samedi 9 octobre 2010

Read-aThon


Le grand jour est arrivé !
Le Read-a-Thon, marathon consacré à la lecture a commencé ce matin à dix heures... Pour ma première participation, je me suis inscrite seulement pour le mini RAT de 10h à 22h. 
J'ai également l'intention de remplir les mini-défis VO, multi-genres et BD/Manga.
Ce post servira donc de compte-rendu au fur et à mesure de l'avancée du marathon...
Pour plus d'infos, le blog officiel du Read a Thon.

13h : J'ai commencé avec Harry Potter and the Goblet of Fire, déjà entamé. Pour l'instant, je n'en ai lu qu'environ 70 pages. Il faut dire que c'est le début de l'aventure du tournoi des trois sorciers, et que le rythme n'est pas des plus rapides. 

Pour me remotiver, j'ai pris un autre livre entamé, Absolument Débordée, livre-témoignage d'une fonctionnaire territoriale, qui se lit vraiment vite. Je viens de le finir, ce qui rajoute 60 pages. Mouais, c'est pas très glorieux tout ça. Mais en attendant, c'est l'heure du repas !

15h : Le RAT passe vite, je ne vois pas le temps passer ! J'ai lu la moitié de Pour Toujours, de Judy Blume, mais je commence à avoir peur quant à mes capacités de lecture et de concentration... pas grave, ça me laissera plein de lectures pour les autres jours !

21h : Pas facile d'avancer rapidement... surtout quand on sort 2h30 pour voir des gens ! J'ai tout de même pu finir Pour Toujours et lire le tome 3 de Switch Girl. Mais le temps passe tout de même très vite, je n'aurais pas cru... limite, j'aimerais continuer sur les 12 heures suivantes !

jeudi 7 octobre 2010

Challenge les livres de notre enfance

Malgré les années qui passent, et le fait que je sois plus habituée à lire des pavés (y compris des ouvrages aussi barbares que "droit des propriétés publiques" ou "Le capital" de Marx), il arrive encore que je ressorte mes vieux livres d'enfance, et que j'en relise un juste pour le plaisir. Si j'avais pu à l'époque, j'aurais sans problème lu tous les titres des séries que je suivais. Comme je n'en ai pas eu l'occasion, je continue encore aujourd'hui... Parfois, j'achète même des vieilles éditions de la Bibliothèque Rose ou Verte (les cartonnées,  publiées avant même que je sois née) dans des brocantes ou chez des bouquinistes.

 Voilà pourquoi, quand j'ai vu le challenge Les livres de notre enfance de Jess, j'ai sauté sur l'occasion : relire Fantômette ou Le club des Cinq en société n'est pas toujours très digne. MAIS si je dis que je le fais pour un challenge, ça passe tout de suite mieux, non ? ^^

J'ai quelques Alice et Fantômette en stock (mes deux séries préférées ! Elles avaient du girl power celles-là, surtout pour l'époque !), mais j'aimerais aussi relire des Club des Cinq, vu que je n'en ai qu'un souvenir assez vague.

Comme pour tous les challenges, il y a des niveaux : 
Niveau jeune lecteur junior : Lire 5 livres  
Niveau jeune lecteur moyen :  Lire 10 livres 
Niveau jeune lecteur assidû : Lire 15 livres 
Niveau jeune lecteur expert : Lire + de 15 livres


J'ai hésité, mais je me suis dit : soyons fous ! Donc je m'inscris pour le niveau jeune lecteur assidû (puis ça se lit extrêmement vite, donc ça devrait aller !) 
La durée du challenge est indéfinie, donc je vais la fixer à un peu plus d'un an : jusqu'au 31 décembre 2011. 
 Je commencerai très certainement ce challenge samedi prochain, pendant le Read-a-Thon (ah, ça aussi, il faut que je vous en parle !)vu que j'ai deux Alice dans ma PAL !

