur carte rouge sont victimes de terribles persécutions de l'ensemble des élèves (une pratique malheureusement assez fréquente pour qu'elle porte un nom en japonais : l'ijime).
Tsukushi se dit qu'elle ferait mieux de rester à l'écart de ces quatre là... Mais le sort en aura décidé autrement !



Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire ce billet que j'avais écrit sur la série, où j'expliquais pourquoi je l'aime tant.
Deux ans après ma première lecture, j'ai replongé avec bonheur dans Hanadan... et replonger est le bon mot car je n'ai plus fait que ça !

J'ai souri en voyant le graphisme des premiers tomes, qui fait un choc car le dessin de la mangaka a beaucoup évolué par la suite. 
J'ai emprunté les tomes par 5 ou 6 et suis retournée chaque jour prendre les suivants
Je les ai lus, et une fois lus, je les ai immédiatement relus, puis rerelus à la suite
J'ai eu un dilemme à certains moments : je n'arrivais pas à rendre les tomes déjà lus à la bibliothèque, car je voulais les rererelire (je les avais déjà lus trois fois pourtant...) mais si je ne les rendais pas, je ne pouvais pas emprunter les suivants. Ca m'a rendue folle.


J'ai tellement ri, j'avais oublié à quel point la série est drôle
J'ai soupiré très rapidement en voyant le héros apparaitre dans les pages. Oui, j'ai réellement soupiré, comme ça ne m'arrive jamais de le faire.
J'ai râlé contre l'héroine Tsukushi qui fait tourner Dômyôji (et les lecteurs !) en bourrique



J'ai très peu dormi car je ne pouvais pas m'arrêter de lire avant 2 ou 3 heures du matin chaque soir.
J'ai pleuré, comme une madeleine à certains moments
J'ai comme il y a deux ans écouté en boucle la musique d'Archive qui restera pour moi associée à ce manga
J'ai passé du temps sur des tumblr pour revoir des illustrations
 Je suis devenue folle quand j'ai appris qu'il y a un finale spécial dans le drama japonais que je n'avais pas vu
J'ai mis dans ma liste de vidéos à regarder : le drama coréen, l'adaptation animée, le film de 1995 (oui je suis fada)


J'ai pensé à cette histoire tout le temps. Je croisais quelqu'un que je connaissais, grand et aux cheveux bouclés, je me disais qu'il ressemblait à Dômyôji, je suis allée dans un bar hyper classe et j'avais l'impression d'être dans le manga. J'avais envie de parler de cette histoire à tout le monde, j'y pensais tout le temps. Une obsession comme il m'arrive peu d'en avoir. Je vivais ma vie dans la journée, et quelque chose d'autre s'ouvrait quand je rentrais le soir lire.
Quand j'ai refermé le dernier tome, j'ai eu à nouveau comme à ma première lecture la sensation d'être seule, je ne voulais pas laisser les personnages. Alors j'ai écouté une dernière fois Archive et je me suis forcée à passer à autre chose.

Je crois que cette histoire me parle car c'est une histoire que j'avais envie qu'on me raconte depuis longtemps. Les couvertures sont kitschissimes, le dessin des débuts est moche, c'est un shôjo et donc on a une histoire d'amour pleine d'eau de rose, mais il faut passer outre, car c'est un régal, c'est drôle, la mangaka n'hésite pas à ridiculiser ses personnages et l'héroïne dépote tout.

J'espère convaincre quelques personnes de lire cette série. La longueur n'est pas une contrainte, c'est un avantage car elle passe déjà trop vite ! S'il y avait eu 60 tomes, je les aurais lus certainement !
Ce genre d'histoires me rappelle pourquoi on lit : pour vivre quelque chose passionnément, en oubliant le reste. 
(et maintenant je vais arrêter de bassiner tout le monde avec ce manga ! ;) )

lundi 1 avril 2013

Here comes the sun?!