mercredi 6 octobre 2010

Le fond de la jarre


Résumé :
Qu’y a-t-il dans le fond de la jarre ? C’est le mystère des vieux pots, ou plutôt du flacon magique : on ne sait ce qu’il contient mais on l’ouvre avec un frisson délicieux. Et qu’en sort-il ? Une vraie cour des miracles, avec ses personnages extravagants, doux marginaux ou folles de Dieu au verbe acéré. Une curieuse nuit de noces, où l’on ne brandit pas le seroual taché de sang. Un oncle fugueur amateur de kif, se transformant la nuit en un auguste Homère. Un pique-nique initiatique où un enfant fait d’un radis une madeleine. Et l’âme d’une ville, ou ses tripes. Fès, en l’occurrence, mais le Fès d’un Maroc disparu, sur fond de protectorat français et de lutte pour l’indépendance.
Au centre de ce théâtre à ciel ouvert, l’enfant, pris dans une tourmente de découvertes ébouriffantes et de déconvenues cuisantes. En ombre tutélaire, Ghita, la mère, jamais à court d’imprécations et de reparties truculentes, une tendre furie, féministe avant l’heure.
Fiction ou autobiographie ? Ce récit brosse un tableau surprenant d’une ville et d’une époque.

Critique :
On découvre les souvenirs d’enfance de l’auteur, dans la ville de Fès, au Maroc. Les histoires et anecdotes se succèdent, et nous font véritablement voyager dans l’espace, mais également dans le temps, puisqu’elles nous font découvrir Fès telle qu’elle n’existe probablement plus aujourd’hui. Les personnages rencontrés, que ce soit la famille de Namouss (surnom de l’auteur), ou les gens de la médina, sont tous pittoresques et savoureux. L’auteur lui-même est très attachant. Leur mode de vie peut paraitre incroyable vu les conditions que l’on a en France aujourd’hui. Pourtant, certains éléments qui nous semblent aujourd’hui un peu étranges (connaitre tout le monde dans la ville, la proximité et l’entraide entre voisins) peut rendre nostalgique.
Le style est très agréable,  très fluide, sans pour autant céder à la facilité. Beaucoup d’images, de couleurs, d’odeurs viennent à l’esprit au fil de la lecture. Les descriptions des repas m’ont ainsi donné particulièrement faim !
J’ai particulièrement apprécié les passages sur la découverte de l’école et du français (l’auteur a grandi à l’époque du protectorat français au Maroc) et sur le ramadan. C’était la première fois que j’en entendais parler du point de vue d’un musulman vivant dans un pays arabe, et j’ai eu l’impression d’un peu mieux comprendre cette tradition. Les mouvements pour l’indépendance du pays sont également racontés du point de vue des marocains. Là aussi, c’était intéressant de découvrir ce point de vue ; bien souvent, l’on n’entend parler en France que de la situation des soldats et colons, sans trop imaginer ce que pouvaient penser les habitants des colonies.

En résumé, un livre formidable, pour découvrir un pays qu’on ne connait tout compte fait pas tant que ça. Les souvenirs d’enfance de l’auteur font voyager, à l’aide d’un style très agréable. Je pense me pencher sur le reste de la bibliographie de Laâbi.

Je remercie vivement le site Livraddict et les éditions Folio de m’avoir permis de découvrir ce livre et cet auteur !

Switch Girl, tome 2

Aujourd'hui, c'est la chronique du tome 2 de Switch Girl de Natsumi Aida dont il s'agira (chronique du tome 1 ici )


Nika est tombée amoureuse d'Arata. Mais alors qu'ils sortent ensemble à Shibuya, une étrange rivale fait son apparition. Quoi, déjà une rivale ?! Et en plus, à cause de cette dernière, le mode " off " de Nika risque d'être découvert...
On retrouve Nika pour le deuxième tome de Switch Girl. Elle s’aperçoit de ses sentiments pour son voisin, un deuxième garçon la fait chanter… et puis c’est à peu près tout. L’intrigue de ce second tome de la série se concentre sur ces deux thèmes : comment faire pour que Nika ne perde pas la face devant son amoureux et le reste de la classe.
Tout ce qui faisait le charme du premier tome sur les métamorphoses mode on/ mode off et l’humour passe à la trappe, et c’est bien dommage, parce que du coup, on  s’ennuie fermement. Les shôjo mangas regorgent de ce type d’intrigues, et Switch Girl ne se situe pas au dessus du niveau moyen dans ce domaine. J’espère donc que dans le tome suivant, l’auteur reviendra à ce qui fait l’originalité de sa série.


Harry Potter and the prisoner of Azkaban

Résumé : Hum faut-il VRAIMENT que je résume ce livre ?? Bon, s'il le faut...
Harry rentre dans sa troisième année à Hogwarts (oui, j'ai lu le livre en anglais et depuis plusieurs années déjà je trouve bizarre de dire certains mots en français... mais vous comprendrez surement avec le contexte, donc je ne pense pas que ce soit un souci) et comme si les cours , les entrainements de quidditch et les querelles avec Malfoy ne suffisaient pas, il doit en plus subir un tueur en série qui rode dans le coin et des tas de gardiens de prison à sa recherche qui ont des effets secondaires assez handicapants (malaises et hurlements de sa mère en option). Il n'a donc une fois de plus pas le temps de s'ennuyer.

Mon avis : D'abord, je tiens à dire que cet avis sera bourré de spoilers, donc si vous n'avez pas lu le livre, je vous déconseille de lire plus loin (sauf si vous n'avez aucune intention de lire le livre, mais dans ce cas, je doute que vous liriez cette critique de toute manière).
Ensuite, il m'apparait important de préciser que je suis une fan puriste de Harry Potter depuis maintenant dix ans, que j'ai grandi avec cette série, que quand j'ai refermé le dernier tome, j'ai failli pleurer d'émotion et donc que tout commentaire négatif, ne serait-ce que sur la couleur douteuse des chaussettes de l'oncle Vernon sera censuré pas très bien vu (non mais de toute façon, il n'y en aura pas, qui pourrait ne pas aimer ce livre ?)
Qui plus est, ce tome est (de loin) mon préféré de la série. Je l'ai lu tellement de fois que je le connais presque par coeur et que c'est le seul que j'ai en deux exemplaires, vu que j'ai acheté la version anglaise quand j'ai eu l'âge de lire dans cette langue et l'occasion de rentrer dans une librairie britannique (je pourrais aussi vous donner la date exacte et vous dire le temps qu'il faisait ce jour-là... mais je doute que ça vous intéresse). Ce tome a sans doute été celui qui a déclenché ma fanmania pour HP. Après l'avoir lu, j'ai attendu impatiemment que le quatrième sorte et quand ça a été le cas, j'ai relu les quatres tomes en boucle jusqu'à plus soif. Je passais mes journées dans mon lit, en ne m'arrêtant de lire que pour manger et dormir. Mes parents ont du être effrayés à l'époque..
Tout ce blabla pour dire que ma critique ne dira pas tellement si j'ai aimé ou pas (je pense que vous avez compris la réponse à cette question), mais pourquoi ce tome est mon préféré, et en quoi j'ai l'impression que c'est le tome décisif dans l'heptalogie (eh oui, en plus Harry Potter rend intelligent en nous faisant apprendre de nouveaux mots).
Par où commencer ? Déjà, par l'ambiance qui existe dans ce livre. Difficile de la décrire, il faut lire le livre pour la ressentir. Harry, Ron et Hermione ne sont plus des enfants, et pourtant ce tome est aussi le cadre de leur dernière année d'innocence. Ils prennent confiance en eux, se baladent dans les passages secrets du château. Certes, ils n'ont jamais beaucoup respecté les règles, mais il me semble qu'avant, Rowling insistait beaucoup plus sur le danger qu'il y avait à enfreindre ces règles.
Les trois héros s'émancipent également les uns des autres. Dans les deux premiers tomes, ils faisaient tout ensemble, et semblaient la plupart du temps être du même avis. Ici, ils ne sont pas d'accord, se disputent même pour cela, et Hermione, surtout, vit sa propre vie, et va jusqu'à critiquer ouvertement un professeur. On voit qu'ils grandissent, et acquièrent leurs propres personnalités, et c'est très agréable.