Comme parfois, la vie m'a rattrapée et éloignée de l'ordinateur, surtout que le mien a décidé de ne plus se rallumer... Une semaine de diète informatique m'a permis de redécouvrir tout le temps que je passe dessus !
Depuis le dernier message...
J'ai terminé mes vacances par la côte bretonne et un fameux restaurant breto-japonais dont je vous reparlerai !
J'ai repris la vie parisienne un peu déprimée, mais les enfants  du boulot m'ont redonné le sourire


J'ai passé une après-midi très hipster à visiter des expos dans le Marais
J'ai fêté mon anniversaire en bonne compagnie, dans un mignon restaurant de la Butte aux cailles
J'ai pris en photo les touristes à Paris pour un projet dont j'espère également pouvoir vous parler
J'ai eu un retard de sommeil important causé par mon obsession pour Hana Yori Dango (j'en parlais déjà précédemment...)
Cette obsession a déclenché une frénésie nippone : j'ai écouté des groupes japonais, regardé des dramas, mangé des udon.
J'ai manqué de temps et fait une visite éclair au salon du livre et j'ai manqué le pianocktail du film l'Ecume des jours. 


J'ai participé à un blind test musical dans un bar, où nous avons lamentablement perdu dans la catégorie disco mais tout rattrapé en variété française et jazz. Notre nom de groupe, les amatrices reconnaitront était le "top gang" !
J'ai pris mon temps avec le Comte de Monte Cristo, et découvert Yoko Ogawa.
J'ai appris le décès de mon prof d'éco au lycée, ce qui m'a véritablement fait un choc. Sans lui, mes études et donc ma vie auraient sans doute été très différentes, il m'a appris la chose la plus importante qu'un professeur puisse enseigner : à penser par soi-même et ne pas prendre pour argent comptant tout ce qu'on nous dit. Malgré ma bonne humeur du moment, je pense à lui...
J'ai pris un milliard de photos, que je n'ai pas le courage de trier...



Avec tout ça, le temps passe vite et le printemps se laisse toujours désirer !
Comme George, je me dis
"Little darling, it's been a long cold lonely winter
Little darling, it feels like years since it's been here"



Joyeuses Pâques, plein de chocolat pour vous et profitez de la vie...


Quant à moi, je reviens bientôt ! 
(source des photos

jeudi 14 mars 2013

En ce moment, je ne sais pas quoi faire alors j'écoute Sufjan Stevens

Hello hello tout le monde !


Un message rapide, pour vous dire :

1. Je suis en vacances.
2. Mais plus pour longtemps
3. J'ai enfin fait ce que j'attendais : prendre l'air, voir ailleurs. J'ai passé un très bon week end dans la campagne lorraine qui m'a fait du bien.
4. Je passe mes journées à lire, Le comte de Monte Cristo et Hana Yori Dango.


5. C'est reparti comme en 40, et je retrouve la même obsession pour ce manga qu'à l'époque où je l'ai découvert. Je dévore les tomes en soupirant et riant (parfois les deux en même temps). Nous sommes aujourd'hui jeudi et je maudis ma bibliothèque d'être fermée et de restreindre le nombre d'emprunts (sinon j'aurais été capable d'emprunter d'un coup une vingtaine de tomes !). J'envisage de passer au grand magasin de culture pour en lire un (ou deux) juste histoire de patienter jusqu'à l'ouverture de la bibliothèque demain. Je suis complètement accro.
6. Ce week end, j'espère pouvoir aller à St Malo.
7. L'arrivée du printemps sonne pour moi comme le retour de Sufjan dans mes cartons de disques (l'hiver, il est au repos ! Même si je triche et que j'écoute une chanson par ci par là...)



Bonne fin de semaine !

vendredi 8 mars 2013

Wishes & stitches, Rachael Herron


 Depuis cette semaine, les jours plus doux m'ont redonné un peu de forces, et ce soir je suis (enfin) en vacances. Pour accompagner cette semaine, j'ai lu une romance légère...

Il y a des livres qu'on attend impatiemment, qu'on a hâte de tenir entre ses mains et de lire, et puis il y a ceux qui nous tombent dessus sans prévenir.
J'ai trouvé ce roman dans la cour d'un ami, dans un carton d'un voisin qui préférait qu'on se serve plutôt que de jeter ses livres à la poubelle.
Je dois dire que c'est surtout la couverture et l'aspect neuf du bouquin qui m'ont convaincue de le lire, sans trop savoir de quoi ça parlait, à part que la thématique était le tricot.