Ce tome est également fondamental, car c'est dans celui-là qu'arrivent de nombreux éléments qui contribueront à l'intrigue et à la construction de l'univers d'Harry Potter. En relisant ce tome, je me suis rappelée qu'il a eu une époque où Harry ne possédait pas la carte du maraudeur. De même, j'avais presque oublié qu'il n'avait pas toujours connu Lupin et Sirius, ainsi que le passé de ses parents. Ce tome est un pivot, indispensable, avant que l'action ne commence réellement à partir de la Coupe de feu... (mais je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas encore lu les autres).
Le plus grand changement que cette année apporte à Harry est une des raisons qui, je pense, font que j'ai une affection particulière pour le Prisonnier. On découvre Harry seul, vivant dans une famille avec qui il ne partage rien, et sans amis. Lorsqu'il part à Hogwarts, il se fait des amis, mais reste tout de même très solitaire. Ni Ron ni Hermione, ne peuvent partager son besoin de connaitre ses parents et ce qu'il peut ressentir. En rencontrant les amis de son père, il peut enfin entendre des choses sur lui un peu plus précises que "vous avez les mêmes cheveux" ou "il était très très très courageux". Les détails sur la jeunesse des quatre amis sont peut-être ma partie préférée du livre. En tout cas, Harry découvre beaucoup de choses sur ses parents, et en rencontrant son parrain, c'est un peu comme s'il avait désormais un lien avec sa famille.Cela explique sans doute pourquoi je trouve ce tome aussi rassurant, un peu comme quand on regarde des photos de sa jeunesse en se souvenant de l'époque où l'on avait beaucoup moins de problèmes (car Harry n'est pas au bout de ses problèmes...).
Snape prend également de l'importance, et l'on comprend mieux ses réactions, qui le rendent beaucoup plus humain. Au fil des tomes, il est passé petit à petit d'un personnage qui me laissait plutôt indifférente à l'un de mes préférés. L'humour est également très présent, un humour pince-sans-rire typiquement britannique, dont je me suis régalée.
D'un point de vue moins affectif, on en apprend beaucoup sur les créatures magiques dans ce livre, grâce au premier bon professeur des forces du mal d'Hogwarts. Ne pas uniquement raconter les péripéties dans la vie d'Harry, mais prendre le temps de présenter l'univers qu'elle a créé, au point de le rendre comme réel est la plus grande force de JK Rowling. Ce troisième tome est rempli d'histoires du quotidien (plus que les autres, en tout cas), qui sont autant d'occasions de découvrir manticores et autres hippogriffes. On découvre également Hogsmeade, un village entièrement composé de sorciers qu'on rêverait de pouvoir visiter.
Enfin, la particularité de ce tome est que la scène finale traditionnelle est découpée en deux parties dont la construction est tout simplement brillante. J'ai toujours aimé les histoires de voyage dans le temps, et je dois dire que le soin qu'a apporté JK Rowling à construire son histoire pour que tout se recoupe fonctionne à merveille. Comme je l'ai déjà dit, je connais l'histoire par coeur, et pourtant, j'ai dévoré les pages, le coeur battant, comme s'il y avait encore du suspense et que je ne pouvais aller me coucher avant de savoir ce qui allait se passer. J'ai d'ailleurs eu du mal à refermer ce livre, et il m'a hantée pendant toute la matinée...
Le problème des meilleurs livres est aussi qu'ils ont une fin.Vous allez me dire, que là, il y a les autres tomes à lire, mais il y a dans celui-ci un petit quelque chose en plus que je n'ai jamais pu retrouver dans les autres. Il ne me reste plus qu'à le relire !
En bref : J'ai aimé (étonnant non ?)
(Félicitations à ceux qui ont tout lu jusqu'au bout).

lundi 4 octobre 2010

Le portrait de Dorian Gray

Résumé : Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce vœu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : "Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer."

Mon avis : Un grand classique, que j'avais envie de lire depuis longtemps. De Wilde, j'avais juste lu le Fantôme de Canterville, mais j'en avais gardé un très bon souvenir.
Dès le début, j'ai été happé par son style. Chaque phrase est écrite avec soin, et c'est un véritable régal de les savourer petit à petit. J'ai bien dit savourer, car ce livre ne se lit pas très vite... c'est agréable de prendre son temps pour bien en profiter, mais d'un autre côté, peut-être que cela montre que l'histoire ne m'a pas tant intéressée que ça. J'étais très enthousiaste au début, mais j'ai fini par me lasser par moments... à qui la faute ? Aux longueurs de l'histoire, notamment lorsque sont décrites les différentes passions de Dorian. J'ai sauté les pages à la fin, parce que je n'en pouvais plus des histoires de bijoux et de tapisseries. Et aussi la faute au personnage, qui devient de plus en plus antipathique, mais pas au point qu'on n'en vienne à le détester, ce qui aurait pu être plus intéressant.
Ce coup de mou disparait tout de même à la fin, quand on sent se précipiter les événements finaux, jusqu'à une fin très abrupte, semblable à celles des nouvelles de Poe.
Je suis donc assez mitigée, parce que je trouve le livre inégal. Mais restent l'humour sarcastique et le style incomparable de Wilde, qui rappelle à quel point certains auteurs à succès d'aujourd'hui peuvent en manquer. Ce livre est aussi assez juste dans sa description de la déchéance d'un homme innocent peu à peu corrompu par la beauté et le luxe.
En bref : Un classique qui a ses longueurs mais qui vaut surtout pour le style de Wilde, que j'ai adoré.
"Dorian Gray m'est simplement un motif d'art ; vous, vous ne verriez rien en lui ; moi, j'y vois tout. Il n'est jamais plus présent dans ma pensée que quand je ne vois rien de lui me le rappelant. Il est une suggestion comme je vous l'ai dit, d'une nouvelle manière. Je le trouve dans les courbes de certaines lignes, dans l'adorable et le subtil de certaines nuances. C'est tout."
"Je veux que tous les amants de jadis nous entendent rire et en deviennent tristes."
"Il est bien des choses que nous abandonnerions si nous n'avions peur que d'autres ne puissent les ramasser."
Lecture commune sur le site Livraddict avec Karline05 , Frankie , Lexounet, Jana, et Setsuka

Celle que je ne suis pas

Attention, sortons les trompettes car aujourd'hui il s'agit de l'oeuvre d'une de mes auteurs BD préférés du moment : Vanyda.
Tout juste âgée de 31 ans, Vanyda fait partie de la nouvelle génération BD francophone, la première à prendre en compte un grand chamboulement dans le paysage français du neuvième art : le succès des mangas.Son style s'en inspire beaucoup, tout en gardant sa spécificité française.En plus, Vanyda est lilloise. Elle avait donc tout pour me plaire.

Résumé : Valentine vit seule avec sa mère. Elle adore les mangas, comme ses copines de classe. Toutes suivent avec intérêt les séries. Valentine, Émilie, Julie et Yamina forment un petit club, pas fermé, mais soudé. Leurs préoccupations sont celles de leur âge : elles pensent aux garçons, fument en cachette de leurs parents, boivent parfois un coup de trop…
Mon avis : Le premier tome de cette série (qui en comportera normalement trois ; le dernier n'est pas encore sorti) raconte le quotidien de Valentine, une ado de 14 ans qui traine son peu d'enthousiasme entre les cours, ses copines, les mangas et les garçons. Les petites histoires, le beau garçon à qui elle n'ose pas parler, les "poufs" insupportables de sa classe... le tout est d'une justesse incroyable, et m'a rappelé cette période, où il se passe à la fois énormément et très peu de choses. On se reconnait dans Valentine, et on s'y attache.
Le style épuré de Vanyda, qui se rapproche du manga japonais indépendant (je pense notamment à Kiriko Nananan ) est un délice. Le soin qu'elle apporte aux tenues des lycéens est également très agréable. Et petite touche finale : le sens du détail qui l'amène à montrer des choses de la vie réelle qui rendent l'histoire encore plus réaliste : quand Valentine lit un manga, on peut voir la couverture d'un titre existant réellement.
En bref : Cette BD trouvée par hasard à la bibliothèque m'a fait découvrir Vanyda, et je ne le regrette absolument pas ! J'ai depuis lu plusieurs autres de ses oeuvres, et y ai retrouvé ce qui m'avait plu dans le premier tome de "Celle que".
Pour finir, je vous conseille d'aller jeter un oeil sur le site de Vanyda !




samedi 2 octobre 2010

Le retour à la terre, tome 1 : la vraie vie

Dans le cadre du challenge BD, je vous parle aujourd'hui d'une BD française : le premier tome de la série Le retour à la terre, de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri.