Carmel-by-the-sea, une petite ville qui pourrait être Cypress Hollow...

Naomi est docteur et vit depuis un an à Cypress Hollow.  
Cette petite ville située sur la côte ouest des Etats-Unis abrite une petite communauté soudée : tout le monde se connait, se retrouve le matin chez Tillie's pour un bon café et des donuts, papote en se croisant dans la rue, les magasins et participe à des événements de la ville comme le festival de danse annuel. Cypress Hollow ressemble en vérité un peu à une Stars Hollow de la côte ouest ! 
Mais voilà, Naomi qui est d'un naturel réservé n'arrive pas à s'intégrer parmi cette communauté avec qui elle aimerait pourtant partager d'autres moments que ceux passés dans son bureau à recevoir et ausculter ses patients.
C'est ici qu'intervient... Rig. Rig est médecin, il a passé des années sur les plate-formes pétrolières à intervenir en urgence auprès du personnel des derricks et revient à une vie plus calme auprès de sa famille, son père, son frère et son neveu. 


Rig et Naomi se sont rencontrés lors d'un congrès de médecins à Portland. Une folle nuit a suivi, une nuit sans lendemain. Du moins c'est ce qu'ils croyaient. Jusqu'à ce qu'ils découvrent que Rig n'est autre que le successeur du médecin qui partage le cabinet de Naomi et qui prend sa retraite. Naomi et Rig vont donc devoir travailler ensemble, et ce ne sera pas de tout repos car entre eux, il y a des étincelles !
Voici pour l'intrigue, qui est somme toute celle d'une romance assez classique !

Les deux personnages font tout pour résister l'un à l'autre, trouvant de nombreuses raisons pour le faire... et pourtant, ils sont irrésistiblement attirés l'un par l'autre. Même s'ils sont bien sympathiques, ils n'ont pas grand chose qui m'a réellement fait "accrocher" à eux et leur histoire d'amour ne m'a plus touchée que ça.


L'auteure n'évite malheureusement pas les écueils des personnages aux blessures profondes.
Une question me vient : les auteurs de romance pensent-ils que plus ces blessures profondes sont nombreuses et meilleure l'histoire sera ?
Ici, nous avons donc pas moins de quatre morts qui hantent nos vivants dont deux cancers, la palme revenant à la belle-soeur de Rig qui réussit le formidable combo jeune femme dans la fleur de l'âge + maman d'un petit garçon de deux ans + cancer !
Et en point bonus, la femme d'un collègue du père veuf qui succombe à la même maladie quelques années plus tard et lui rappelle de douloureux souvenirs.

 La mort c'est triste, on est d'accord. Mais ce genre de clichés est poussif et n'apporte pas grand chose à l'histoire à part un sentimentalisme qui ne m'a pas parlé. Les justifications sur le comportement de Naomi, froide avec tout le monde et coincée parce qu'elle a mal vécu le rejet de sa mère lorsqu'elle était petite était également remplie d'une psychologie de comptoir complètement téléphonée. Je ne vous parle même pas de la fin qui m'a achevée par ses révélations improbables.

Pourtant, j'ai lu cette histoire avec plaisir car à côté de ces aspects qui m'ont déplu, l'histoire d'amour n'est pas acquise dès le début et regarder ces deux là se tourner autour était plaisant. 
L'ambiance communauté de petite ville était agréable, bien que Naomi étant tout sauf incluse dans la communauté, on passe à côté de nombreuses choses.

Enfin en ce qui concerne le tricot, malgré les citations qui ont un rapport à chaque début de chapitre, il n'est finalement pas si présent. Naomi tricote un châle, mais vite dépassée par tout ce qui lui arrive, elle y consacre peu de temps... Je m'attendais à un récit autour de ce hobby, avec des filles qui tricotent ensemble et discutent point mousse et torsades, d'où ma petite déception sur ce point.

En bref, une romance sympatoche située dans une ambiance de petite communauté d'une ville californienne, mais les clichés sur les blessures douloureuses des personnages m'ont pas mal gaché le plaisir de la lecture. Dommage, mais ça se lit bien tout de même !