L'histoire : Les aventures d'un couple de citadins qui décide un jour de quitter la ville et d'aller s'installer à la campagne... le choc est rude.
Mon avis : Je connais Manu Larcenet depuis de nombreuses années, et j'apprécie énormément ce qu'il fait. Le Retour à la terre était donc dans la liste des BDs que je veux lire depuis longtemps. Ce premier tome se distingue un peu de ce que j'ai pu lire de lui auparavant, puisqu'il est avant tout basé sur l'humour, et est composé de petites histoires.
On suit donc Manu et Mariette dans leur aventure riche en anecdotes, qui m'ont fait beaucoup rire. Ayant toujours vécu à la ville, j'ai un peu compris ce qu'ils ressentaient par moments, car si j'aime beaucoup la campagne, je ne me vois pas du tout y habiter en permanence un jour.
Les personnages secondaires sont savoureux, que ce soit les amis et le frère de Manu qui débarquent à la campagne et qui, après s'être extasiés, disent tous qu'ils ne pourraient jamais supporter une telle vie, ou les voisins du couple qui les regardent parfois un peu comme des touristes.
Après, si j'ai passé un bon moment, je trouve que ce premier tome n'a pas la profondeur et la force d'une autre série de Larcenet, le Combat ordinaire (mais peut-être est-ce du au fait que c'est Ferri qui s'est chargé du scénario). Je lirai quand même la suite, mais sans me ruer sur le prochain tome.

Pour vous donner une idée, voici une des planches qui m'a fait le plus rire (vous pouvez cliquer pour agrandir) :
En bref : Un bon moment passé avec cette bande dessinée très sympathique et drôle. On se retrouve dans les aventures du couple, dont je lirai la suite.


vendredi 1 octobre 2010

Switch Girl 1

Premier billet dans le cadre du challenge BD de Mr Zombi !
Et il s'agit aujourd'hui d'un manga, Switch Girl (tome 1) d'Aida Natsumi.

Présentation : Nika est une fille bien dans sa peau, belle, populaire et toujours de bonne humeur. Mais derrière cette façade trompeuse, la jeune fille cache une toute autre apparence qu’elle tente de garder secrète : dès qu’elle rentre chez elle, Nika se relâche et devient plus négligée. Elle devient donc... une switch girl ! (switch signifie en anglais changer, dans un sens ou on échange entre telle et telle chose).Comme vous pouvez le voir sur la couverture, elle perd l'aspect présentable qui la caractérise au lycée et ose faire des choses inconvenables pour une si jolie fille : elle se balade avec ses culottes des jours "off", vieilles, grises et avec l'élastique qui pendouille, montre à sa soeur tous les points noirs qu'elle a réussis à enlever et pète. Sauf qu'un jour, alors qu'elle est en mode "off" au supermarché, elle croise un garçon qui se trouve être un nouveau dans son lycée. Il est le seul à connaitre son secret...

Voilà pour l'histoire qui commence avec ce premier tome, dont j'avais entendu beaucoup de bien. Et je dois dire que j'ai vraiment adoré ! Ce shôjo manga (c'est à dire manga destiné aux adolescentes) se moque pas mal des clichés qu'on trouve habituellement dans le genre, de la jeune fille jolie et calme comme une petite poupée (image qui va parfois à la limite du sexisme...) Switch Girl connait actuellement un grand succès sur le marché français du manga, et c'est sans doute parce que nombre de filles se reconnaissent dans cette fille, sans oser l'avouer. Que celles qui n'ont pas une vieille culotte qu'elles gardent quand même parce qu'elle est confortable lèvent la main !
J'ai aussi beaucoup aimé retrouver certains éléments qui font partie de la vie courante, mais dont on n'entend pas parler dans les livres/films etc. Par exemple, voir Nika, sa mère et sa soeur sur le pied de guerre la veille des soldes, en train de préparer leur parcours au supermarché pour faire le maximum d'économies est à mourir de rire.
Il y a bien évidemment aussi le côté romantique traditionnel du shôjo, avec le voisin de Nika qui ne la laisse pas indifférente... ben oui, si on ne veut pas d'histoire d'amour, autant lire des shônen ! (mangas pour garçons), mais là il n'occupe pas toute la place, ce qui est appréciable.

En bref : Un très bon premier tome, je lirai sans hésiter la suite 



Swap Bit Lit/ Fantasy

Une chose qui m'a bien plu quand j'ai découvert les blogs lecture, ce sont les swaps ! Mais qu'est-ce qu'un swap ? (pour ceux qui ne sauraient pas). Swap est un mot anglais qui signifie "échange" : les personnes inscrites à un swap envoient donc toutes un colis contenant des livres et quelques autres surprises après avoir cerné les goûts de la personne à qui ce colis est destiné.
J'ai donc sauté sur l'occasion quand Galleane a organisé le sien sur le thème de la bit lit et de la fantasy, vu que je souhaitais mieux connaitre la fantasy (et recevoir des cadeaux aussi ^^)

Après des péripéties postales, j'ai enfin récupéré mon petit colis tant attendu, envoyé par lebonsai !
Ce que le colis devait contenir :
2 livres
1 gourmandise
1 surprise
1 carte
1 marque-page

Et voici quelques images de ce que j'ai reçu :

  Mon colis, une fois ouvert ! Je n'arrivais pas à me décider sur quel paquet je devais ouvrir en premier... dur dur !
Le joli papier cadeau ! J'adore les converses en plus, j'en ai deux paires ! Mais comment savais-tu ça ?

Le tout déballé : comme vous pouvez le constater, j'ai été bien gâtée...
Commençons par les livres. Je n'en ai pas eu deux, mais trois ! Chacun avec un petit mot qui m'explique pourquoi mon swappeur les a choisis, une petite attention qui fait plaisir !
J'ai donc eu le tome 1 de l'assassin royal, un classique du genre je crois bien ! Je voulais le lire, surtout qu'une amie est très fan de Robin Hobb et m'encourageait à commencer !
Waylander, un autre classique, et aux éditions Bragelonne (c'est le premier livre Bragelonne que je lirai je crois) qui fêtent leurs 10 ans cette année (j'ai tout lu de ce qu'on m'a dit !)
Et un dernier livre que je ne connaissais pas du tout, Le cycle de Lahm, un coup de coeur de mon swappeur. Celui-là me ravit, car j'espérais justement découvrir grâce à ce swap un livre que je n'aurais jamais lu autrement ! En plus, l'auteur est lillois (directeur d'un service du CHRU plus exactement).
En plus, il a fait attention à choisir des ouvrages accessibles pour la novice que je suis, et je lui en suis vraiment reconnaissante !

Ensuite, les gourmandises prévues avec :
Des biscuits apéritifs japonais, j'adore ça ! C'est très particulier, mais j'adore la nourriture japonaise ! En plus, ça faisait longtemps que je n'en avais pas mangé. Et du thé vert délicatement parfumé, appelé Lueurs de l'aube. Je l'ai gouté ce matin (bon pas aux lueurs de l'aube, je me suis levée à 11h30 !) et il est délicieux.
Et dans le colis, il y avait pleeein de petits chocolats belges disséminés ! Là j'avais vraiment l'impression que c'était Noël. J'en ai gouté un, et c'était à tomber par terre ! Je remercie le hasard de m'avoir donné un swappeur belge ! :D

Les marques-pages. Je n'en ai là aussi pas eu un, mais cinq ! Tous fait maison, avec des citations d'auteurs, j'adore ! Et comme ils sont plastifiés, ils résisteront mieux que ceux en carton que j'utilise d'habitude. 

Passons aux surprises. Une fois de plus, pas une, mais deux ! J'ai tout d'abord ouvert un paquet qui contenait un CD avec un ex-libris à mon effigie. Sur le coup, je suis restée perplexe, vu que je n'avais aucune idée de ce que ça pourrait être ! Mais après avoir regardé sur internet (Wikipedia est ton amie), j'ai découvert que c'est une sorte d'étiquette personnalisée que l'on peut mettre sur tous ses livres. Je ne connaissais pas du tout, mais c'est une chouette idée ! Voici celui que m'a fait lebonsai
Super, non ?

La deuxième surprise était l'intégrale de la BO du Seigneur des anneaux, une trilogie que j'ai adorée (que l'on peut voir sur la photo d'ensemble). Je ne peux pas vivre sans musique, j'en écoute en permanence, donc merciii !

Et enfin, tout dans le fond du paquet était la carte, là aussi faite maison par lebonsai :
D'ailleurs, je voulais savoir, c'est bien un de tes bonsaïs sur la photo ? Il superbe, surtout pour moi qui ai fait mourir le seul que j'ai jamais eu !

Encore une fois mille mercis à Lebonsai de m'avoir autant gâtée et à Galleane pour l'organisation de ce swap, qui n'était pas forcément aisée vu le nombre de participants ! Je recommencerai certainement l'expérience =)
Et si vous voulez voir ce que j'ai envoyé à Gerry, vous pouvez aller voir ici.